Archives de catégorie : Cybersécurité

Actualités liées à la CyberSecurité.

Le paiement biométrique bientôt possible dans le système CB

Le Groupement des Cartes Bancaires CB évalue actuellement le principe de la biométrie appliquée au paiement et devrait d’ici la fin de cette année octroyer un agrément au standard d’authentification forte défini par Natural Security Alliance pour autoriser son utilisation dans le système CB.

Le premier agrément CB portera sur l’association de la biométrie avec une puce insérée dans un porte-clefs. L’intégration de cette puce dans la carte micro-SD d’un téléphone est également étudiée. Très pratique, l’utilisateur gardera sur lui ce porte-clefs ou ce téléphone (dans une poche, dans un sac) et n’aura pas besoin de le rechercher ou de le présenter pour effectuer un paiement ou un retrait. Outre le fait que la biométrie simplifie l’acte d’authentification avec juste un doigt à poser et plus de code confidentiel à saisir, elle renforce également la sécurité en garantissant la présence du porteur au moment de la transaction.

De plus, la mise en oeuvre de cette solution garantit le respect de la vie privée et des données personnelles de l’utilisateur puisqu’aucune base de données ne centralise les données biométriques de l’utilisateur, celles-ci restant dans la puce intégrée dans le porte-clefs ou le téléphone. Gilbert Arira, Directeur Général du Groupement des Cartes Bancaires CB : « on accorde aux produits CB. ici la fin de cette année 2014 ».

Pour Cédric Hozanne, CEO de Natural Security Alliance : « Les travaux d’agrément engagés par le Groupement des Cartes Bancaires CB constituent une étape très importante pour l’adoption de notre technologie dans le domaine du paiement puis du retrait. Cet agrément permettra aux banques françaises de proposer à leurs clients une nouvelle manière de payer qui tout en renforçant la sécurité, apportera simplicité, sérénité et praticité. CB a été le premier à adopter et à promouvoir la technologie de la carte à puce dès 1992 adoptée depuis par l’ensemble des autres pays. Avec le standard Natural Security, CB montre à nouveau la voie à suivre pour le monde de l’industrie des paiements sécurisés ».

Les banques peuvent désactiver le paiement sans contact

La France compte, depuis avril 2014, pas moins de 21 millions de cartes bancaires permettant le paiement sans contact. Des CB imposées par les banques. Elles embarquent la technologie NFC qui permet, en plaçant sa CB à quelques centimètres d’un lecteur dédié, de payer sans être obligé de taper son mot de passe. Une possibilité qui inquiètent depuis 2012, quand un chercheur Français, Renaud Lifchitz, a présenté lors de feu HES 2012 la faille qui permet de lire les données « cachées » dans le précieux bout de plastique.

Il faut dire aussi que les banques ont lancé un service qui n’est ni chiffré, ni contrôlé par un quelconque moyen d’identification. 01net (le site web), revient sur cette technologie en indiquant que les banques auraient fait un stock de protection anti-NFC (Voir l’utilité de ce genre de protection dans ZATAZ WEB TV, ndlr).

Pourquoi cette faille n’est toujours pas corrigée ? « c’est impossible à moins de changer l’architecture technique sous-jacente, ce qui serait beaucoup trop cher » dixit les chercheurs. 01net explique aussi que La Banque de France a demandé aux sociétés financières de fournir un anti-NFC dés que le client en fait la demande.

La Banque de France oblige également les banques à mettre en place la désactivation du NFC à la demande des clients. Le coût de l’opération serait de 10€ par carte indique un expert en sécurité. Après renseignements de DataSecuritybreach.fr auprès de plusieurs banques, les sociétés renvoient les CB pour modification. Autant dire que cela coûte plus de 10 euros !

Il aura fallu une plainte de la CNIL pour que certaines informations disparaissent des communications NFC : nom du client, historique des transactions.

Un Monsieur sécurité pour protéger les données des électeurs

Le gouvernement Canadien a décidé, voilà quelques jours, de mandater une équipe de sécurité informatique qui aura comme mission de trouver la moindre faille et fuite de données concernant les électeurs du pays. Une décision politique qui fait suite au jugement d’une entreprise de généalogie qui a commercialisé durant 6 ans les données de plusieurs millions d’élécteurs via ses services oueb.

L’Institut Drouin, spécialisé dans la généalogie, avait copié une liste électorale datant de 2003. Le jugement de cour du Québec a ordonné à Drouin de détruire les données appartenant à 5,5 millions de Québécois : nom, adresse, sexe et date de naissance. « L’État a le droit d’en interdire la diffusion pour protéger la vie privée des électeurs », a indiqué le tribunal.

En France, il suffit de regarder les seconds tours d’éléctions pour appercevoir les candidats et leurs équipes décortiquer les listes électorales afin d’inciter les abstansionnistes à voter, voir certains élus analyser les employés municipaux n’ayant pas pris le temps de voter !

Et si le Cloud aidait à sécuriser Internet

Les fournisseurs de services de cloud computing sont aujourd’hui sur la sellette : ils vont devoir améliorer la sécurité d’Internet ! Les clients du cloud manifestent de plus en plus leur intérêt pour des services d’accès à Internet sécurisés, exempts de menaces malveillantes comme Heartbleed ou l’amplification DDoS, pour ne prendre que ces deux exemples. A chaque attaque, en effet, les pertes commerciales sont de plus en plus importantes. Les attaques qui impactent les clients non protégés compromettent leur sécurité et dégradent l’image de l’entreprise ou de ses marques. Les fournisseurs d’accès ont aidé à filtrer les activités malveillantes provenant des réseaux clients depuis des années dans le but de permettre aux équipes internes des entreprises et des administrations de se concentrer sur les attaques les plus avancées, mais est-ce désormais suffisant ?

Pour une plus grande sécurité des réseaux
Dès 2005, plusieurs experts de la sécurité Internet se posaient la question de savoir si le Cloud pouvait aider à sécuriser Internet. Quelques articles publiés à cette époque en témoignent, réclamant que les fournisseurs de services Internet, d’hébergement, de services cloud et de bande passante s’impliquent, dans leur propre intérêt, pour aider à sécuriser Internet. Certains affirmaient que le temps était venu d’agir, demandant pourquoi les FAI n’étaient pas tenus de livrer des données sûres et sans danger. Dans la récente Loi de Programmation Militaire qui a fait l’objet d’un large débat autour de la sécurité informatique, les fournisseurs de services Internet semblent désignés comme ceux qui peuvent contribuer à l’amélioration rapide de la cybersécurité, grâce à leur possibilité d’agir en temps réel. De même que l’abonné au réseau d’eau potable exige que l’eau qui arrive chez lui soit saine, le trafic qui passe par les tuyaux des ISP doit être sûr et exempt de menaces, positivant la technologie déployée dans le Cloud et protégeant l’utilisateur final contre les attaques par DDoS et les cybermenaces de tous ordres. Quel intérêt en effet de disposer d’un énorme réservoir (le Cloud) et de l’alimenter en eau contaminée (malwares et autres menaces) ?

Quelques exemples de dangers…
Comme les récents événements l’ont encore confirmé, aucune entreprise ni aucune administration n’est à l’abri des risques de sécurité sur Internet. La découverte de Heartbleed a ébranlé les entreprises bien au-delà du monde de la sécurité. Cette vulnérabilité laissant lire la mémoire d’un serveur par un attaquant, concerne de nombreux services Internet. A l’évidence, la sécurité et la confidentialité de nombreux serveurs Web étaient un leurre. Il ne fait aucun doute que Heartbleed a permis la fuite d’innombrables secrets et données sensibles au profit de pirates, et les conséquences sont à terme encore incalculables. Cette attaque restera sans conteste le hacking le plus répandu de l’histoire du Web parce que le nombre de communications « sécurisées » SSL, concernées directement, est sans précédent. Malheureusement, les problèmes de cybersécurité ne disparaissent pas lorsqu’ils qu’ils sont découverts. La mise à disposition de correctifs n’empêche pas que les vulnérabilités continuent à exister dans d’innombrables systèmes accessibles via Internet. L’amplification de Heartbleed risque d’être plus rapide que la mise en place des mises à jour. Autre tendance actuelle : le détournement de l’utilisation de services Internet standard tels que DNS (Domain Name System) et NTP (Network Time Protocol) par des robots lors d’attaques par déni de service distribué. Heartbleed et les attaques DDoS par amplification sont deux exemples des problèmes de cybersécurité posés par un Internet non sécurisé. Le trafic malveillant portant ces menaces circule librement sur la plupart des réseaux de fournisseurs de services. Les hébergeurs accueillent des clients dont le système d’information mal sécurisé fait du Cloud public une plate-forme de services vulnérables. Comble de l’ironie, la plupart des clients dépensent de l’argent et paient  leur fournisseur pour une bande passante véhiculant un contenu Internet potentiellement dangereux.

Les technologies existent
Les fournisseurs de cloud doivent se doter de technologies qui permettent de répondre à quatre exigences de management des attaques et du réseau. Tout abord se défendre contre les menaces du réseau. La majorité des attaques DDoS se produit au niveau des couches L3 et L4. En conséquence, il convient de -serveur. Ensuite se défendre contre les menaces applicatives ; de nombreuses applications, y compris celles qui sont basées sur des communications chiffrées à l’aide de Secure Sockets Layer (SSL), sont vulnérables face aux attaques par DDoS de la couche applicative qui utilisent L7 comme vecteur analyse analyser les incidents de sécurité sur le réseau. Enfin, il faut assurer le Bypass du réseau ; Il est en effet essentiel de maintenir la disponibilité permanente du une technologie intelligente de dérivation du réseau de faible alimentation pour éliminer les interruptions de service en cas de panne de courant ou d’équipement ou lors de la maintenance de routine et lors des  mises à jour de la configuration.

Tous les marchés reposent sur l’offre et la demande. Les entreprises (et on parle là des dirigeants, pas seulement des responsables de la sécurité) ont pris conscience qu’elles pouvaient tomber, ou au moins leurs activités connectées, victimes d’une cyber-attaque. De nombreux DSI et RSSI sont aujourd’hui disposés à acheter de la bande passante Internet ‘propre’. Et la tendance va aller majoritairement dans ce sens. Alors ils commencent à chercher activement des solutions. Si les fournisseurs de services empêchent les DDoS et autres cybermenaces de traverser leurs réseaux, leurs clients sont d’ores et déjà prêts à acheter de la bande passante plus sûre, avec de meilleures garanties pour leurs données sur le cloud et sur leurs réseaux. Pourquoi, dans ces conditions, les fournisseurs de services du cloud ne développent-ils pas une offre adaptée ? Leurs parts de marché sont en risque de se réduire, au bénéfice d’autres acteurs, s’ils ne répondent pas à cette exigence. (Par Adrian Bisaz, Vice President Sales EMEA de Corero Network Security)

Consulter un film en streaming n’est plus illégal ?

