Archives de catégorie : Cybersécurité

Actualités liées à la CyberSecurité.

Les trois principales implications de sécurité de l’IoT

Les professionnels de la sécurité informatique font face depuis une dizaine d’années au raz-de-marée que provoque l’augmentation des connexions d’utilisateurs, terminaux  et objets connectés IoT pour accéder aux ressources de l’entreprise ; dans le même temps, ils s’efforcent de réduire la surface d’exposition aux attaques en éliminant autant de points d’accès que possible.

Les spécialistes des objets connectés, l’ IoT, procèdent généralement à un inventaire des connexions, ils consolident les systèmes sur le réseau et les serveurs ciblés, ils créent des portails en alternative aux accès à distance, et ils opèrent une corrélation avancée des événements de sécurité au moyen d’une solution centrale de sécurité. Introduire des dispositifs IoT dans un environnement revient à ajouter un nombre inconnu de nouvelles portes à un bâtiment qui en compte déjà 100 dont l’accès est à peine contrôlé. En 20 ans, nous sommes passés d’un appareil par utilisateur à quatre ou cinq par personne et bientôt nous ne saurons probablement plus combien notre environnement compte de points d’accès exploitables connectés à Internet.

Rien que l’audit et l’inventaire de ces terminaux apparaissent comme des tâches monumentales, or c’est la première étape d’une stratégie de protection efficace. L’accessibilité future de dispositifs IoT sur le réseau a des incidences sur la sécurité. Voici trois implications qu’il convient de garder à l’esprit :

La prolifération des dispositifs IoT augmente la surface d’attaque

Pensez aux conditions d’accueil des personnes dans un grand immeuble de bureaux d’une ville moyenne. Il est possible que de nombreuses portes ne soient pas gardées, mais la progression du flux est guidée vers un guichet d’accueil ou un hall d’entrée central où les personnes titulaires d’un badge le présentent tandis que les autres doivent se soumettre à des procédures de vérification d’identité avant de se voir remettre un badge qui les autorise à aller plus loin. Pour d’autres types d’accès, l’approche n’est pas différente ; en instaurant une connexion centrale de courtage, au moins pour les requêtes émanant de l’extérieur de la surface d’attaque, l’entreprise peut établir des contrôles à un point unique d’entrée/sortie.

IoT : suffisamment anodins pour être ignorés, mais suffisamment intelligents pour être dangereux

On a trop souvent tendance à réduire l’Internet des Objets à un grille-pain intelligent. Et c’est une partie du problème. La plupart des « objets » connectés sont d’une telle simplicité qu’on banalise leur présence ou ce sont des outils ou des fonctions intégrées dont on ignore même l’existence. On en vient à oublier que, tout anodin qu’ils aient l’air, ces dispositifs sont connectés à Internet. Ce qui les rend aussi intelligents que quiconque décidera d’y accéder ou de s’en servir.

L’objet entre vos mains, à qui appartient-il réellement ?

Ce qui nous amène à la troisième préoccupation : à qui appartient réellement ou qui contrôle le dispositif IoT avec lequel vous vivez ? Est-ce vous qui l’entretenez ? Espérons que quelqu’un s’en charge car faute de correctifs et de maintenance, il y a fort à parier que votre dispositif IoT figurera bientôt dans une base de données des vulnérabilités avec le risque d’être exploité immédiatement après. S’il y a effectivement maintenance, qui y a accès ? Et même si vous avez la réponse à cette question, que savez-vous de la politique de sécurité du fournisseur concerné ? Pour revenir au point précédent, votre sécurité dépend de la vigilance dont fait preuve celui à qui vous confiez des droits d’accès au réseau de votre entreprise. Effrayant, non ? Mais à nouveau, c’est en suivant les bonnes pratiques de gouvernance des accès, comme l’utilisation d’une connexion de courtage comme indiqué précédemment, que vous saurez qui a accès à vos systèmes IoT, par quel moyen, où, quand et comment.

Le nombre des points d’accès et des dispositifs connectés présents sur votre réseau va très certainement continuer d’augmenter au cours des prochaines années. Avez-vous adopté des mesures pour prévenir les risques de compromission liés aux dispositifs IoT ? (Par Thierry Tailhardat, Directeur France de Bomgar)

Internet des Objets et sécurité

Les objets connectés et l’IoT (Internet des Objets) ont changé notre quotidien, aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. Mais les utilisateurs doivent cependant rester prudents face à ces technologies et leur impact sur la vie privée.

Internet des Objets et sécurité – Selon une récente étude iab France et Médiametrie, 53% des français pensent que les objets connectés représentent l’avenir. Toutefois, pour 56% de la population, la confidentialité des données personnelles représente le risque principal des objets connectés. Pour cause, l’IoT permet aux entreprises de créer de nouveaux produits et services – et cela implique de fait la collecte d’informations privées sur l’usage de ces produits. Les objets connectés nous forcent donc à repenser le concept et l’expérience de la confidentialité – ce qui représente un défi majeur pour les usagers, les administrations juridiques et les entreprises.

Le premier risque provient donc du flou juridique qui est, pour le moment, en vigueur. Il est aujourd’hui facile, notamment grâce à la CNIL, d’avoir le contrôle des informations fournies aux sites Internet. Mais celles récupérées par les objets connectés représentent un plus grand challenge. Il est important qu’un cadre légal et réglementaire clair soit mis en place.

Cependant, au delà de l’aspect juridique et de la confidentialité, il est important de réfléchir à la sécurité même de ces données. L’IoT est une technologie en mouvement, et comme toute technologie récente, elle fait encore face à des failles de sécurité. Ces dernières permettent aux hackers de potentiellement prendre le contrôle de l’objet en lui-même, d’attaquer les terminaux ou réseaux informatiques y étant connectés, mais aussi de récupérer les données qui y sont liées.

Internet des Objets

Pour minimiser les risques inhérents aux objets connectés, il faut donc que trois règles soient respectées :

L’intégrité et la sécurité physique : l’objet, quel qu’il soit, doit être pensé dès sa conception pour minimiser les failles et pouvoir être neutralisé en cas de corruption via, notamment, la suppression des données. Des systèmes de mot de passe ou d’identification peuvent également être au besoin mis en place.

La sécurisation des données en transit : les données recueillies par les objets connectés sont ensuite envoyées afin d’être analysées, consultées ou traitées. Elles sont donc également vulnérables lors de ce transfert et des cryptages performants doivent être mis en place pour les protéger.

La sécurité des serveurs : les objets connectés permettent aux entreprises d’avoir en leur possession un grand nombre de données personnelles sur les utilisateurs et leurs usages. Ces données sont stockées sur les serveurs de l’entreprise – qu’ils soient physiques ou basés sur le Cloud. La confidentialité et l’intégrité des données personnelles passent donc également par la capacité des entreprises et prestataires à sécuriser leur infrastructure.