Voilà un titre qui annonce d’entrée de jeu la couleur. L’Union Européenne a décidé, la semaine derniére, que les internautes qui consultent dorénavant du contenu protégé par le droit d’auteur en ligne ne risquent  plus d’être inquiétés par la justice.

Voilà qui laisse perplexe. La décision indique clairement qu’un internaute européen qui regarde un film, une série TV, une émission ou encore une musique via un site de streaming pirate ne sera plus inquiété par la justice dans la mesure ou le dit internaute n’a rien téléchargé. Ici, la finesse est intéressante car, dans tous les cas, même en streaming, des données sont téléchargées sur l’ordinateur.

Cette extrapolation vient à la suite d’une décision de la justice européenne qui a du trancher entre deux sociétés, Meltwater et Newspaper Licensing Agency. La premiére entreprise, basée en Suède, avait copié et diffusé dans sa newsletter à destination de ses clients des actualités récupérées dans la presse. Une revue de presse vue d’un mauvais oeil par le britannique Newspaper Licensing Agency. Meltwater ne diffusait que le début du texte et un lien renvoyant sur le site d’origine et l’intégralité de l’article. [Supreme Court]

L’agence de presse s’était aussi attaquée aux clients, considérant que ces derniers devaient payer une licence d’utilisation. L’Europe vient donc de trancher considérant que le « lecteur » n’était pas responsable et n’avait rien à payer. Bref, l’internaute visionneur n’enfreint pas l’article 5 de la Directive européenne sur l’harmonisation du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information.

Une exemption à la loi européenne car dans ce cas, l’internaute utilise une reproduction temporaire d’un contenu protégé. Bilan, consulter un article, un film, une série TV en mode ‘streaming » ne sont donc plus illicites. Par contre, que le diffuseur continue de trembler. Le fait de mettre à disposition ces contenus protégés reste interdit et punissable. [Curia Europa]

Faille pour TweetDeck

Depuis plusieurs heures, des milliers d’internautes se sont amusés à utiliser une vulnérabilité dans l’outil de conversation en ligne TweetDeck.

Un excellent logiciel au demeurant qui permet de suivre et administrer plusieurs comptes Twitter. La faille, un XSS, a donc été diffusé et largement exploité pour le fun, mais aussi dans des buts largement moins avouables. Une véritable plaie, le code diffusé retweet la faille et envahie donc Twitter et les comptes des utilisateurs ainsi piégés. Cela fait plus de 24 heures que la vulnérabilité est connue publiquement, et Twitter, propriétaire de l’outil n’a pas encore réagi. Attendez-vous à voir Tweetdeck fermer quelques minutes (heures ?) le temps de la mise en place d’un correctif.

Une vague XSS qui pourrait paraître anodine. Le Cross-Site Scripting ne fait que diffuser automatiquement son contenu. Une action qui cache peut-être l’arbre malveillant dans la forêt ! Un pirate serait-il en train de détecter des cibles utilisatrices de TweetDeck. Une veille (un compte Twitter référence les microblogs piégés, voir ci-dessus, Ndlr de DataSecuritybreach.fr) aux intentions malveillantes qui aurait pour but final de lancer une autre attaque, dans les heures/jours à venir ? Action largement plus violente via une faille, un 0day [0Day], voleuse de données; ou d’une préparation pour une cyber manifestation contre la Coupe du Monde 2014 qui débute au Brésil ? A suivre …

Livre Blanc Certissim : la fraude identitaire prend de l’ampleur

Depuis 2000, le Livre Blanc Certissim apporte sa vision de la fraude sur le marché du e-commerce français. Document de référence pour les e-marchands souhaitant optimiser leur gestion de la fraude, le Livre Blanc Certissim présente les grands indicateurs de la fraude dans le e-commerce ainsi que les nouveaux enjeux de la lutte contre la fraude.

L’expertise de Certissim et son implication dans la lutte contre la fraude lui permettent également de décrire les nouvelles techniques des cybercriminels. Les données du Livre Blanc Certissim proviennent des fraudes détectées par son système ainsi que des déclarations d’incidents de paiement de ses 900 sites marchands partenaires.

L’édition 2014 de cette étude met en avant une augmentation et une diversification des méthodes d’usurpation des données personnelles ainsi qu’une généralisation de la fraude sur l’ensemble du territoire. Les tentatives de fraude s’élèvent à près de 2 milliards d’euros en 2013, contre 1,7 milliards une année plus tôt. La projection des taux de Certissim sur l’ensemble du e-commerce français, soit 51,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires(1), indique que l’ensemble des tentatives de fraude se chiffrerait a minima à 1,9 milliard d’euros en 2013. Les enjeux financiers sont par conséquent significatifs à l’échelle de l’économie numérique nationale. Sur le périmètre étudié par Certissim, le taux de tentatives de fraude dans le e-commerce s’est stabilisé à 3,83 % (3,91 % en 2012). Le taux d’impayés frauduleux est en baisse à 0,14 % (0,18 % en 2012)(2) . Le panier moyen des impayés est de 243 €. Si le risque reste important, la fraude dans le e-commerce est mieux maîtrisée.

Fraude identitaire : croissance des usurpations de comptes clients
Certissim alerte les particuliers et les professionnels sur l’évolution des méthodes de phishing(3) observée en 2013. Les auteurs de phishing ne se contentent plus d’essayer de récupérer des coordonnées bancaires. Désormais, ils cherchent à récolter tous types de données personnelles : état civil, coordonnées (postales, bancaires, téléphoniques), mots de passe, réponses aux questions secrètes, etc. L’objectif pour eux est d’utiliser une identité « propre » et crédible pour commander en ligne.

En cumulant les informations issues de phishing et des réseaux sociaux, DataSecurityBreach.fr a pu lire que les fraudeurs parviennent à prendre possession de comptes clients de e-acheteurs honnêtes connus des e-commerçants. Ces usurpations sont possibles notamment à cause de la négligence des particuliers quant à la écurisation de leurs mots de passe. Une fois connecté, les fraudeurs s’approprient le compte client, en modifiant l’adresse e-mail et le numéro de téléphone, et commandent avec des numéros de cartes bancaires volés. En outre, le fraudeur n’est pas inquiété mais le vrai détenteur du compte client doit prouver qu’il n’est pas à l’origine des commandes frauduleuses.

Aucune région française n’est épargnée par la fraude
Certissim dresse un double constat à partir des adresses de livraison des commandes frauduleuses (tentatives de fraude et impayés). Le phénomène de concentration de la fraude en zones urbaines se confirme. Les fraudeurs utilisent des adresses de livraison situées dans les grands centres urbains afin de se fondre dans la masse des commandes en ligne effectuées quotidiennement. Ils disposent alors d’un important marché de revente à proximité de leurs lieux de livraison. Les cas de fraudes en zones rurales augmentent. En province, les fraudeurs  privilégient la livraison en point relais. Pour ne pas être repérés, ils comptent sur la méconnaissance de leurs procédés de la part d’autorités locales peu confrontées à la fraude.

(1) Données Fevad, janvier 2014
(2)Taux de tentatives de fraude et d’impayés en valeur
(3) Hameçonnage

Heartbleed, de retour dans nos smartphones

Nous vous en parlions à l’époque, la faille heartbleed a été découverte/exploitée aussi dans les smartphones. Des millions d’appareils sous Android, non mis à jour (4.1.1 et antérieur), le sont encore. Un chercheur vient de lancer une alerte indiquant que des millions de smartphones sont tributaires des mises à jour des opérateurs, constructeurs. Bref, la faille OpenSSL fait encore des dégâts.

Luis Grangela, scientifiques portuguais, indique qu’une méthode de piratage exploitant Heartbleed peut être exploitée par des pitrates. Sa méthode utilise le Wi-Fi et des smartphones Android. Son attaque, baptisée Cupidon, est basée au niveau des tunnels TLS. Pour le chercheur, iOS d’Apple ne serait pas épargné.

Faille pour la librairie GnuTLS

Une nouvelle vulnérabilité de sécurité majeure a été découverte dans la bibliothèque cryptographique populaire GnuTLS qui laisse penser que Linux serait vulnérable à la possibilité malveillante d’exécution, à distance, d’un code pirate.

GNUTLS est une bibliothèque libre qui exploite le SSL (Secure Socket Layer), le Transport Layer Security (TLS) et du Datagram Transport Layer Security (DTLS). Bref, des protocoles qui sont utilisés pour offrir aux utilisateurs des communications sécurisées, chiffrées, donc normalement illisible par un personne non autorisée. La faille se trouve dans la façon d’analyser les identifiants de session du serveur.

Red Hat apporte toutes les explications, et le correctif qui est obligatoire pour sécuriser ses communications. Un serveur malveillant pourrait exploiter cette vulnérabilité en envoyant une session ID tellement longue que la bibliothèque plante et permet, dans la foulée, l’exécution du code malveillant via un outil de connexion TLS/SSL.

En Mars dernier, une autre vulnérabilité avait été corrigée dans la bibliothèque GnuTLS bibliothèque. Elle permettait de créer un certificat spécialement conçu qui pouvait être ensuite accepté par GnuTLS via un site pirate.

Val Thorens, une marque protégée sur Internet

Comme l’explique le site Legalis, la station de ski Val Thorens est une marque qu’il vaut mieux éviter de détourner sur Internet.

Par un arrêt du 28 mai 2014, la cour d’appel de Lyon a estimé que les noms de domaine val-thorens.net et val-thorens.org appartenaient à la station de ski éponyme et non pas à l’internaute qui avait mis la main de ces adresses web. Pour la justice, il y a violation du droit d’auteur, même si la Ville et son office de tourisme n’avaient pas enregistré les noms de domaine.

Le Maroc s’allie au Qatar contre les pirates informatiques

Le secrétariat général du gouvernement marocain vient d’annoncer un accord entre le Royaume du Maroc et le Qatar. Ce protocole couvre, en plus de la lutte contre les trafics d’armes, d’êtres humains, d’immigration clandestine, de contrebande, de drogues, d’argent, des actions et coopérations pour contrer les piratage informatiques, les adeptes du skimming (piratage de distributeur de billets) et du vol de données électroniques. L’accord institue également une collaboration maroco-qatarie dans les domaines de lutte contre les crimes financiers et les violations des droits de propriété intellectuelle. Un accord signé jusqu’en 2018. Un accord intéressant quelques jours après l’arrestation d’un pirate informatique Marocain, présumé proche d’Al Qaida. Un voleur de données bancaires qui aurait détourné de l’argent qu’il aurait envoyé ensuite en Syrie.

Page Facebook contre le harcèlement

Facebook s’est associé aux Drs Marc Brackett et Robin Stern du Centre pour l’intelligence émotionnelle de l’université Yale afin de fournir les ressources et outils permettant de faire face au harcèlement et à ses conséquences.

Voilà une excellente idée. On parle de harcèlement quand tous types de comportements continuellement agressifs, impliquant des pressions d’ordre social ou sur la taille physique, sont constatés. Les agressions physiques ou verbales, ainsi que les menaces, les rumeurs ou l’exclusion délibérée d’une personne d’un groupe sont toutes considérées comme du harcèlement.

La meilleure manière de répondre au harcèlement est d’aider les garçons et les filles à trouver leurs propres moyens de l’affronter. Seuls des efforts concertés entre les jeunes, les parents, les écoles, les institutions et les entreprises peuvent conduire à des résultats durables et efficaces. » indique Jon Kristian Lange, conseiller en chef du projet.

32 associations participent à l’opération dont PrevNet au Canada, l’ADL américain ou encore l’italien Save the Children et l’e-Enfance Français. L’espace dédié se trouve à l’adresse https://www.facebook.com/safety/bullying

Les utilisateurs de services Google ciblés par une attaque de phishing difficile à détecter

Les pirates récupèrent les mots de passe de comptes Google via une attaque de phishing particulièrement difficile à détecter par une analyse heuristique classique.

Selon les Laboratoires antivirus Bitdefender, des cybercriminels récupèrent les mots de passe d’utilisateurs de comptes Google grâce à une attaque de phishing difficile à détecter par une analyse heuristique, en raison du mode spécifique d’affichage des données utilisé par Google Chrome. En effet, les URI (identifiant uniforme de ressource) rendent les utilisateurs de Chrome plus vulnérables, même si ce phishing cible aussi les utilisateurs de Mozilla Firefox.

En récupérant les mots de passe de comptes Google, les pirates peuvent potentiellement acheter des applications sur le Google Play, pirater le compte Google+ ou encore accéder aux documents personnels stockés sur Google Drive. Cette arnaque commence par un e-mail prétendument envoyé par Google avec pour objet « Mail Notice » ou «  New Lockout Notice ». Ce message dit : « Pour rappel, votre compte e-mail sera bloqué dans 24h en raison de l’impossibilité d’augmenter votre espace de stockage. Cliquez sur « INSTANT INCREASE » pour augmenter automatiquement votre espace de stockage. »

Si l’utilisateur clique sur le lien “INSTANT INCREASE”, il est alors redirigé vers une fausse page de connexion Google, identique à l’originale, afin de renseigner son identifiant et son mot de passe. « La caractéristique de cette attaque de phishing est que la barre d’adresse de navigation n’affiche pas une URL habituelle mais une URI, en l’occurrence ici ‘data :’ » explique Catalin Cosoi, Responsable de la stratégie de sécurité chez Bitdefender.

Ce schéma de données URI permet aux pirates d’intégrer les données correspondantes aux pages Web comme si elles étaient des ressources extérieures. Le modèle utilise le codage Base64 pour représenter les contenus des fichiers. Dans ce cas présent, les pirates fournissent le contenu des fausses pages Web dans une chaîne codée dans les données URI. Et, dans la mesure où Google Chrome n’affiche pas toute cette chaîne, il est difficile pour l’utilisateur, même habitué, de comprendre qu’il est victime d’une attaque par phishing.

Il est habituel pour les cybercriminels de se faire passer pour des prestataires de services envoyant des messages ou notifications prétendument issus d’organismes tels que Google, Facebook, eBay, d’opérateurs téléphoniques ou de banques, qui figurent parmi les « déguisements » favoris des spécialistes du phishing pour envahir les boites mail du monde entier. Une attaque similaire avait récemment ciblé la page d’accueil Google Drive afin de récupérer les identifiants Gmail. Afin de se prémunir contre des arnaques en ligne, Bitdefender préconise également aux internautes de toujours utiliser une solution de sécurité à jour.

 

Prudence au Phone phishing

Des pirates informatiques, se faisant passer pour votre banque, n’hésite pas à vous appeler au téléphone pour se faire passer pour votre conseiller financier.

Deux personnes âgées, basées dans le centre-ouest de la France, viennent de faire les frais d’une technique bien rodée, le voice phishing ou phone phishing. Les deux victimes vivent à Thouars et à Nueil-les-Aubiers dans le 79. Étonnamment, les escrocs ont attaqué deux clients de la même agence bancaire. Les pirates, dans ce cas, ne se sont pas fait passer pour la banque mais pour l’opérateur Orange. L’excuse, une mise à jour des informations bancaires des interlocuteurs.

Attention, Data Security Breach des preuves de la même attaque sous forme d’appel de conseillers financiers. La technique est la suivante. Une personne vous contacte en expliquant qu’il vous reste de l’argent sur un compte bancaire. Le pirate indique alors que cet argent peut vous être transféré. Malin, l’escroc connait l’identité et le téléphone de sa victime. Si ce dernier a repéré la banque du « poisson », un jeu d’enfant pour continuer son piège. Il indique, au téléphone, les 4 chiffres qui seraient les premiers nombre de la carte bancaire de la personne contactée par téléphone. Ici, le piège se referme sur la potentielle victime.

Les 4 premiers chiffres, tout le monde peut les connaitre. D’abord, la carte, une Visa ou une MasterCard ? Si le premier chiffre est 5, vous n’avez pas le propriétaire d’une carte Visa (4), mais d’une MasterCard. Les trois chiffres suivants correspondent à la « marque » de l’entreprise bancaire éditrice de la CB : BNPParibas : 974 ; Caisse d’épargne : 978/927 ; La Poste : 970 ; Crédit lyonnais : 972 ; Sofinco : 976 ; La Bred : 975 ; Société Générale 973 ; Auchan/Accord : 032 ; Crédit Mutuel : 132. Si le premier chiffre est 5, vous n’avez pas une carte Visa (4), mais MasterCard.

Bref, vous comprenez ainsi le tour de passe-passe qui pourrait en bluffer plus d’un. Prudence donc et retenez une seule chose : On ne donne aucune information par téléphone.

 

5 étapes pour sécuriser la confidentialité de votre navigateur

Peu importe la source, toutes les statistiques que vous trouverez prouvent que les navigateurs les plus utilisés sont Chrome, Firefox et Internet Explorer. De nombreuses études et tests ont été effectués pour découvrir quel était le plus sûr de tous. Cependant, les tests ne font que démontrer la capacité de chaque navigateur à répondre à un ensemble de tests prédéfinis, habituellement appelé « sécurité de base ». Néanmoins, cette base change radicalement tous les mois.

Résultat, aucun navigateur n’est sûr à 100% même si certains navigateurs réparent les failles de sécurité plus rapidement que d’autres. Alors comment est-il possible d’améliorer son expérience de navigation sur Internet ? C’est dans ce but, que Sorin Mustaca, expert en sécurité IT d’Avira, propose 5 étapes pour une navigation plus sûre, plus confidentielle et peut-être même indirectement, plus rapide:

1.     Maintenez votre navigateur à jour
C’est la première étape de renforcement du navigateur car un navigateur vulnérable peut être exploité par une simple visite de sites Internet sans que vous n’en sachiez rien. Nous vous conseillons de toujours autoriser les mises à jour automatiques et de les installer aussitôt qu’elles sont disponibles. En cas de doute, installez un outil gratuit qui contrôle les failles potentielles de votre logiciel.

2.     Augmenter la sécurité intégrée dans votre navigateur
C’est la deuxième étape de renforcement du navigateur, elle peut être gérer de différentes façons :
– Configurez votre navigateur pour qu’il rejette les cookies tiers
– Désactivez les plugins dont vous n’avez pas besoin comme : ActiveX, Java, Flash etc.
– Permettez la protection anti-phishing et anti-malware déjà intégrée
– Configurez le navigateur pour envoyer la requête « ne pas traquer » à votre historique de navigation
– Chaque fois que cela est possible, désactivez le script actif. Soyez conscient que certains sites web ne pourront tout simplement pas fonctionner sans script (JavaScript en particulier).

Dans Internet Explorer, nombre de ces configurations peuvent être mises en place en changeant les paramètres dans « Sécurité » et « Confidentialité ».
– Activez le bloqueur intégré de pop-up
– Désactivez les anciennes barres d’outils qui ne vous sont plus utiles. (Avez-vous vraiment besoin de voir la météo ou avoir un traducteur à portée de main tout le temps?)

3.     Choisissez avec précaution quel plugin vous allez installer
Les plugins et add-ons permettent d’étendre facilement les fonctionnalités du navigateur. Cependant, il existe de nombreux plugins, même disponibles sur les stores officiels, qui sont, soit, malveillants, soit, qui présentent des problèmes importants en matière de sécurité et de confidentialité. Le plus inquiétant est que pour un utilisateur lambda, ces problèmes ne sont pas visibles jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Ayez toujours en tête qu’un plugin a accès à tout ce que vous cliquez et voyez sur le navigateur, y compris toutes vos navigations en connexions cryptées. Le plugin réside dans le navigateur et a accès à tout ce que l’utilisateur voit. Le contenu est donc déjà décrypté et il n’y a absolument rien qui puisse empêcher un plugin malveillant d’envoyer toutes vos informations (bancaires, personnelles, etc.) à une quelconque adresse internet. Jetez toujours un coup d’œil sur le classement donné par d’autres utilisateurs avant d’installer un add-on. De plus, gardez un œil sur les autorisations demandées par l’add-on. Par exemple, si un message instantané d’add-on requiert l’accès à toutes vos URL, cela devrait vous mettre la puce à l’oreille.

4.     Installez les plugins de sécurité et de confidentialité
Il existe des extensions qui améliorent votre sécurité en faisant un filtrage sur les URL que vous visitez ou même de manière dynamique en analysant le contenu des pages internet. C’est le cas d’Avira Browser Safety. Si vous préférez choisir vous-mêmes vos extensions, il en existe de nombreuses qui empêchent le « tracking » et la publicité. Vous pouvez également utiliser Web of Trust (WOT), basé sur le crowdsourcing, il donne un point de vue indépendant sur le statut des URL.