Pour sécuriser l’IoT, il est donc primordial de ne pas oublier que les objets connectés sont un terminal informatique comme un autre – ils ne doivent pas être considérés comme de simples gadgets. Par conséquent, les règles fondamentales de la sécurité informatique doivent être respectées. (Par Stéphane Castagné, Responsable Commercial France chez Barracuda Networks)

Un nouveau logiciel espion OVERSEER s’attaque aux Apps du Google Play Store

Quelques semaines seulement après avoir alerté Apple sur le logiciel espion PEGASUS qui avait trouvé une faille TRIDENT pour s’infiltrer sur IOS, l’équipe de veille et de recherche de Lookout Mobile Security, annonce avoir découvert un logiciel espion qui a attaqué plusieurs Apps sur Google Play Store.

Le spyware appelé OVERSEER, a été identifié sur quatre applications, dont une, Embassy, qui permettait aux voyageurs de rechercher des Ambassades à l’étranger. Ce malware a aussi été injecté sous forme de Trojan dans des applications de diffusion actualités Russes et Européennes. Google a promptement retiré les quatre applications infectées après avoir été prévenu par Lookout.

OVERSEER est un spyware qui cible par exemple grâce à Embassy, les grands voyageurs avec la fonction principale d’effectuer des recherches d’adresses d’Ambassades à travers le monde. Les personnes en voyages d’affaires, qui voyagent régulièrement, peuvent être particulièrement vulnérables à une telle attaque en installant sur leur téléphone l’application.

Les variantes d’OVERSEER sont capables d’identifier et d’exfiltrer l’information suivante :
:: Toutes les coordonnées de la personne attaquée tels que le nom, numéro de téléphone, l’adresse e-mail
:: Tous les comptes installés sur l’appareil infecté
:: Les coordonnées précises de localisation, latitude, longitude, No d’identification de réseau
:: La mémoire disponible interne et externe
:: Toutes les informations techniques du smartphone attaqué, incluant le type de téléphone, le nom de l’opérateur, le fabriquant du téléphone, le numéro d’identification de l’appareil, la version d’Android, l’identification Android, le niveau SDK etc.

Le spécialiste a identifié OVERSEER dans au moins quatre autres applications disponibles sur Google Play Store. Toutes ont été immédiatement retirées par Google. Beaucoup de ces Applis sont nouvelles avec un faible nombre de téléchargements et des commentaires qui semblent être faux. Ceci peut démontrer que ces applications ont été créées avec pour seul objectif d’aider à diffuser OVERSEER.

Lurk : business des codes malveillants

Pourquoi le groupe cybercriminel Lurk monétise l’exploit kit Angler, son outil le plus puissant ? Bienvenue dans le business des codes malveillants !

Au début de l’été, Kaspersky Lab a participé à l’arrestation de membres du gang Lurk, suspectés d’avoir dérobé plus de 45 millions de dollars, grâce à des codes malveillants, auprès d’un certain nombre d’entreprises et de banques en Russie. Il s’agit du plus grand groupe cybercriminel financier capturé ces dernières années. Cependant, il ne s’agissait pas du seul méfait de Lurk. D’après l’analyse de l’infrastructure informatique qui se cache derrière le malware du même nom, ses auteurs ont développé et louent leur kit d’exploitation de vulnérabilités à d’autres cybercriminels. Le kit Angler est un jeu de programmes malveillants capable d’exploiter les failles de sécurité de logiciels répandus afin d’installer en toute discrétion des malwares supplémentaires sur les PC.

Angler : un outil puissant pour la propagation de tous types de malwares
Le kit d’exploitation Angler est, depuis plusieurs années, l’un des outils les plus puissants disponibles sous le manteau pour les pirates. La dernière fois que l’on a entendu parler d’Angler remonte à la fin de 2013, lorsque le kit a été proposé en location. Plusieurs groupes cybercriminels s’en sont servi pour propager différents types de malwares : adwares, malwares bancaires, ou ransomwares. Ce kit d’exploitation a été utilisé activement par le groupe à l’origine de CryptXXX, l’un des ransomwares les plus virulents et dangereux sur Internet, de TeslaCrypt et d’autres menaces. Angler a également été utilisé pour la propagation du cheval de Troie bancaire Neverquest, conçu pour attaquer près d’une centaine de banques différentes. Les activités d’Angler se sont interrompues juste après l’arrestation du groupe Lurk.

Les services de banques en lignes principalement visés par des codes malveillants
Comme l’a montré l’étude réalisée par les experts en sécurité, le kit Angler a été créé à l’origine dans un unique but : fournir au groupe Lurk un moyen de diffusion fiable et efficace, lui permettant de cibler les PC à l’aide de son malware bancaire. Etant un groupe très fermé, Lurk s’est efforcé de conserver la maîtrise de son infrastructure cruciale au lieu d’en sous-traiter certaines parties à l’instar d’autres groupes. Cependant, en 2013, la situation a changé et la bande a ouvert l’accès à son kit pour tous ceux disposés à payer.

Nous supposons que la décision de Lurk d’ouvrir l’accès à Angler a été en partie motivée par une nécessité financière. A l’époque où le groupe a mis Angler en location, la rentabilité de sa principale activité – le cybervol d’entreprises – était en baisse sous l’effet d’une série de mesures de sécurité mises en place par les développeurs de logiciels de banque à distance, ce qui a rendu la tâche beaucoup plus difficile pour ces pirates. Or, à cette même époque, Lurk devait entretenir à ses frais une infrastructure réseau et un “personnel” considérables. Le groupe a donc décidé d’élargir ses activités et y est parvenu dans une certaine mesure. Tandis que le cheval de Troie bancaire Lurk menaçait exclusivement des entreprises russes, Angler a été employé dans des attaques visant des utilisateurs du monde entier. Son développement et son support – n’était que l’une des facettes de l’activité de Lurk. En l’espace de plus de cinq ans, le groupe est passé de la création de malware très puissant pour le vol automatisé de fonds avec des logiciels de banque à distance, à des stratagèmes évolués impliquant des fraudes à base d’échange de carte SIM et des spécialistes du piratage de l’infrastructure interne des banques.

Compromission : On ne vole pas loin sans de bonnes pratiques de sécurité

Compromission – De nombreuses personnes vivent à proximité de la ville de Tampa, en Floride, pour diverses raisons, l’une d’entre elles étant de pouvoir transiter régulièrement par l’un des meilleurs aéroports des Etats-Unis, le Tampa International Airport (TIA). Malheureusement, comme beaucoup d’autres en ce moment, TIA a récemment fait les frais d’une compromission de sa sécurité informatique. Mais plus que d’autres, comme il s’agit d’un aéroport international, TIA a dû prendre la peine de s’expliquer.

Compromission – De ce que nous savons des failles constatées, la liste s’apparente à tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de sécurité informatique. TIA a recruté une personne pour travailler sur un projet Oracle. Cette personne a communiqué ses identifiants VPN, ses comptes (privilégiés) et ses mots de passe à près d’une dizaine d’autres personnes dont certaines travaillant pour une agence de recrutement, qui se sont connectées au système des dizaines de fois depuis Mumbai et Pradesh, en Inde, des Emirats Arabes Unis et du Cachemire, en Inde.