5.     Forcez l’utilisation du protocole SSL quand cela est possible
Des extensions telles que HTTPS Anywhere essaient de choisir une connexion HTTPS au lieu de HTTP quand celle-ci est disponible pour sécuriser votre navigation.

Piratage de CB : La police Française débarque en Bulgarie

Deux ressortissants bulgares, arrêtés en 2011, viennent d’apprendre que leurs cas n’allaient pas s’arranger de sitôt.

La police Français, qui les avait arrêté en flagrant délit de pose de skimmeur sur un distributeur de billets, vient de débarquer ce 22 mai à leurs domiciles de Varna et Silistra, en Bulgarie. Les deux voleurs avaient caché dans leurs appartements respectifs le parfait petit nécessaire du pirate de distributeur de banque.

Des centaines de cartes bancaires vierges, prêtes à être clonées, et du matériel de skimming ont été saisis. La procédure de mandat d’arrêt européen a été lancée par le parquet de la Juridiction Inter-régionale Spécialisée (JIRS) de Nancy. Les deux hommes font partie d’un réseau international. Ils auraient trafiqué, avant de venir en France, des Guichets Automatiques de Billets allemands. (F3)

Besoin urgent d’étendre les lois obligatoires sur les fuites de données

Le distributeur en ligne américain eBay a annoncé avoir été victime d’une cyber-attaque et a recommandé à tous ses utilisateurs de changer leur mot de passe. Dans un bulletin émis le mercredi 21 mai, l’entreprise a indiqué que certains identifiants appartenant à des employés avaient été volés, donnant aux pirates l’accès à son réseau interne. Le piratage s’est concentré sur une base de données contenant des noms de clients d’eBay, des mots de passe encryptés, des adresses e-mails et des dates de naissance, et ne concerne donc – à priori – pas les informations financières. Selon eBay, l’attaque a eu lieu entre fin février et début mars et aucune activité anormale de la part des utilisateurs ne semble avoir été détectée depuis.

Nous faisons face à un déluge de données volées, et avec un nombre si important de victimes touchées, souvent des millions de clients, il est grand temps d’étendre les lois relatives à la déclaration obligatoire de divulgations de données à tous les secteurs d’activité – et pas seulement pour les fournisseurs d’accès internet ou les opérateurs télécoms. En dépit des recommandations qui sont faites, de nombreuses personnes continuent d’utiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes et avec le temps qu’il a fallu pour avertir les clients de l’existence de cette faille, ces derniers ont été exposés à d’importants risques durant toute cette période. En outre, les dommages pourraient continuer de s’étendre. Avec plus 128 millions d’utilisateurs actifs sur le site d’eBay dans le monde, s’il existe ne serait-ce qu’un pourcent d’entre eux qui utilisent le même mot de passe pour différents comptes professionnels, cela signifie que plus de 1 280 000 millions de réseaux d’entreprises sont potentiellement menacés. « Les hackers n’auront pas de mal à identifier les organismes dans lesquels travaillent toutes ces personnes via des sites comme LinkedIn et détermineront leurs prochaines cibles en fonction de leur importance. Il devient donc urgent d’accélérer la mise en place de lois pour que les clients puissent être confiants et assurés que si leurs données tombent entre de mauvaises mains, des mesures seront prises très rapidement pour en limiter l’accès. » explique Jean-Pierre Carlin de chez LogRhythm.

Avec un tel volume de données traitées chaque jour par les entreprises, il est évident qu’il ne s’agit pas une tâche facile. Cela nécessite une surveillance permanente de la moindre activité sur le réseau ainsi que la capacité à comprendre et à considérer ce qu’est une activité « normale ». Un tel niveau d’information permet aux organismes de détecter les menaces en temps réel et d’y remédier en conséquence – non seulement en accélérant le temps nécessaire pour détecter une faille mais aussi celui qu’il faut pour avertir les clients. « Toutes les entreprises ont la responsabilité de protéger les données personnelles de leurs clients autant que possible et c’est seulement grâce à cette capacité à alerter rapidement les utilisateurs d’une éventuelle menace qu’ils pourront à nouveau accorder leur confiance. » termine Jean-Pierre Carlin.

Selon deux enquêtes commandées par IBM auprès de l’institut Ponemon, le coût moyen de la violation des données a augmenté de 15%, pour atteindre une moyenne de 3,5 millions de dollars. Les études indiquent également que les attaques ciblées sont considérées comme la plus grande menace par la majorité des entreprises. Leur coût est estimé à 9,4 millions de $ de perte en valeur intrinsèque pour la marque. Pour la France, le coût d’une violation de données est en moyenne de 4,19$ (2.88€). La France est le pays où la proportion des attaques ciblées est la plus forte. Des attaques qui sont les plus graves. Le taux d’érosion de clients suite à un incident de violation de données serait, toujours selon IBM, très fort en France.

Pour finir, DataSecurityBreach.rf rappelle l’article 34 de la loi Informatique et Libertés qui impose au responsable de traitement de prendre les mesures nécessaires pour sécuriser les données à caractère personnel. Le responsable de traitement doit se tenir informé et réagir lorsqu’une faille d’une telle ampleur est découverte. Ne pas corriger une faille de sécurité connue et pour laquelle des correctifs sont proposés est susceptible de constituer un manquement à l’obligation de sécurisation imposée aux responsables de traitement.

Authentification multi-facteurs

Selon l’étude annuelle réalisée par SafeNet, de plus en plus d’entreprises à travers le monde prévoient d’adopter des solutions d’authentification mobiles ou basées sur le Cloud pour sécuriser des effectifs nomades en constante augmentation.

L’augmentation des risques de sécurité et la volonté d’accéder à des applications et services de manière transparente et sécurisée, à tout moment et à partir de n’importe quel appareil, ont contribué à l’adoption croissante des solutions d’authentification. Telle est la principale conclusion d’une nouvelle étude publiée sous le titre 2014 Global Annual Authentication Survey par SafeNet, Inc., un leader mondial de la protection des données. Cette enquête révèle que plus d’un tiers des entreprises ont à présent recours à la technologie d’authentification multi-facteurs pour assurer à leurs utilisateurs un accès transparent et sécurisé à partir d’un large éventail d’appareils et de lieux, ce qui représente une hausse par rapport à 2013.

Cette étude montre qu’un nombre croissant d’entreprises adoptent l’authentification multi-facteurs au bénéfice d’un nombre également croissant d’utilisateurs. Ses conclusions confirment les résultats d’une enquête récemment publiée par le cabinet 451 Research, selon laquelle le contrôle d’accès et l’authentification représentent actuellement les principaux soucis et priorités des DSI. Alors que 57 % de l’ensemble des vulnérabilités de données enregistrées en 2013 sont le fait d’initiés malveillants, l’authentification multi-facteurs réduit le risque que des utilisateurs non autorisés puissent consulter des informations sensibles, tout en permettant aux employés de l’entreprise d’accéder à leur guise aux ressources de leur société.

Principaux enseignements de l’enquête
·       Augmentation sensible de l’adoption des solutions d’authentification multi-facteurs :
o   37 % des entreprises utilisent à présent l’authentification multi-facteurs pour une majorité de leurs employés, au lieu de 30 % l’année dernière ;
o   56 % des entreprises prévoient que d’ici à 2016, la majorité des utilisateurs utiliseront une solution d’authentification multi-facteurs.

·       L’authentification dans le Cloud commence à s’imposer :
o   33 % des entreprises déclarent préférer l’authentification basée sur le Cloud, contre 21 % l’année dernière – soit une progression de 50 % ;
o   33 % des entreprises sont à présent ouvertes au Cloud pour déployer des solutions d’authentification.

·       Authentification multi-facteurs et appareils mobiles :
o   Plus de 53 % des personnes interrogées ont déclaré que les utilisateurs d’appareils mobiles disposent d’un accès restreint aux ressources de l’entreprise ;
o   Le nombre d’entreprises ayant adopté l’authentification multi-facteurs pour les utilisateurs mobiles devrait atteindre 33 % en 2016 au lieu de 22 % actuellement, soit une augmentation de 30 %.

« Il apparaît clairement que certains services informatiques ont du mal à suivre la rapide évolution qu’induit l’apparition de nouvelles technologies. Le danger est que les entreprises ne puissent permettre à leurs collaborateurs d’accéder entièrement au système dont ils ont besoin pour effectuer leur travail car elles n’ont pas déployé une solution d’authentification sécurisée adaptée. Par ailleurs, il ne s’écoule pas une semaine sans qu’une entreprise soit victime d’un piratage avec vol de données à la clé. Les entreprises doivent par conséquent mener une lutte permanente pour suivre le rythme soutenu de l’évolution technologique, tout en essayant de se protéger et de minimiser les risques de sécurité », a déclaré Jason Hart, vice-président, Cloud Solutions, SafeNet.

Coût et priorités budgétaires
Le rapport publié par le cabinet 451 Research montre que l’authentification et la gestion des accès et des identités pointent en première ligne des projets liés à la sécurité[3]. Pourtant, il convient de signaler que selon l’enquête de SafeNet, près de 40 % des entreprises ne savent pas combien coûte leur solution d’authentification par utilisateur et par an, ce qui montre qu’elles ne se préoccupent guère de ce qui peut être le plus rentable pour leur fonctionnement. L’impression que les entreprises réalisent des économies en n’investissant pas dans des solutions d’authentification multi-facteurs pourrait être trompeuse pour les responsables des budgets informatiques. En fait, l’objectif des solutions d’authentification multi-facteurs est de réduire les coûts d’authentification et d’améliorer la facilité d’utilisation.

Authentification sur site ou dans le Cloud ?
Les entreprises ont répondu aux demandes croissantes des employés qui souhaitent se connecter au réseau avec leur propre appareil en augmentant les capacités d’authentification basée sur le Cloud. Cette année, 33 % des entreprises interrogées ont indiqué qu’elles privilégient l’authentification sur le Cloud, contre 20 % en 2013.

« Au bout du compte, les entreprises doivent accepter le fait que leurs employés trouveront toujours le moyen d’utiliser leurs appareils mobiles pour accéder aux données de l’entreprise – avec ou sans autorisation. Au lieu de leur interdire cet accès, les DSI doivent déployer une solution d’authentification multi-facteurs, ce qui permet de protéger les ressources de l’entreprise, tout en autorisant l’accès du personnel et en maintenant les plus hauts niveaux de productivité et de performances », a ajouté Jason Hart.