Ce cas particulier met en scène la collision malheureuse de VPN mal sécurisés, des accès non contrôlés de prestataires et de la non observance des bonnes pratiques de gestion des mots de passe. Plusieurs personnes ont été licenciées, dont le directeur et le responsable informatiques. TIA en est venu à paralyser ses processus métier en prenant la décision radicale, mais probablement nécessaire, de ne plus autoriser l’accès au réseau informatique de l’aéroport qu’aux équipements délivrés par les autorités aériennes compétentes et non plus aux appareils électroniques personnels.

Suite à cette compromission, parce que TIA n’avait pas correctement encadré les conditions d’accès dès le départ, l’aéroport a dû revenir à ses pratiques d’il y a 20 ans. Or des alternatives existent.

Ne jamais faire aveuglément confiance à des prestataires extérieurs dès qu’il s’agit de la sécurité de VOS informations. Désignez clairement les tierces parties, les prestataires et les consultants qui travaillent pour vous. Les prestataires de services IT et sociétés de conseil ne sont pas réputés pour la rigueur de leur sécurité informatique. Ce n’est pas parce qu’ils détachent des consultants que leur posture de sécurité est nécessairement mature. Vérifiez comment ils recrutent les profils des professionnels qu’ils envoient en mission et s’ils leur dispensent des formations de sensibilisation aux pratiques de sécurité.

Pour l’accès des tiers à votre environnement, d’autres solutions existent que de passer par un VPN et de simplement prier pour que chacun observe les bonnes pratiques. Une solution avec une connexion de courtage permet de contrôler qui a accès à vos systèmes IoT, par quel moyen, où, quand et comment. Séparez bien les choses : vous pouvez très bien autoriser des tierces parties à collaborer à vos projets, sans leur délivrer un grappin façon IP pour s’infiltrer sur votre réseau interne.

Ne pas accorder d’accès libre sans restriction. Instaurez une procédure mature de traçabilité de vos prestataires du moment où ils font une demande d’accès au moment où vous le leur accordez et où vous le révoquez. Ainsi vous êtes informé et vous faites preuve de responsabilité.

Surveiller ce qu’ils font de leur autorisation d’accès. Prévoyez de jeter un œil par-dessus leur épaule chaque fois que vous le souhaitez. Enregistrez toute l’activité. Ce qui est gênant dans le cas du piratage de TIA, c’est que même après les investigations de sécurité, les auditeurs étaient « incapables de dire quelles données spécifiques ont pu être transférées. » L’enregistrement systématique des activités des prestataires qui se connectent à vos réseaux et systèmes permet de toujours savoir qui a fait quoi exactement. C’est une bonne pratique à observer en toutes circonstances, pour une gestion de projet, le suivi de facturation, la conduite d’un audit de sécurité annuel et la gestion post-compromission dans le cas d’un incident comme celui de l’aéroport TIA.

Renforcer la sécurité des mots de passe. Dans le cas particulier de TIA, il semble qu’aucun contrôle des règles de gestion des mots de passe ait été exercé. Une solution de référentiel sécurisé de mots de passe/identifiants peut permettre de régler cette situation rapidement. Vous éliminez le risque lié à des mots de passe dupliqués, faciles à deviner, partagés, ainsi que les menaces que posent les comptes partagés ou intégrés aux systèmes.

Chaque cas de compromission est source d’enseignements, ce sera le cas à long terme pour l’aéroport de Tampa.
(Par William Culbert, Directeur de Solutions Engineering, Bomgar)

Les attaques DDoS migrent vers le cloud des grands providers

Comme la plupart des “services” les attaques informatique migrent vers le cloud.

Selon Radware, la dernière tendance sur la scène du piratage international consiste utiliser les plateformes Cloud de grand fournisseurs tels que Amazon Web Services, Google ou Microsoft afin de déployer des attaques de déni de service (DDoS) à très grande échelle. Les pirates utilisent par ailleurs ces services pour mettre en œuvre des attaques de type “phishing” ainsi que d’autres activités malveillantes visant à leurrer ou contaminer les API (interfaces de programmation applicative) publiques  de manière en modifier le comportement, à les utiliser pour cacher des scripts, du codes, des fichiers malveillants etc.

En seulement quelques heures, les pirates sont alors susceptibles de “charger” des scripts d’attaque et de lancer des assauts. Les organisations qui utilisent ces plateformes cloud pour la conduite de leurs activités sont alors confrontés à un risque majeur concernant leur sécurité puisqu’ils ne peuvent pas bloquer la communication avec ces plateformes de nuage public.

Les pirates utilisent des plateformes cloud pour deux raisons: le volume et la dissimulation. Il existe des contextes d’utilisation spécifiques où une connection permanente est établie entre le réseau interne d’une entreprise et ses applications cloud.” indique Ben Zilberman, de chez Radware. “Dans ce type de scénario, si une attaque est lancée depuis le fournisseur de services cloud cela représente un véritable défi en terme de défense et de protection. La solutions de sécurité doit être suffisamment intelligente distinguer le trafic légitime du malveillant. Si les hackers parviennent à tirer parti de la puissance de grands fournisseurs de cloud publics pour effectuer des attaques par déni de service, leur seule limite est le budget dont ils disposent !

Backdoor : fichiers Publisher peuvent entrainer des vols de données

Une vague de spams ciblés infecte actuellement les ordinateurs Windows via une backdoor, permettant aux cybercriminels de dérober des informations sensibles d’entreprises.

Backdoor dans vos mails ? Les chercheurs antispam des Bitdefender Labs ont identifié quelques milliers d’e-mails contenant des pièces jointes ayant .pub, comme extension, et se faisant passer pour des commandes ou factures de produits. Les expéditeurs de ces courriers électroniques usurpent l’identité d’employés travaillant le plus souvent dans des petites et moyennes entreprises  au  Royaume-Uni ou en Chine, mais pas seulement, d’autres entreprises plus importantes sont également ciblées.

Les destinataires sont invités à ouvrir les fichiers joints avec Microsoft Publisher, un logiciel de Publication Assistée par Ordinateur (PAO), intégré à Microsoft Office 365. Publisher est communément utilisé pour éditer et mettre en page des textes, ou encore créer des flyers, newsletters, des e-mailings, etc.

« .pub n’est pas une extension de fichier souvent utilisée pour diffuser des logiciels malveillants », déclare Adrian Miron, Chef de la division Antispam des Bitdefender Labs. « Les spammeurs ont choisi ce type de fichiers, car, en général, les gens ne se doutent pas qu’il puisse être un vecteur d’infection ».

Backdoor : porte cachée 2.0

L’extension .pub infectée contient un script (VBScript) qui intègre une URL agissant comme un hôte distant. De là, le malware télécharge un dossier auto-extractible contenant un script AutoIt, outil qui sert à exécuter le script et un fichier chiffré en AES-256. Les chercheurs ont remarqué que ce fichier chiffré peut être déchiffré en utilisant une clé dérivée de l’algorithme MD5 (Message Digest 5), d’un texte écrit à l’intérieur du fichier AutoIt.

Une fois que le fichier est déchiffré et installé, les attaquants ont alors accès au système via une backdoor et peuvent contrôler les ressources sur l’ordinateur compromis. Le malware peut mémoriser des séquences de touches pour enregistrer les mots de passe et noms d’utilisateurs, dérober des informations de connexion à partir des navigateurs Web ou des e-mails, afficher les données du système et  réaliser d’autres actions intrusives.  « Nous avons des raisons de croire que ce type d’attaque provient de l’Arabie Saoudite et de la République tchèque », ajoute Adrian Miron.

Le code malveillant est détecté sous le nom de W97M.Downloader.EGF, ainsi que la charge utile de la backdoor comme Generic.Malware.SFLl.545292C0. [MD5 : 8bcaf480f97eb43d3bed8fcc7bc129a4]. Pour rester protégé contre ce type de menaces, il est conseillé aux entreprises d’installer un filtre antispam fiable. Les utilisateurs doivent éviter d’ouvrir et de télécharger des pièces jointes suspectes provenant de sources inconnues.

Réseaux sociaux : la police utilise une vieille loi obsolète pour arrêter des internautes

Un rapport publié récemment par le Bureau National Crime Records indien indique suggère que la police des différents états se moque ouvertement de la modification d’une loi. Bilan, Plus de 3.000 personnes arrêtées illégalement.

Le problème avec les lois c’est qu’elles changent souvent. Modifications, amendements… Bilan, se mettre à jour n’est pas chose aisée. Si en plus vous rajoutez de la mauvaise foi, vous voilà avec une constatation inquiétante du Bureau National Crime Records.

Cette entité Indienne explique ouvertement que les policiers en charge de L’internet et du Cybercrime font fi de la modification d’une loi « Section 66A of the Information Technology Act » qui permettait d’arrêter des internautes donnant un avis « contraire » que celui prôné, par exemple, par le gouvernement ou des politiques, sur les réseaux sociaux. Bref, râleurs, dissidents politiques… ne doivent plus être inquiétés.

Sauf que les autorités des différents états indiens ont du mal avec cette mise à jour. 3 133 personnes ont été arrêtées arbitrairement par la police pensant que la Section 66A of the Information Technology Act était toujours en activité. Un tribunal avait confirmé, en 2015, le droit de la liberté de parole et d’expression des citoyens indiquant même que « l’article 66A s’attaque de manière arbitraire, excessive et disproportionnée le droit de la liberté d’expression« . En 2015, sur les 3 133 personnes arrêtées, 64 avant moins de 18 ans. 2 avait plus de 60 ans. (BS)

Trois logiciels destinés aux dentistes vulnérables aux pirates informatiques

Base de données vulnérables et manipulation possible pour 3 logiciels destinés aux dentistes.

Outils professionnels vulnérables ! Le CERT de l’Université américaine Carnegie Mellon vient d’annoncer la découverte de problèmes informatiques dans trois logiciels destinés aux dentistes souffraient de failles informatiques qui donneraient un accès aux données sauvegardées via ces outils professionnels. Des fuites qui concernent aussi les patients.

Parmi les failles, des injections SQL qui ouvrent les portes aux informations gardées par les bases de données. Sont concernés deux logiciels de gestion de dossiers dentaires : Dentsply Sirona et Open Dental. Ce dernier est très mignon, j’ai pu tester la chose chez un dentiste ami Belge, il n’y a pas de mot de passe pour accéder à l’outil de gestion MySQL (sic!).

Le troisième logiciel montré par la roulette du CERT, le Dexis Imaging Suite 10. L’éditeur vient de conseiller à ses utilisateurs de mettre à jour les informations d’identification de la base de données. Bref, lisez le mode d’emploi et changez les accès, les urls, …

L’ampleur du problème semble énorme. Des milliers de dentistes utiliseraient l’outil en question, dont des clients gouvernementaux américains comme des cliniques de la marine ou encore de l’US Air Force.

Open Dental, en tant que logiciel libre et open-source, est disponible pour quiconque souhaite le télécharger. 4000 cabinets dentaires l’utiliseraient.

Justin Shafer, l’auteur des trois découvertes, est un spécialiste de l’informatique « dentaire ». Ce Texan avait fait les manchettes de la presse US, l’année dernière, après que le FBI se soit invité chez lui, pour l’arrêter, après avoir divulgué une faille dans le logiciel Dentrix.

Saisies de serveurs VPN chez Perfect Privacy

La police néerlandaise a saisi deux serveurs appartenant à la société suisse Perfect Privacy dans le cadre d’une enquête. Les logs VPN concernés.

Récemment, la France et l’Allemagne ont déclaré la guerre au chiffrement avec un objectif de forcer les grandes sociétés de technologie à proposer des « outils » permettant de passer outre le chiffrement et l’anonymat des communications passant par les Internet. Bref, l’installation de backdoors [portes cachées]  dans les services de messageries sécurisés serait grandement appréciée. Et si cela ne fonctionne pas, la saisi du matériel reste la solution usitée par les autorités.

Le fournisseur de VPN [Virtual Private Network] Suisse, Perfect Privacy, informé, fin août, ses clients que deux de ses serveurs, basés chez I3D à Rotterdam au Pays-Bas, avaient été saisis par la police locale dans le cadre d’une enquête. La police n’a pas contacté directement la société Suisse, elle a été se servir directement chez son hébergeur néerlandais. Les fournisseurs de services VPN sont très souvent sollicités par la justice lors d’enquêtes en cours. Dans la majorité des cas, les sociétés, du moins celles basées dans des régions ou les législations sont peu regardantes sur le sujet, ne répondent pas. Il est fort probable que ce soit le cas pour Perfect Privacy.

En Avril 2016, la police néerlandaise avait déjà saisi du matériel, cette fois chez le fournisseur Ennetcom VPN, une société basée aux Pays-Bas et au Canada. Dans ce cas, la police avait  accusé Ennetcom d’aider les pirates informatiques et autres escrocs du numériques à se cacher.

A noter qu’un VPN reste un outil INDISPENSABLE si vous surfez hors de vos murs (Voyage, Gare, Hôtel, Aéroport…). Il permet de chiffrer vos communications entrantes et sortantes de votre ordinateur. Vos surfs sont, aussi, anonymes au regard du site, serveur, forum que vous visitez.

La FAA continue de mener la guerre aux utilisateurs de drones

La FAA met en place 107 obligations concernant les drones. Un test payant imposé aux pilotes.

La semaine dernière, les nouvelles règles fédérales pour les opérateurs de drones commerciaux ont pris effet. Pour la première fois, la Federal Aviation Administration ne demande pas d’examiner et d’approuver chaque utilisation commerciale unique dans le pays. Ce processus d’approbation par la renonciation a pris des mois, et a inutilement retardé le développement commercial et le déploiement de la technologie de ces petits engins volants. Cependant, 107 règles de la FAA fixent des limites strictes sur le type d’opérateurs.

Les pilotes de drones doivent, par exemple, passer un test de connaissance de la FAA, test qui coûte 150 $, et qui doit être renouvelé tous les deux ans.  Une fois le test validé, les pilotes ne peuvent pas voler avec des drones de plus de 55 livres (25 kilos), et ne pas voler à plus de 400 pieds d’altitude, soit 121m. Interdit aussi de voler de nuit ou dans des zones peuplées , ou voler directement au-dessus de personnes non impliquées dans le vol lui même. (DS)

Terrorist Travel Prevention : vos identifiants aux réseaux sociaux pour vous rendre aux USA

Terrorist Travel Prevention – Le gouvernement Américain est en train de peaufiner des nouveautés pour se rendre sur son territoire comme la fourniture de ses identifiants aux réseaux sociaux.