Authentification des appareils mobiles
En ce qui concerne l’utilisation de l’authentification forte pour les appareils mobiles avec accès aux ressources de l’entreprise, la majorité des réponses sont regroupées aux deux extrémités de l’échelle, faisant état de pratiques polarisées. Près de 40 % des entreprises ont déclaré que moins de 10 % des employés doivent utiliser l’authentification forte, tandis que plus de 20 % indiquent que 90 à 100 % des utilisateurs en ont actuellement besoin. Il est intéressant de souligner que ces chiffres devraient évoluer de façon sensible : 33 % des personnes interrogées prévoient en effet que 90 à 100 % des utilisateurs nécessiteront une authentification forte au cours des deux prochaines années, tandis que seulement 15 % suggèrent que cette proportion sera inférieure à 10 %, ce qui souligne l’importance croissante de l’authentification mobile.

L’évolution vers l’authentification mobile nourrit également la « dématérialisation » des tokens d’authentification. L’étude révèle en effet que l’utilisation de solutions d’authentification logicielles est passée de 27 % en 2013 à 40 % en 2014, un pourcentage qui devrait atteindre 50 % en 2016. A contrario, l’utilisation de solutions d’authentification matérielles a chuté de 60 % en 2013 à 41 % en 2014.

« Les entreprises du secteur informatique réagissent indubitablement à l’essor de la mobilité en jouant la carte de l’authentification à base logicielle. Il semble toutefois qu’il existe un écart entre la volonté de favoriser la mobilité et la difficulté à suivre son évolution tout en protégeant les ressources et les données contre les menaces extérieures. En outre, alors que l’adoption du Cloud computing se poursuit, une sécurité accrue devient indispensable. En effet, les environnements de Cloud présentent de nombreux avantages pour l’authentification et les applications, mais sans le niveau de sécurité requis, ils représentent une menace accrue », a conclu Jason Hart.

Cette étude a été réalisée par SafeNet auprès de plus de 350 décideurs informatiques du monde entier à savoir environ 29 % de la région Asie-Pacifique, 42 % de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et 29 % d’Amérique du Nord. Les informations qu’elle contient ont été comparées aux données figurant dans l’étude publiée en 2013.

Faiblesses dans les cartes à puces

Alors que les Etats-Unis d’Amérique réfléchissent à implanter la carte à puce dans le pays, lire notre actualité de mars 2014, des chercheurs de la prestigieuse université de Cambridge viennent de démontrer deux faiblesses dans la procédure ‘chip & pin’, une puce, un code secret. Il est évident que la puce, couplée à un mot de passe reste la meilleure des sécurité face à une carte bancaire n’utilisant que la bande magnétique, cependant, les chercheurs de Cambridge ont observé qu’il était possible de jouer avec la puce EMV.

Cette protection, utilisée dans un terminal de paiement que l’on retrouve dans quasiment tous les commerces, engendre un code d’authentification unique, un numéro aléatoire. Ce code pourrait être contourné de deux façons. Les chercheurs expliquent d’ailleurs que cela a déjà été constaté. Dans le premier cas, le code unique peut être prévu. Dans le second problème apparait quand le terminal de paiement a été piraté. Si des pirates peuvent prévoir les codes, voir l’adapter, il devient possible, via une carte bancaire préalablement clonée, de retirer de l’argent ou de faire un paiement.

Bref, l’étape du skimming 3.0 est en marche. Les banques auront bien du mal à définir un paiement légitime, d’un paiement cloné. Les clients piégés ne pourront plus se faire rembourser, à moins de prouver qu’ils n’étaient pas sur le lieu de la transaction. Et même dans ce cas, nous avons un doute sur la potentialité de remboursement. Il existerait dans le monde 1,62 milliard de cartes exploitant le protocole EMV. ZATAZ.COM révélait (voir les archives) des cas de piratages, via des DAB modifiés/piratés, l’année derniére.

 

Sécurité informatique : Dis-moi qui tu es, je te dirai comment te protéger

« Cogito Ergo Sum » : je pense, donc je suis. Le concept d’existence et, par là-même, d’identité tel qu’il a été formulé par Descartes au 17e siècle n’a cessé d’évoluer depuis. Qu’est-ce qui fait notre identité de nos jours ? Notre numéro de sécurité sociale, de compte en banque ? Nos mots de passe récurrents ? Nos actes, les cercles des personnes avec lesquelles nous échangeons ? Avons-nous une seule ou plusieurs identités ? Avec chaque décennie vient un nouveau moyen de définir de notre identité…ou de la perdre selon le point de vue.

Pour nous, l’identité représente l’identifiant unique d’une personne ou d’une chose, qui permet de la différencier. On peut l’affiner par l’ajout d’attributs propres à chacun, la liste des tiers avec lesquels nous échangeons ou encore certains paramètres comportementaux. Notre identité était auparavant scindée en deux facettes, « personnelle » et « professionnelle », mais ça c’était avant ! Avant l’ère de la consumérisation de l’IT. Notre identité professionnelle est désormais définie le plus souvent par la fusion de ces deux facettes et prend également en compte l’utilisation d’appareils mobiles, les règles d’accès aux applications, d’identités sociales, etc. qui permettent de classer un individu en tant qu’employé, consultant, partenaire commercial, client etc.

Alors comment une organisation peut-elle établir le niveau de sécurité adéquat pour son système d’information quand les données personnelles et professionnelles sont si étroitement entrelacées ? C’est un défi de taille pour les services informatiques, qui doivent miser sur une identification claire et précise pour le relever. Plus que jamais, l’enjeu de la sécurité ne réside pas dans des aspects matériels ou technologiques mais plutôt dans la capacité de l’organisation à comprendre les tenants et aboutissants du concept d’identité et in fine à reconnaître l’individu qui se trouve derrière le terminal.

L’identité professionnelle, les paramètres personnels qui viennent se greffer dans l’environnement de travail et les éléments comportementaux sont autant de données qui s’amalgament et permettent de discerner ce qui se passe dans le périmètre professionnel, et au-delà. Et comme ce périmètre évolue, l’identité va inévitablement devenir l’unique préoccupation des équipes de sécurité car elle seule permet de faire le tri parmi les parasites événementiels et les données non pertinentes, sources de confusion qui empêchent de répondre aux menaces réelles ou de simplement détecter une attaque. L’incapacité à gérer l’identité, et les accès qui vont de pair, est le plus grand risque informatique de gestion pour une organisation. Une entité qui ignore « qui fait quoi » ne peut saisir les opportunités qui s’offrent à elle et s’expose à un risque organisationnel majeur.

La sécurité informatique au service de la performance de l’entreprise
Des changements doivent être opérés à la fois dans les rôles et les priorités des équipes informatiques et de sécurité. Elles se doivent de maîtriser ces enjeux et d’adapter leur stratégie pour non seulement fournir un environnement informatique de travail sécurisé mais aussi pour soutenir le développement du business et répondre aux attentes d’utilisateurs qualifiés. L’un des plus grands défis est incontestablement de suivre le rythme du changement, de s’adapter à la vitesse à laquelle évolue l’organisation. Les utilisateurs sont toujours plus exigeants quant à leurs besoins et souhaitent travailler comme ils l’entendent. Ils réclament des services encore plus personnalisés, une plus grande agilité pour répondre aux opportunités qui se présentent, une connectivité plus poussée et, bien entendu, moins de contrôles aux endroits où ils interagissent. Pour cela, les organisations doivent être capables d’adopter et d’assimiler des environnements informatiques hybrides et des outils mobiles qui peuvent s’ajuster aux besoins organisationnels et aux opportunités du moment. Répondre avec promptitude aux exigences croissantes des utilisateurs est devenu le quotidien des équipes informatiques.

C’est pour cela qu’il faut se concentrer sur l’exploitation du concept d’identité et relever le défi de la gestion des accès ; ce premier pas permettra de répondre avec diligence aux besoins futurs, tout en respectant les impératifs de sécurité et de conformité. Alors que l’Internet des Objets devient une réalité, de nouveaux défis et possibilités se présentent. Toute chose a ou aura une identité, et chacune de ces identités peut receler la réalité d’un utilisateur, d’un employé ou d’un client. La gestion de ces identités, et l’utilisation de sources d’identités fédérées toujours plus complexes, va dévoiler aux entreprises et administrations les multiples facettes d’un monde hyper-connecté. (Par Jean-Philippe Sanchez, Consultant Sécurité chez NetIQ France)

Les enjeux de l’Internet des objets (IdO) et du stockage Big Data

L’augmentation du nombre de terminaux connectés, des réfrigérateurs aux thermostats, en passant par les appareils médicaux, soulève un problème de données plutôt singulier.

La question est de savoir comment les utilisateurs peuvent collecter, surveiller et stocker les quantités astronomiques de données générées par tous ces appareils. Revenons ici sur les implications du stockage des données de l’IdO, et tentons d’expliquer pourquoi une approche unique de la sauvegarde n’est pas adaptée et comment gérer le flot de données générées par les terminaux connectés.

Que représente la notion d’IdO ?
L’IdO, dont la définition englobe aujourd’hui tout terminal connecté, autre que les appareils traditionnels comme les tablettes, les smartphones et les ordinateurs de bureau et portables, progresse à la fois dans sa forme et son niveau de sophistication. En 2003, Hitachi a présenté des puces si petites qu’elles pouvaient être intégrées à la nourriture et utilisées pour contrôler les aliments que les gens consomment. Aujourd’hui, nous avons tout pour nous permettre de collecter et contôler les données: des moniteurs cardiaques aux caméras de surveillance ou réfrigérateurs intelligents.

Quel impact une telle quantité de données peut-elle avoir sur le stockage ?
Comment peut-on tracker toutes les données que nous créons? Nous en sommes déjà au stade où nous gaspillons des ressources en collectant trop de données. Les caméras de surveillance, par exemple: Quel est l’intérêt d’enregistrer toutes les séquences filmées par l’une de ces caméras ? Des millions de caméras sont en service dans le monde, et elles génèrent une quantité astronomique de données qui ne sont pas toutes forcément utiles.

Cependant, lorsque ces données sont agrégées et utilisées à des fins d’analyses, elles gagnent en utilité et deviennent plus faciles à gérer. Les particuliers et les entreprises doivent se demander quelles données sont les plus utiles sous forme détaillées, et quelles données sont plus utiles sous une forme agrégée et ont donc un simple intérêt statistique. Prenons l’exemple d’un moniteur cardiaque. Un patient est équipé d’un capteur qui mesure chaque battement de cœur. Les données capturées lors de palpitations sont importantes à la fois pour le patient et son médecin. Cependant, si les données étaient contrôlées par une société pharmaceutique, celle-ci trouverait intéressant de les consulter sous forme agrégée afin de mesurer les effets de certains médicaments pour le cœur sur un grand nombre de patients.