Terrorist Travel Prevention – Ambiance sympathique à venir, au passage de la frontière américaine. Pour ceux qui ont la chance, comme votre serviteur, de se rendre souvent sur le sol de l’Oncle Sam, le passage devant les « souriants » et très pointilleux policiers des frontières américaines (Customs and Border Protection) peut en refroidir plus d’un. Questions à la tonne via le formulaire I-94 : « Quelqu’un dans votre famille était nazi durant la guerre ? » et les CBP : « Placez vos dix doigts sur le capteur » ; « Ne souriez pas à la caméra » …

Prochainement, du moins si le gouvernement fédéral d’Obama fait voter ce renforcement de la loi de 2015 « Terrorist Travel Prevention« , les voyageurs seront invités à fournir leurs identifiants aux réseaux sociaux. On ne parle pas, évidement, des mots de passe, mais au moins l’adresse de votre Twitter, Facebook, Google+, … Pour traduire, il sera demandé vos logins, userID, Username. Une invitation qui pourrait devenir rapidement une obligation si les « gardiens » décident de trouver bizarre que vous n’en possédiez pas. Seront concernés, les ressortissants de pays n’ayant pas obligation à posséder un Visa, soit 38 pays, dont la France. Bref, ça va être sympa si, comme moi, vous utilisez une quarantaine de comptes et réseaux sociaux.

Il faudra m’expliquer à quoi servira cette fourniture aux autorités fédérales. Déjà que pour avoir son ESTA, les informations demandées sont légions. Rien n’empêche de garder certains de ses comptes sociaux secrets. A moins que les sbires d’Obama souhaitent comparer les IP des comptes proposés avec les IP de comptes surveillés, mais non identifiés. Seulement 800 personnes ont répondu à la consultation lancée par la Maison Blanche. La grande majorité indique que cette nouveauté ESTA est « ridicule« , « inutile« , « Une proposition de Donald Trump ?« .

Filtre anti espion sur les prochains Hewlett-Packard

Le géant de l’informatique Hewlett-Packard s’associe avec 3M pour préinstaller sur ses prochains ordinateurs portables professionnels un filtre anti espion.

Filtre anti espion – Quoi de plus courant que de croiser à la terrasse d’un café, dans le train ou dans un aéroport ces fiers commerciaux pressés de travailler, même dans un lieu non sécurisé. Autant dire que collecter des données privées, sensibles, en regardant juste l’écran de ces professionnels du « c’est quoi la sécurité informatique ? » est un jeu d’enfant.

Hewlett-Packard (HP), en partenariat avec 3M, se prépare à commercialiser des ordinateurs portables (Elitebook 1040 et Elitebook 840) dont les écrans seront équipés d’un filtre anti voyeur. Un filtre intégré directement dans la machine. Plus besoin d’utiliser une protection extérieure.

Une sécurité supplémentaire pour les utilisateurs, et un argument de vente loin d’être négligeable pour le constructeur. Selon Mike Nash, ancien chef de la division de sécurité de Microsoft et actuellement vice-président de Hewlett-Packard, il est possible de croiser, partout, des utilisateurs d’ordinateurs portables sans aucune protection écran. Bilan, les informations affichés à l’écran peuvent être lues, filmées, photographiées.

Le filtre pourra être activé et désactivé à loisir.

Les nouvelles technologies placent la sécurité au cœur du FIC 2017

Le FIC 2017, qui réunira l’ensemble des acteurs publics et privés, les 24 et 25 janvier prochains à Lille, permettra d’échanger autour des défis d’un monde toujours plus connecté et de participer à la construction d’un espace numérique sécurisé.

FIC 2017 – Organisé conjointement par la Gendarmerie Nationale, CEIS et EuraTechnologies, et co-financé par la Région Hauts-de-France, la 9è édition du Forum International de la Cybersécurité sera consacrée à la sécurité de demain et aux nouveaux usages.

« Les usages pour le meilleur sont parfois au service du pire. Les prédateurs l’ont bien compris. Ils viennent dans l’espace numérique qui leur offre le meilleur rapport gain/risque pénal. La cybercriminalité est la criminalité du XXIe siècle, comme nous l’écrivions lors de la fondation du FIC, en 2007. Il est désormais urgent de mobiliser tous les acteurs publics et privés, car l’enjeu est bien la nature de la « nouvelle société » qui sera la nôtre dans une quinzaine d’année » explique le Général Marc Watin-Augouard, fondateur du FIC.

Dans un contexte de loi pour une République numérique sur le plan national, et d’une Europe de la cybersécurité plus que jamais en marche, l’événement européen de référence réunissant tous les acteurs de la confiance numérique rassemblera représentants de la société civile, offreurs de services et de solutions de sécurité de confiance, utilisateurs finaux, monde public et sphère académique.

Des interrogations stratégiques à l’échelle européenne

La directive NIS met déjà en place un groupe de coordination, ainsi qu’un réseau réunissant les CERT. Mais la Commission souhaite aller plus loin et proposera début 2017 un schéma directeur prévoyant un plan de coordination en cas de cyber attaque de grande ampleur avec la participation de l’ENISA, des CERTs et d’EC3 (Europol).

Placé au cœur de l’actualité, le FIC 2017 sera l’occasion d’avancer des pistes de réflexion dans la gestion des crises cyber à l’échelle européenne et, après l’adoption du « Privacy Shield », d’échanger sur les ambitions numériques de l’Europe.

Le partage d’expérience : une piste d’amélioration pour la filière cybersécurité
Les 3 premiers arrêtés pris à la suite de la Loi de programmation militaire (LPM) ont été publiés récemment (produits de santé, gestion de l’eau, alimentation). Le FIC 2017 permettra d’assister à des retours d’expérience d’infrastructures critiques de nos voisins européens.

FIC 2017 – L’humain, clé de la réussite d’une stratégie de cybersécurité

La formation, la sensibilisation, la mobilisation des métiers autour des enjeux de cybersécurité, la recomposition du paysage des fonctions IT… Ces sujets, traités lors de la prochaine édition du Forum International de la Cybersécurité, place l’homme au cœur des débats. Quels sont les nouveaux outils de la sensibilisation ?  Comment associer les métiers aux démarches de sécurité ? Quelle place donner à la sécurité dans l’entreprise ? Autant de questions auxquelles tenteront de répondre les experts en cybersécurité et les directeurs métiers, des secteurs publics et privés.

Répartis sous 7 thèmes : Enjeux internationaux – La filière cybersécurité – La sécurité en entreprise – Lutte anti-cybercriminalité – Nouvelles technologies – Questions de société – et Technologies de sécurité, les plénières, conférences et ateliers du FIC permettront de couvrir les sujets selon un enjeu stratégique, juridique, industriel ou technologique.

Parmi les  sujets phares de cette 9è édition du Forum International de la Cybersécurité figurent également :
– Bug bounty, mode d’emploi
– Le développement du Shadow-IT : risque ou opportunité ?
– Le ransomware : quelles solutions pour ces nouvelles menaces multiformes ?
– Droit et cybercriminalité : quelles évolutions pour une législation plus efficace ?
– Le véhicule autonome : comment sécuriser la conduite en toute sécurité
–  La blockchain : quelles applications concrètes pour une technologie prometteuse ?
– Smart City : big mother en puissance ?
–   La santé peut-elle être connectée en toute sécurité ?
– La maitrise de la sphère numérique individuelle, un nouveau défi pour les utilisateurs connectés
– Monde virtuel, monde réel, liaisons dangereuses ?
– Cyberdéfense : l’automatisation est-elle synonyme d’intelligence ?

FIC 2017 – Ouverture des inscriptions pour le prix de la PME innovante

En janvier dernier, 40 PME avaient concourues au Prix de la PME innovante qui vise à la fois à encourager la recherche et l’innovation dans le secteur de la cybersécurité et à valoriser les PME. Lors du FIC 2016, le Prix de la PME innovante avait été attribué à Cyber Test Systems et le Prix spécial du jury à TrustinSoft. Les inscriptions pour le Prix de la PME 2017, parrainé par Airbus Defence and Space sont ouvertes.

La Fondation Linux annonce le lancement d’une nouvelle formation online axée sur la sécurité à l’occasion des 25 ans de Linux

La Fondation Linux poursuit sa mission dans le domaine de la sécurité avec une nouvelle formation orientée vers le développement des logiciels open source.

La Fondation Linux, l’organisation à but non lucrative fomentant la gestion professionnelle de l’open source destinée à la collaboration de masse, a annoncé la disponibilité d’un nouveau cours de formation en ligne, Linux Security Fundamentals (LFS216). Ce cours en autoformation est une nouvelle preuve du dévouement de la Fondation Linux au renfort de la sécurisation d’Internet, des autres logiciels Linux et open source ainsi que des infrastructures informatiques.

« Le logiciel Open Source est présent presque partout sur Internet et il génère des milliards de dollars d’affaires, mais de nombreux projets manquent encore d’un processus de sécurité rigoureux, » affirme Nicko van Someren, directeur des techniques informatiques à la Fondation Linux. « Dès le premier jour, la formation professionnelle et universitaire joue un rôle clé dans la garantie d’un niveau élevé en matière de sécurité, de qualité et de fiabilité des projets open source. Qu’ils soient de type libre ou propriétaire, la sécurité des logiciels doit débuter le plus tôt possible si l’on tient à minimiser les risques. »

En plus de soutenir le développement de Linux et d’autres logiciels open source fondamentaux, la Fondation Linux a pris des mesures pour s’assurer que le logiciel dont elle contribue à la production est sécurisé et que les utilisateurs disposent de toutes les ressources dont ils ont besoin pour réussir. Ces efforts regroupent le Badges Program de la Core Infrastructure Initiative, dans le cadre duquel des projets open source tels qu’OpenStack peuvent mettre en avant un développement centré sur la sécurité. Avec Let’s Encrypt, la Fondation Linux et ses partenaires ont contribué à sécuriser plus de 5 millions de sites Internet et elle espère finalement atteindre un degré de sécurisation de 100% pour Internet à l’aide du HTTPS. Cette formation axée sur les compétences qui est chargée d’enseigner aux utilisateurs la manière dont ils peuvent maximiser la sécurité des systèmes s’inscrit comme un complément essentiel de ces initiatives.

Le cours d’Introduction à la sécurité sur Linux couvre les bases que tout professionnel de l’informatique travaillant avec Linux doit connaître. Il commence par un aperçu sur la sécurité informatique, puis évoque la manière dont la sécurité concerne l’ensemble des membres des chaînes de développement, d’implémentation, d’administration et d’utilisation finale.

Les sujets spécifiques couverts incluent notamment :
?     Évaluation des menaces et des risques
?     Audits et détection
?     Sécurité des applications
?     Vulnérabilités du noyau
?     Sécurité des systèmes locaux
?     Sécurité des réseaux
?     Déni de service (DoS)
?     Pare-feu et filtrage de paquets

LFS216 est conçu pour les personnes participant à des tâches liées à la sécurité à tous les niveaux. Les classes pratiques utilisent des applications virtuelles pour démontrer « ce qui se passe », plutôt que de se reposer sur des exercices de rédaction dans le but de configurer des serveurs complexes. À la fin du cours, les étudiants seront en mesure d’évaluer les besoins actuels en matière de sécurité, d’évaluer la préparation actuelle en matière de sécurité et de mettre en place les options de sécurité demandées. Ce cours est la deuxième offre de la Fondation Linux en matière de sécurité, la première étant le cours Linux Security (LFS416), dispensé par un formateur depuis 2013.

« Nous savons que la sécurité est une préoccupation pour toutes les organisations du domaine de l’informatique, c’est pourquoi la Fondation Linux organise des initiatives telles que la Core Infrastructure Initiative et Let’s Encrypt, visant à simplifier la protection des données et des systèmes sensibles, » affirme Clyde Seepersad, directeur général de la formation de la Fondation Linux. « Ces efforts importants ne peuvent cependant aller plus loin ; c’est pourquoi faciliter la formation professionnelle aux meilleures pratiques de sécurité du personnel à tous les niveaux demeure essentiel pour s’assurer que tous les systèmes restent stables et sécurisés. »

L’inscription à LFS216 est à présent disponible au tarif de 199 $. Dans le cadre du 25e anniversaire, les particuliers pourront acquérir jusqu’au 28 août une offre regroupant le nouveau cours Introduction à la sécurité sur Linux ainsi que LFS201 – Principes de base de l’administration système, LFS211 – Réseaux et administration de Linux et LFS265 – Introduction aux réseaux basés sur les logiciels pour seulement 250 $, soit une économie de 75 %. Cette offre apportera aux futurs administrateurs systèmes Linux toutes les connaissances dont ils ont besoin pour se lancer sur le terrain et elle les préparera à l’examen Sysadmin, certifié par la Fondation Linux.

Lutte anti-terrorisme et chiffrement : le Conseil national du numérique lance une réflexion à la rentrée 2016

Mardi 23 août, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a rencontré son homologue allemand pour soutenir une initiative européenne de lutte contre le terrorisme visant à limiter le chiffrement. En réaction, le Conseil national du numérique (CNNum) souhaite instruire les implications politiques, sociales et économiques d’une limitation du chiffrement. Le Conseil se saisira de cette question à la rentrée pour apporter sa contribution au débat.

A l’initiative du Président du CNNum Mounir MAHJOUBI, plusieurs membres du Conseil et experts extérieurs (dont Isabelle FALQUE-PIERROTIN – Présidente de la CNIL, Gilles BABINET – Digital Champion de la France auprès de l’Union européenne et Tristan NITOT – Fondateur de Mozilla Europe et Chief Product Officer de Cozy Cloud) se sont exprimés en faveur du chiffrement dans une tribune publiée dans “Le Monde” le 22 août. Ils alertent le gouvernement français sur les conséquences graves et non anticipées d’une limitation du chiffrement ou d’une généralisation des portes dérobées (backdoors). De telles mesures auraient pour conséquence d’affaiblir la sécurité des systèmes d’information dans leur ensemble” en ouvrant des failles de sécurité utilisables par tous, à des fins légitimes ou mal-intentionnées. De plus, elles auraient “une efficacité toute relative sur l’infime minorité d’utilisateurs ciblés”.