Comment les entreprises devraient définir l’importance des données collectées par les appareils connectés ?
Certaines sociétés suppriment les données collectées au bout d’une semaine, alors que d’autres appliquent des politiques plus systématiques et conservent uniquement les données d’une semaine sur deux pour une année en particulier. La politique de conservation appliquée prend son importance en fonction de la définition des données dont la conservation est utile, et de la manière d’y accéder. Une société étudiant les effets du réchauffement climatique peut avoir besoin de stocker des données relatives aux températures quotidiennes pendant des centaines d’années, alors qu’un fournisseur d’électricité peut n’avoir besoin de telles données qu’une fois par heure, sur une période de 10 ans ou moins. Il a simplement besoin de connaître la quantité d’électricité à générer en fonction des prévisions météorologiques locales et des données relatives à la consommation de ses clients à différents niveaux de températures.

La notion d’IdO implique une combinaison de nombreux éléments, et les informations pertinentes à en tirer dépendent de la manière dont ces éléments se combinent dans l’exécution de tâches spécifiques. (Joel Berman, vice-président du Marketing Corporate d’Acronis)

API IDentité Numérique Développeurs de La Poste

Avec l’API IDentité Numérique Développeurs, La Poste offre à tous les acteurs du web des échanges numériques sécurisés et renforce son rôle d’acteur majeur de l’internet de confiance. Dans le cadre du OUISHARE FEST 2014, le festival international de l’économie collaborative réunissant plus de 1 000 pionniers et start up innovantes, qui s’est tienu les 5, 6 et 7 mai derniers au Cabaret Sauvage (Porte de la Villette), La Poste a présenté son service IDentité Numérique dédié aux développeurs. En intégrant cette API, les acteurs du web et les ecommerçants développent la confiance entre des internautes et offrent la possibilité d’utiliser leur profil qualifié par La Poste pour se connecter sur leur site.

Qu’est-ce que l’IDentité Numérique ?
L’IDentité Numérique permet à un internaute  d’attester que son identité a été vérifiée physiquement par La Poste. Avec des profils qualifiés, les échanges entre particuliers se font en toute confiance. Grâce à La Poste, les particuliers peuvent se doter gratuitement d’une IDentité Numérique sur le site www.laposte.fr/identitenumerique. L’utilisation de l’IDentité Numérique de La Poste permet ainsi de bénéficier d’une confiance accrue pour échanger plus facilement, des biens ou des services comme la location entre particuliers par exemple.

L’API, comment ça marche ?
Simple et facile à intégrer, les développeurs intègrent l’API IDentité Numérique sur  leur site en se rendant au lien suivant : https://developpeurs.idn.laposte.fr. – la demande d’accès à ce service s’effectue via un formulaire de contact.

Quels bénéfices de l’API pour les sites ?
A chaque fois qu’un internaute utilise son identité numérique pour se connecter ou s’inscrire sur un site, le site en question reçoit les données de l’internaute que La Poste a vérifiées (Civilité, Nom, Prénom, date de naissance, adresse e-mail, adresse postale, N° de mobile). Les profils clients sont fiabilisés : un badge de confiance s’affiche sur le profil de l’internaute, attestant que son identité a été vérifiée par La Poste. Le badge sur son profil étant visible par les autres utilisateurs du site, cela lui permet de rassurer la communauté tout en gardant son anonymat. Grâce à la confiance que les autres ont en son profil, l’internaute va booster son profil et ses échanges. Par exemple, sur les sites partenaires comme prêtachanger.fr, les internautes ayant un badge La Poste troquent 5 fois plus que les autres. Les sites dotés de cette API renvoient également une image positive auprès des internautes et bénéficient d’un outil de communication, vecteur de notoriété pour acquérir de nouveaux clients.

 

Protection contre les menaces persistantes complexes

Symantec a annoncé une approche totalement nouvelle de la protection contre les menaces persistantes complexes, dévoilant un programme de solutions intégrées, qui démontrent une capacité d’innovation en sécurité unique destinée à aider les entreprises à résoudre leurs problèmes les plus complexes.

Cette approche se fonde sur deux nouvelles offres : Symantec Managed Security Services – Advanced Threat Protection et Symantec Advanced Threat Protection Solution, qui corrèlent information et alertes à travers un large spectre de technologies de sécurité, pour offrir une prévention contre les attaques plus complètes. L’approche holistique de Symantec permet de générer des bénéfices issus de la collaboration des technologies de sécurité, transformant le combat complexe contre les attaques ciblées en une fonction gérable qui offre une protection et une valeur ajoutée plus élevée pour les entreprises.

Symantec va s’appuyer sur ses technologies de sécurité innovantes et son réseau de surveillance mondial qui protège déjà contre les APT (Advanced Threat Protection) pour développer de nouvelles défenses en fonction de l’évolution des attaques sophistiquées. Les nouvelles offres de prévention contre les menaces persistantes complexes utiliseront en effet les informations et l’expérience réunies sur ce type d’attaques par ses solutions de protection déjà installées sur 200 millions de postes de travail, et par ses solutions de sécurité web et email qui vérifient quotidiennement 8,4 milliards d’emails et 1,7 milliard de requêtes Internet.

« Le besoin d’une plus grande protection contre les menaces ciblées sur le marché est grandissant, et peu d’éditeurs disposent de la couverture ou des fonctionnalités complètes qui permettent de détecter et de répondre de façon adaptée aux attaques ciblées, » explique  Jon Oltsik, senior principal analyst, Enterprise Security Group (ESG). « Symantec est bien positionné pour proposer une solution de protection contre les menaces ciblées de bout en bout, en s’appuyant sur ses technologies existantes, en intégrant son portefeuille de solutions et en la développant comme un service, augmenté par un écosystème de partenaires en constante évolution. En utilisant son réseau de surveillance mondial et en développant de toutes nouvelles capacités de réponse aux incidents, Symantec peut réellement satisfaire un grand nombre de besoins des entreprises en matière de cyber sécurité ».

Les menaces persistantes complexes augmentent, les cybercriminels sont plus impitoyables que jamais et l’équation à plusieurs inconnues contre ces menaces est devenue plus difficile à résoudre. Si l’intérêt pour les solutions basées sur la sécurité des réseaux, considérées comme la réponse idéale, augmente, les départements informatiques doivent cependant toujours faire face à un nombre massif d’incidents, trop de faux-positifs et une liste trop importante de processus manuels qui doivent être gérés sans avoir nécessairement à disposition les ressources ou les connaissances nécessaires, ce qui laisse les entreprises exposées et vulnérables.

« Pour se défendre avec succès contre les menaces persistantes complexes que nous voyons aujourd’hui, les entreprises doivent dépasser le cadre de la prévention pour intégrer la détection et la réponse, » explique Brian Dye, senior vice president of Symantec Information Security. « La sécurité des réseaux seule ne va pas résoudre le problème. Les cybercriminels ciblent tous les points de contrôle, depuis la passerelle jusqu’à l’email en passant par le poste de travail. Les entreprises ont besoin d’une sécurité sur l’ensemble de ces points de contrôle qui collaborent, avec des capacités de réponse et une intelligence mondiale, pour combattre ces attaquants. Symantec propose désormais cet arsenal. »

Un service managé pour résoudre la détection pratique et les défis de réponse
Disponible en juin 2014, la prochaine offre de l’approche de protection contre les menaces persistantes complexes se nomme Symantec Managed Security Services – Advanced Threat Protection (MSS-ATP), un service managé qui réduit de façon significative le temps de détection, de définition des priorités et de réponse aux incidents de sécurité en intégrant la sécurité des postes de travail avec les produits de sécurité réseaux de vendeurs tiers. Ces données permettent aux clients de contenir, investiguer et résoudre rapidement et efficacement les attaques inconnues et de type zero-day qui passent à travers les solutions de sécurité existantes. En donnant la priorité aux menaces réelles sur les faux-positifs, les départements informatiques peuvent ainsi optimiser leurs ressources et s’assurer qu’ils protègent bien leur entreprise contre les vulnérabilités les plus importantes.

L’Advanced Threat Protection Alliance de Symantec (Alliance de protection contre les menaces ciblées) est un écosystème de partenaires de sécurité réseaux qui rassemblent à ce jour Check Point Software Technologies, Palo Alto Networks and Sourcefire (désormais intégrée à Cisco). A travers cet écosystème, la détection et la corrélation d’activité malveillante contre les postes de travail et les réseaux contribue à diminuer de façon substantielle les fausses alertes en pointant les incidents importants, permettant ainsi aux entreprises de répondre de plus rapidement aux incidents les plus critiques.

Une réponse puissante aux incidents et des services adverses managés
Dans les six prochains mois, Symantec va introduire deux nouveaux services clés. Le premier est un tout nouveau service de réponse aux incidents, permettant aux entreprises d’accéder immédiatement à des capacités, des connaissances et une expertise critiques lors de scénarios de réponses à des incidents. Le second est un nouveau service d’intelligence, permettant une visibilité et une analyse des menaces sans équivalent et une compréhension des risques liés au patrimoine informationnel clé de l’entreprise. Il intègre une offre d’intelligence, de flux de données et de portail, ainsi qu’une information managée adverse qui délivre des rapports précis sur les acteurs des menaces, pour une visibilité sans précédent sur les types d’attaques ciblant une entreprise.

Une nouvelle solution de protection contre les attaques ciblées sur l’ensemble des points de contrôle
En intégrant le tout, Symantec commercialisera d’ici un an une nouvelle solution de protection contre les menaces ciblées, dont le beta testing débutera sous six mois. Cette solution innovante et complète proposera une protection avancée intégrée couvrant le poste de travail, l’email et la passerelle, et offrira aux entreprises les capacités de détection et de réponse critiques sur chaque point de contrôle respectif.

Deux nouvelles technologies innovantes et développées en interne renforceront également les capacités de détection et de réponses des solutions :
·         Le service d’analyse dynamique des malwares de Symantec est une sandbox cloud où l’analyse comportementale des contenus actives peut être utilisée pour maximiser rapidement  l’identification ;
·         Synapse™, qui permet une communication fluide entre le poste de travail, l’email et la passerelle, et par conséquent une réponse améliorée.