Accusé de faciliter la propagande et la préparation d’actes terroristes, le chiffrement est avant tout utilisé par les citoyens, entreprises et pouvoirs publics pour protéger des communications ou transactions. Il consiste à protéger des données en les rendant illisibles de l’extérieur et déverrouillables par une clé.

Mounir MAHJOUBI, Président du CNNum, résume ainsi les enjeux : “Il n’est pas question de nier les enjeux de sécurité et l’urgence d’agir. Le chiffrement peut être utilisé par des terroristes mais il constitue surtout un élément essentiel de notre sécurité en ligne et, partant, de celle de notre pays.

Afin d’apporter à ce débat un éclairage à la hauteur des enjeux liés au chiffrement, le Conseil national du numérique prévoit donc de lancer dès la rentrée des travaux dédiés à ce sujet, notamment sur les règles de coopération judiciaire internationale et la généralisation d’une culture du chiffrement.

Microsoft diffuse des infos chiffrées via votre port 80

Microsoft se fait envoyer, de votre ordinateur, des informations chiffrées. Toutes les 5 minutes des « trucs » passent par le port 80 de votre machine.

Âllo, le port 80 ? Voilà qui est « amusant ». Mike Patterson, patron de la société Plixer, spécialisée dans la sécurité informatique, découvre que les options de « confidentialité » proposées par Windows 10 ne servent à rien, mais qu’en plus, l’OS du géant américain communique toutes les 5 minutes des données chiffrées à un de ses serveurs.

Finesse de la chose, pour ne pas éveiller les soupçons, les données chiffrées communiquées à ssw.live.com le sont pas le port 80, via un bon gros HTTP. Il faut dire aussi que si les informations collectées, on ne sait pas lesquelles, passaient par un HTTPS (port 443), les soupçons auraient été plus rapide.

Lors de sa recherche, Mike Patterson a découverte que l’éditeur d’antivirus McAfee, ainsi que le fabriquant de casque Plantronics agissaient aussi de la sorte. [Techradar]

Pirater des systèmes biométriques à partir de vos photos Facebook

Des chercheurs découvrent comment pirater des systèmes biométriques grâce à Facebook. Les photographies sauvegardées dans les pages de Facebook peuvent permettre de vous espionner.

De nombreuses entreprises de haute technologie considèrent le système de reconnaissance faciale comme l’une des méthodes fiables pour être reconnu par votre ordinateur. J’utilise moi-même la reconnaissance biométrique digitale, rétinienne et du visage pour certaines de mes machines. C’est clairement un des moyens simples et fiables de vérification d’une identité. Cependant, des chercheurs prouvent que la biométrie peut se contourner, dans certains cas, avec une photo, de la colle…

Une nouvelle découverte vient de mettre à mal, cette fois, la reconnaissance faciale mise en place par Facebook. Comme je pouvais vous en parler en 2014, Facebook met en place une reconnaissance faciale que des commerçants Américains ont pu tester avec succès. Des chercheurs ont découvert que cette prouesse technologique n’est pas encore parfaite et sujette au piratage. Des pirates peuvent utiliser votre profil Facebook, et les photos sauvegarder.

Systèmes biométriques

Des étudiants de l’Université de Caroline du Nord ont expliqué lors de la conférence d’Usenix, à Austin, avoir découvert une nouvelle technique particulièrement exaspérante pour intercepter l’intégralité d’un visage, via Facebook. Le rendu 3D et certaines « lumières » peuvent permettre de cartographier votre visage en deux clics de souris. Les chercheurs ont présenté un système qui créé des modèles 3D du visage via les photos trouvées sur Facebook. Leur modèle 3D va réussir ensuite à tromper quatre systèmes de reconnaissance faciale… sur 5 testés : KeyLemon, Mobius, TrueKey, BioID, et 1D.

Pour leur étude, 20 cobayes volontaires ont participé à l’expérience. Leurs photos sont tirées d’espaces publiques comme Facebook, mais aussi LinkedIn et Google+. La modélisation des visages à partir de 27 images différentes va permettre de créer des modèles en 3D, avec des animations faciales : bouches, yeux… Les chercheurs ont reconstruit les visages via les bouts trouvés sur les différentes photographies.

70,2% des attaques DDoS par botnet ont utilisé des serveurs Linux au 2ème trimestre 2016

Durant la période étudiée, ce sont les ressources de 70 pays qui ont été visées par des attaques DDoS, la Chine étant le pays le plus touché (77% du nombre total d’attaques). L’Allemagne et le Canada sont tous les deux sortis du top 10 des pays visés, remplacés par la France et les Pays-Bas.

La durée des attaques a largement augmenté ce trimestre. Si le nombre d’attaques ayant duré jusqu’à 4h a diminué – passant de 68% au 1er trimestre à 60% au 2nd trimestre – la proportion de très longues attaques a augmenté. 9% des attaques ont duré entre 20h et 49h (contre 4% au 1er trimestre) et 4% ont duré entre 50h et 99h (contre 1% au 1er trimestre). Au 2nd trimestre, l’attaque la plus longue a duré 291 heures (soit 12 jours), contre 8 jours au 1er trimestre.

Bien que les méthodes d’attaques les plus utilisées demeurent SYN DDoS, TCP DDoS et HTTP DDoS, la proportion d’attaques de type SYN DDoS a été multipliée par 1,4 par rapport au trimestre précédent (pour atteindre 76%). Cette augmentation s’explique principalement par la multiplication des attaques utilisant des botnets Linux – qui sont les plus efficaces pour les attaques SYN-DDoS. C’est la première fois que Kaspersky DDoS Intelligence enregistre un tel déséquilibre entre les bots basés sur Linux (70%) et Windows (30%).

« Les serveurs Linux contiennent souvent des vulnérabilités assez classiques, sans pour autant être protégés par une solution de sécurité robuste, ce qui les rend plus sujets aux infections de bots. Les attaques réalisées par des bots Linux sont simples mais efficaces ; elles peuvent durer plusieurs semaines, alors que le propriétaire du serveur n’a pas conscience d’être à l’origine d’une attaque. De plus, en utilisant un seul serveur, les cybercriminels peuvent lancer une attaque dont la puissance sera égale à celle de plusieurs centaines d’ordinateurs personnels. C’est pourquoi les entreprises doivent se protéger en amont contre ce type de scenario, quelles que soient la durée et la complexité des attaques », commente Oleg Kupreev, Lead Malware Analyst chez Kaspersky Lab.

Infiltration de centaines de boutiques de prêt à porter

La chaîne de magasins de vêtements Eddie Bauer vient de confirmer l’infiltration de plus de 350 de ses magasins d’Amérique du Nord.