Le portefeuille de solutions de protection contre les menaces persistantes complexes s’appuie sur le Symantec Global Intelligence Network (GIN) et une équipe de plus de 550 chercheurs à travers le monde. Le GIN de Symantec collecte des éléments de télémétrie fournis en permanence et de façon anonyme par des centaines de millions de clients et de capteurs. Symantec utilise ces données, plus de 3,7 milliards de lignes de télémétrie, volume en constante augmentation, pour découvrir de façon automatique de nouvelles attaques, surveiller les réseaux des attaquants et développer des technologies prédictives et proactives qui offre une protection inégalée contre les menaces avancées pour les clients de l’entreprises.

Cloud privés pour appareils mobiles via des VPN SSL de Barracuda

Grâce à la nouvelle version des VPN SSL, les tablettes et téléphones mobiles accèdent plus facilement aux fichiers et applications web internes. Barracuda Networks,  fournisseur de solutions de stockage et de sécurité Cloud, a annoncé la sortie de ses VPN SSL version 2.5. Ces solutions permettent aux employés d’avoir un meilleur accès à distance aux fichiers et applications web internes à partir de n’importe quel environnement virtuel, y compris via iPad, iPhone, Windows Phone et appareils Android, sans avoir besoin de déployer ou d’être compatible avec les clients VPN.

Selon Stephen Pao, directeur général du département sécurité chez Barracuda, « Avec l’utilisation de différentes plateformes telles qu’iOS, Android ou Windows au sein des environnements BYOD habituels, trouver une solution VPN SSL et un accès à distance compatibles peut devenir problématique. La toute dernière version des VPN SSL de Barracuda a été conçue de sorte à offrir une expérience utilisateur nomade optimale puisqu’elle permet aux administrateurs informatiques de fournir aux utilisateurs un accès à distance sécurisé et moderne, de type Cloud, aux applications web et aux fichiers internes tout en évitant les frais des plateformes de téléchargement d’applications ou de gestion d’appareils mobiles pour entreprise. »

Les caractéristiques principales des nouvelles solutions VPN SSL 2.5 de Barracuda incluent :
– Un accès omniprésent : le tout nouveau portail mobile permet aux employés d’accéder, à distance et à partir de n’importe quel appareil mobile, aux applications internes d’entreprise telles que Sharepoint, Internal Order Systems ainsi qu’aux Intranets et à bien d’autres applications.

– Un contrôle d’accès sécurisé : les administrateurs contrôlent l’accès de tous les utilisateurs grâce à une option permettant de sécuriser les ressources avec des mots de passe uniques sur les téléphones mobiles, des questions de sécurité, ou une intégration à des systèmes avancés d’authentification tels que des jetons d’authentification, des protocoles RADIUS, et autres fonctions de sécurité.

– Une tarification simple : l’accès à distance pour les appareils mobiles a été conçu de sorte à être facile, économique et sans frais d’utilisateur.

– Une configuration facile : une configuration simple des appareils Windows et iOS (iPhone, iPad et Mac) pour les protocoles Exchange, LDAP, IPsec, PPTP, Webclips et Certificats Clients.

La version 2.5 des VPN SSL Barracuda offre également aux entreprises un plan de continuité grâce à un accès à distance aux ressources de l’entreprise pendant les catastrophes naturelles ou autres situations critiques. Comme en témoigne Chris Robinson, directeur informatique de la Queensland Art Gallery, « pendant les inondations, nous avons pu déployer les solutions VPN SSL de Barracuda et cela a permis à notre équipe de continuer à travailler à distance. »

Prix et disponibilité
Les solutions VPN SSL version 2.5 de Barracuda sont dès à présent disponibles, dans le monde entier, gratuitement pour les utilisateurs de la plateforme matérielle actuelle ayant un abonnement Energize Updates actif. Elles sont également disponibles sous plusieurs formes d’appareils virtuels, permettant ainsi un déploiement local ou sur le Cloud selon les besoins des entreprises. Les solutions VPN SSL de Barracuda sont disponibles à partir de 749€ pour l’appareil et à partir de 249 € pour l’abonnement Energize Updates. Un service optionnel de remplacement immédiat avec remplacement prioritaire du matériel en panne et mise à disposition gratuite d’un matériel de moins de 4 ans est disponible à partir de €149 par an. Les prix internationaux varient en fonction des régions du monde. Pour plus d’informations, veuillez contacter France@barracuda.com

Ressources
Page internet du VPN SSL Barracuda – http://cuda.co/ssl25
Page internet du VPN SSL Vx Barracuda – http://cuda.co/ssl25vx

Une nouvelle faille vise le web

Après OpenSSL, voici une nouvelle vulnérabilité mondiale qui vient toucher la sécurité informatique. Après Heartbleed, qui touchait les serveurs ayant implémenté le protocole TLS (OpenSSL), voici venir les modules de connexion basés sur les protocoles OAuth et OpenID. C’est un chercheur de Singapour qui a mis à jour la chose. Wang Jing, un étudiant local, a découvert que ces « outils » utilisés par Facebook, Google, Yahoo, Spotify, LinkedIn, Microsoft, PayPal, GitHub, QQ, Taobao, Weibo, VK, Mail.Ru, Sina, Sohu… pouvaient être malmenés.

A la base, OAuth et OpenID permettent à des sites Internet de partager nos informations (avec notre accord, ndr). Jing a découvert qu’en créant un site frauduleux, mais qui affiche une pop-up contenant l’accès légitime au site visé, un pirate pourrait intercepter le certificat de sécurité renvoyé par le site légitime. Google et Facebook indique être au courant et préparent un correctif qui ne sera pas lancé rapidement. Il faut tout réécrire !

Il n’est plus suffisant de protéger son propre site sans prêter attention à celui de ses voisins

« Comme l’Internet devient de plus en plus connecté, il n’est plus suffisant de protéger son propre site sans prêter attention à celui de ses voisins » explique Jing. « Le patch de cette vulnérabilité est plus facile à dire qu’à faire. Si toutes les applications tierces respectaient strictement les régles, alors il n’y aurait pas de place pour les attaques. Cependant, dans le monde réel, un grand nombre d’applications tierces ne le font pas pour diverses raisons. Cela rend les systèmes basés sur OAuth 2.0 ou OpenID très vulnérables. » Bref, nous ne cessons pas de le dire, lier des sites entre-eux, pour un « confort » dans l’authentification de votre compte est dangereux. En voici une nouvelle preuve criante !

DGSI, les oreilles du coq Gaulois

Depuis vendredi 2 mai, l’Etat Français dispose d’une nouvelle arme de dissuation électronique baptisée DGSI. Le journal officiel présente la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) comme ayant pour mission « la surveillance des communications électroniques et radioélectriques« . Une nouvelle direction qui avait été annoncée par le Ministre de l’Intérieur Emmanuel Valls, en juin 2013.

« Les menaces auxquelles est exposé le pays nécessitent une action déterminée de l’Etat qui doit se doter de moyens performants de prévention et de répression de toute forme d’ingérence étrangère, d’actes de terrorisme, d’atteintes à la sûreté de l’Etat, à l’intégrité du territoire, à la permanence des institutions de la République et aux intérêts fondamentaux de la France. » explique le site Gouvernement.fr. C’est dans cette perspective qu’est créée la direction générale de la sécurité intérieure.

Dans son decret n° 2014-445 (du 30 avril 2014) on apprend que la DGSI est rattachée au Ministére de l’Intérieur. La DGSI remplace la DCRI, fusion de la DST et des RG. Dorénavant, la Dame est chargée « sur l’ensemble du territoire de la République, de rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la Nation« . Bref, nos services de renseignements intérieurs passent en mode 2.0 pour la sécurité des Français et des entreprises hexagonales. La DGSI va pouvoir, officiellement, mettre sur écoute téléphone, Internet, et les réseaux qui devront être surveillés. Bien entendu, la justice donnera son feu vert (ou non). La DGSI devra faire ses demandes auprès de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS).

Dans son article 2, le décret explique qu' »Au titre de ses missions, la direction générale de la sécurité intérieure pour assurer la prévention et concourt à la répression de toute forme d’ingérence étrangère ;

Concourir à la prévention et à la répression des actes de terrorisme ou portant atteinte à la sûreté de l’Etat, à l’intégrité du territoire ou à la permanence des institutions de la République ;

Participer à la surveillance des individus et groupes d’inspiration radicale susceptibles de recourir à la violence et de porter atteinte à la sécurité nationale ;

Concourir à la prévention et à la répression des actes portant atteinte au secret de la défense nationale ou à ceux portant atteinte au potentiel économique, industriel ou scientifique du pays ;

Concourir à la prévention et à la répression des activités liées à l’acquisition ou à la fabrication d’armes de destruction massive ;

Concourir à la surveillance des activités menées par des organisations criminelles internationales et susceptibles d’affecter la sécurité nationale ;

Concourir à la prévention et à la répression de la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication ».

432 agents devraient constituer, d’ici 2018, cette nouvelle Direction. A ce rythme là, la DGSI et la DGSE devrait fusionner d’ici quelques mois, histoire de partager les coûts, les moyens et les techniciens.

Les pièces jointes envoyées d’un iPhone ne sont pas sécurisées

Le chercheur en sécurité Andreas Kurtz vient de lâcher un grain de sable dans la communication d’Apple. La grosse pomme affirmait que les documents communiquées par courriel d’un iPhone ou d’un Ipad étaient sécurisés quand elles étaient sauvegardés dans ces « précieux ». Les pièces jointes ne pouvaient être lues, car chiffrées « à partir des capacités de chiffrement matériel de l’iPhone et de l’iPad, la sécurité des e-mails et pièces jointes stockés sur l’appareil peut être renforcée par l’utilisation des fonctionnalités de protection des données intégrées à iOS« . Bref, un charabia qui indique que l’on peut dormir tranquille, c’est « secure ».

Sauf que Kurtz vient de démontrer le contraire. Via son iPhone 4, sous iOS 7, et une fois l’option de protection des données activée, le chercheur s’est rendu compte que ses courriels étaient bien inaccessibles. Les pièces jointes, elles, étaient lisibles et non sécurisées. Inquiétant, Apple semble au courant de la faille et ne l’a toujours pas corrigé. La nouvelle version d’iOS (V. 7.1.1) n’a pas pris en compte cette potentialité malveillante, et ne la corrige pas. C’est étonnant, car Andreas Kurtz a prouvé qu’il était possible à un malveillant de mettre la main sur les données envoyées d’un appareil Apple.

 

Le vote électronique : le bide français

Fin avril les Sénateurs Alain Anziani et Antoine Lefèvre sont revenus sur le vote électronique en France. Une innovation qui n’a pas prospéré. DataSecurityBreach.fr a reçu le rapport des deux sénateurs. Découverte ! Le vote par machine figure dans notre droit électoral depuis 45 ans comme une alternative au bulletin papier (vote à l’urne). Leur utilisation relève du libre choix des communes. Les nombreuses critiques qu’elles ont suscitées à l’occasion de l’élection présidentielle de 2007, « bien qu’aucun fait majeur n’ait perturbé la régularité des scrutins organisés dans les bureaux dotés de machines à voter », indique les sénateurs Alain Anziani et Antoine Lefèvre ont conduit le Gouvernement à geler, en 2008, le périmètre des communes utilisatrices. Cette décision est toujours en vigueur.

Plus de six ans après, Alain Anziani et Antoine Lefèvre ont proposé que ce dossier soit réouvert en tenant compte des données récentes. Critiqué dès sa création, ce dispositif n’est jamais parvenu à écarter toutes les craintes résultant de ce bouleversement de notre rituel républicain. Son implantation reste modeste. Quant au débat sur sa conformité aux exigences entourant l’exercice du droit de vote, il n’est pas clos, malgré l’évolution des technologies.

Lutter contre la fraude électorale
Inspiré des États-Unis, le recours à des machines comme mode alternatif du vote à l’urne pour les élections politiques a été prévu par la loi n° 69-419 du 10 mai 1969 modifiant certaines dispositions du code électoral. Ce texte avait pour objectif de lutter contre la fraude constatée dans plusieurs circonscriptions. Il prévoyait d’introduire des machines à voter dans les communes de plus de 30 000 habitants. Pour le secrétaire d’État à l’intérieur, André Bord, « l’utilisation de ces machines est de nature à éliminer les fraudes qui peuvent être commises pendant le déroulement des opérations de vote et pendant le dépouillement du scrutin ». Le Gouvernement soulignait aussi que cette technique moderniserait les opérations de vote « en évitant l’emploi de scrutateurs et en supprimant tout risque d’erreur, dans les circonscriptions qui comptent un nombre élevé d’électeurs ».

Machine de la ville d’Annoeullin (59).

La première expérience intervint lors des élections législatives des 4 et 11 mars 1973. Elle donna lieu à de nombreux incidents : « un des modèles agréés ne présentait pas de garanties suffisantes de fiabilité ». Après son retrait, les deux autres modèles furent à nouveau utilisés pour les scrutins suivants (élections cantonales de 1973 et 1976, municipales de 1977, législatives de 1978 et diverses élections partielles) sans que leur mise en service soit très concluante : « les défaillances, les pannes subies par ces matériels de même que le coût très élevé de leur maintenance, ont conduit à les retirer peu à peu du service ».

420 machines étaient en service en 1977. Elles furent supprimées dans la région parisienne à compter de 1984 après les conclusions d’un nouveau bilan. En 1988, elles ne subsistaient que dans les communes de Bastia et d’Ajaccio. Lors de l’élection présidentielle de 2007, quatre-vingt-trois communes étaient autorisées à utiliser des machines à voter. Elles comptaient 1,5 million d’électeurs, soit 3 % du corps électoral. Plusieurs difficultés survenues au cours du premier tour ont à nouveau conduit à de nombreuses critiques répertoriées par le groupe de travail mis en place par le ministre de l’intérieur en septembre 2007.

114 critères techniques
Sur la base des 114 critères techniques fixés par le règlement technique, trois types de machines à voter sont aujourd’hui agréés : les machines ESF1 fabriquées par la société néerlandaise NEDAP et commercialisées par France Élections. Leur agrément a été délivré par un arrêté du 12 avril 2007 ; les machines iVotronic de la société américaine Election Systems & Software (ES&S), distribuées par Berger Levrault et agréées par un arrêté du 15 février 2008 ; les machines Point & Vote plus de la société espagnole Indra Sistemas SA. Le maintien de l’agrément est soumis à un contrôle de la machine tous les deux ans. Le ministère de l’intérieur a indiqué aux sénateurs Alain Anziani et Antoine Lefèvre que le bureau Veritas a inspecté les machines ESF1 et iVotronic en 2012. En revanche, il ne détient aujourd’hui aucune information sur le matériel Point & Vote plus. Il est précisé, à cet égard, que les constructeurs et organismes certificateurs ne sont pas soumis à une obligation de transmission au ministère des rapports de contrôle.  France élections estime entre 5 000 et 6 000 euros hors taxe (HT) le coût moyen d’équipement d’un bureau de vote. Les frais de maintenance et prestations annexes s’élèvent de 65 à 150 euros HT par bureau –donc par machine- et par élection. Pour Berger Levrault, le coût estimatif de la location d’une machine est de 2 300 euros HT pour une élection à deux tours et de 1 400 euros HT pour une élection à un tour lorsque celle-ci est postérieure à l’élection à deux tours. Ces montants incluent les matériels associés (BIP, Flash card, scellés, pack de communication) et l’ensemble des prestations induites (programmation, paramétrage, formation des présidents de bureau de vote, mise sous scellés, mise en place d’un serveur de centralisation le cas échéant, mise à disposition de techniciens le jour du scrutin, gestion de projet). Le prix de vente de la machine Point & Vote plus d’Indra est estimé
à 3 800 euros environ.

Trois types d’incidents
M. François Pellegrini a recensé trois types d’incidents susceptibles d’altérer la sincérité des résultats du scrutin : un dysfonctionnement de la machine comme celui de Schaerbeek, des rayonnements cosmiques, la malveillance. Celle-ci peut s’exercer par l’introduction d’un logiciel de détournement du vote qui, ensuite, s’autodétruit ou la modification du code du logiciel pour falsifier les résultats. Ces fragilités techniques justifient la procédure rigoureuse et sécurisée de stockage des machines destinée à préserver l’intégrité des équipements. Ce défaut de fiabilité du vote électronique a conduit l’Irlande, en 2009, à renoncer à l’utilisation des machines à voter. Même l’Estonie, à la pointe des nouvelles technologies, préfère le papier au numérique. Ces exigences ont conduit, en 2006, les Pays-Bas à interdire un modèle de machines à voter à la suite d’un grave incident. Leur ambassade indiquait alors à Alain Anziani et Antoine Lefèvre qu’« un certain type d’irradiation des écrans, due à la présence de caractères accentués dans le texte, s’est avérée non sécurisée et pourrait être lue à distance ». Dans le même temps, des chercheurs prouvaient la simplicité à modifier les équipements. Dès lors que la confiance dans le vote était rompue, les machines ont été supprimées. Une étude du Chaos computer club a prouvé que « les appareils utilisés étaient facilement manipulables, sans que lesdites manipulations puissent être perçues par le votant ou par le président de la commission électorale ». Et ce en dépit du fait que les appareils utilisés avaient été agréés par le ministère fédéral de l’intérieur, comme l’exigeait la procédure, après la délivrance d’un avis favorable de l’office fédéral de physique et de technique. Le groupe de travail du ministère de l’intérieur Français (2007) a, notamment, déploré qu’il « se révèle largement insuffisant sur certains points en ce qui concerne la sécurité informatique des machines, ce qui explique également que les trois modèles agréés présentent des niveaux de sécurité relativement différents ».

Exemples de faille
En 2011, une faille découverte dans l´un de ces isoloirs hitech. Une vulnérabilité informatique découverte dans le système de vote électronique Diebold AccuVote. La faille pouvait être utilisée pour altérer les résultats du vote. Bien évidement, ce « bug » ne laisse aucune trace d’effraction. Un dispositif peu couteux, aucune reprogrammation et encore moins devenir dans les jours qui viennent un génie de l’informatique. La vidéo ci-dessous montre comment il était simple de prendre le contrôle quasi complet sur ?la machine. Le plus délirant est que cela pourra se faire, à distance.

Démonter un bureau de vote en 59 secondes… pour le piéger

C’est pourquoi, au terme de leur réflexion, Alain Anziani et Antoine Lefèvre n’étaient pas, en l’état, favorables à la levée du moratoire décidé en 2007. « En définitive, le seul avantage décelé réside dans le gain de temps permis par le dépouillement électronique, indiquent les Sénateurs. Mérite-t-il de prendre, en contrepartie, tous les risques attachés à l’utilisation de l’électronique ? » Alain Anziani et Antoine Lefèvre ne le pensent pas.

Hausse de la fraude bancaire en France

La dernière étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) annonce plus de 700.000 piratages bancaires en France, par an. Voilà qui devient intéressant. Les chiffres de la dernière étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) montre qu’il y aurait eu une hausse de 43% des piratages de données bancaires, en France, entre 2010 et 2013. Plus de 700.000 victimes se sont déclarées.

Le rythme des arnaques à la carte bancaire en France ne cesserait d’augmenter indique le Figaro à la suite de cette étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) relative aux « débits frauduleux sur les comptes bancaires ». Des faits déclarés par des victimes lors d’une enquête « cadre de vie et sécurité » lancée par l’Insee. 14.500 ménages ont été interrogés pour cette enquête.

En 2010, 500.000 cas de fraudes bancaires avaient été annoncés. Trois ans plus tard, 200.000 nouveaux se sont invités dans ce compteur qui ne cesse d’augmenter. A noter que le rapport officiel de l’Observatoire de la Sécurité des Cartes de Paiement (OSCP) sur ce sujet doit être publié en juillet prochain. En 2012 (le site n’affiche aucun rapport pour 2013, ndr) l’OSCP annonçait un taux de fraude pour l’année 2011 à 0,077 % « en légère augmentation pour la quatrième année consécutive« . Cela correspondait à un montant total de fraude de 413,2 millions d’euros (contre 0,074 % et 368,9 millions d’euros en 2010).

La justice belge s’attaque à des pirates russes

La justice Belge souhaite poursuivre des pirates russes qui auraient profité de la crise bancaire de 2008 pour s’attaquer à Dexia. En 2008, Russes et Ukrainiens s’aimaient. En 2008, les pirates de ces deux pays jouaient ensemble. En 2008, plusieurs d’entre eux se sont attaqués aux serveurs de la banque Dexia pour voler des données sensibles et privées. A l’époque, Dexia était dans la tourmente de la crise bancaire mondiale. Des pirates russes avaient volé des données bancaires qu’ils avaient revendu à des cybers escrocs Ukrainiens qui avaient blanchi l’argent, entre autres, via une banque Lettone. Bref, une mondialisation du crime qui avait coûté des millions d’euros à Dexia. L’agence Belga vient d’indiquer que le parquet fédéral souhaite poursuivre plusieurs de ces russes et ukrainiens. Le parquet envisage également de poursuivre une banque de Riga (Lettonie). L’enquête serait terminée, il ne reste plus qu’au juge à réclamer la tête des fautifs.