Les amateurs de vêtements connaissent la marque Eddie Bauer. Une enseigne bien implanter aux États-Unis. La société vient de confirmer que plus de 350 de ses points de vente avaient été infiltrés par un pirate informatique. Un code malveillant a été détecté et supprimé des systèmes de paiement des boutiques d’Amérique du Nord. Les pirates ont pu mettre la main, depuis le début d’année 2016, sur les données bancaires fournies par les clients.

KrebsOnSecurity avait alerté sur cette fuite au mois de juillet 2016. Eddie Bauer a mis 6 semaines pour confirmer et rassurer (ou pas) ses clients. Cette découverte se fait l’écho de l’infiltration d’un des espaces de la firme Oracle concernant les clients de son outil de paiement pour magasin (point-of-sale), MICROS.

https://krebsonsecurity.com/2016/08/malware-infected-all-eddie-bauer-stores-in-u-s-canada/

Le lancement du jeu The Division a poussé l’analytique jusqu’à la limite

Pour ceux qui vivent sur une île déserte, en mars dernier, Ubisoft a lancé Tom Clancy’s The Division, son jeu de tir à la troisième personne en monde ouvert très attendu et disponible en ligne uniquement, sur plusieurs plateformes. Le jeu a battu les records de l’entreprise, dont le plus grand nombre de ventes durant le premier jour de commercialisation, recueillant non seulement d’excellentes critiques générales mais renforçant ainsi les bénéfices de l’entreprise pour l’exercice 2015-16. En préparation du lancement, les personnes impliquées dans les analyses de données du jeu étaient bien conscientes que la pression serait immense.

La sortie de The Division marque le plus grand lancement de l’histoire d’Ubisoft. Il a fallu environ six mois avant le lancement pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde quant au travail d’analyse mais cela s’est tout de même avéré être un défi de taille « tout particulièrement pour notre infrastructure de suivi. Lors du lancement, notre capacité a lentement atteint sa limite, nous avons donc dû prendre de nombreuses décisions à la volée afin de maintenir notre flux analytique. Cela a demandé énormément de travail, mais nous l’avons fait« , déclare Alzbeta Kovacova, responsable analytique chez Massive Entertainment.

Presque toutes les entreprises en jeu emploient des données de nos jours, même s’il est simplement question d’indicateurs de performance ordinaires. De plus en plus de directeurs et de responsables saisissent le besoin de l’analytique et souhaitent en faire usage. L’analytique permet d’améliorer les jeux pour tous les joueurs, d’informer les équipes de développement durant la conception de nouveaux jeux améliorés et de rendre les efforts de marketing bien plus efficaces. »

Mme Kovacova insiste sur le fait que ce qui fait la principale différence entre une réussite et un échec pour un jeu de cet ampleur, et au sein du monde de l’analytique de jeu en général, ce sont les gens. Toutefois, bien que l’importance des données augmente pour tous les produits commerciaux, les gens peuvent aussi représenter un obstacle.

Lors de son effort annuel visant à rassembler les personnes impliquées dans ce domaine et à partager leurs leçons et expériences, le Game Analytics and Business Intelligence Forum se rendra à Londres en septembre (du 20 au 22) pour offrir des séminaires présentés par des acteurs tels que Rovio, Spotify, King et Miniclip.

Lors d’une présentation exclusive, Mme Kovacova parlera également plus en détail du lancement de The Division chez Massive entertainment lors de ce forum.

« J’espère que le secteur pourra tirer quelque chose de ma présentation, dit-elle. Mais je me réjouis aussi d’en apprendre davantage au sujet des différents défis et des solutions développées par les autres intervenants du panel. »

Être payé pour lancer des DDoS

Déjà que lancer des DDoS était accessible au premier idiot du village, voilà que maintenant, il pourrait être possible de les payer pour leurs attaques.

Le DDoS, une plaie du web qui a pour mission de bloquer un serveur à coups de connexions de masse. Un Déni Distribué de Service, c’est un peu comme déverser des poubelles devant l’entrée d’une maison, plus personne ne peut rentrer, plus personne ne peut en sortir. Deux chercheurs américains viennent de rajouter une couche dans ce petit monde fou-fou des DDoSeurs : payer les lanceurs d’attaques.

Eric Wustrow de l’Université du Colorado et Benjamin VanderSloot de l’Université du Michigan se sont lancés dans la création d’une crypto-monnaie, comme le bitcoin, qui pourrait rémunérer les lanceurs de DDoS. Ils ont baptisé leur « idée » : DDoSCoin. Sa mission, récompenser les participants à des dénis de service distribués (DDoS). Cette « monnaie » ne fonctionne que lorsque l’ordinateur de la cible a le TLS activé (Security Layer Transport), un protocole de chiffrement pour les communications Internet sécurisée.

Créer une monnaie qui permet aux « mineurs » de prouver leur participation à un DDoS vers un serveur web ciblé peut paraitre bizarre. Les deux étudiants cherchent des méthodes pour contrer et remonter ce type d’attaque.

Un tricheur de PokemonGo fait interdire un opérateur Belge

Voilà une histoire belge qui n’a pas dû faire rire les clients et l’opérateurs Belges Proximus. Pour contrer un tricheur de PokemonGO, l’éditeur du Jeu Niantic a bloqué ses accès aux utilisateurs de Proximus.

Un internaute a voulu faire le malin et jouer à PokemonGo à sa façon. Je vous expliquais en juillet comment de nombreux tricheurs se fabriquaient de l’expérience dans le jeu de l’été sans même bouger de leur salon. Une idée idiote alors que le jeu réclame de marcher et sortir de chez soi.

Un de ses tricheurs a expliqué sur Reddit [Fermé depuis] avoir ouvert mille comptes via une connexion Proximus. Il faut dire aussi que cet opérateur Belge ne facture pas les datas qui transitent sur son réseau. Bilan, le tricheur a voulu jouer au plus malin. Sauf que les auteurs de Pokemon Go ne sont pas manchots dans la traçabilité. Niantic a bloqué une grande partie du réseau Proximus. Bilan, les serveurs de jeu de PokemonGo ont été interdits quelques temps.

Niantic explique que chasser les tricheurs lui permet aussi d’alléger ses serveurs abordés par des milliers de bots extracteurs de données. [Vif]

Sécuriser Firefox efficacement en quelques clics de souris

Vous utilisez Firefox est vous souhaitez que cet excellent navigateur soit encore plus sécurisé lors de vos surfs sur Internet ? Voici quelques astuces qui supprimerons la géolocalisation, le profilage de Google ou encore que vos données offline disparaissent du regard d’espions locaux.

C’est sur le blog des Télécoms que j’ai vu pointer l’information concernant le réglage de plusieurs paramètres de Firefox afin de rendre le navigateur de la fondation Mozilla encore plus sécurisé. L’idée de ce paramétrage, empêcher par exemple Google de vous suivre à la trace ou de bloquer la géolocalisation qui pourrait être particulièrement big brotherienne.

Commençons par du simple. Il suffit de taper dans la barre de navigation de votre Firefox la commande about:config. Une alerte s’affiche, pas d’inquiétude, mais lisez là quand même. recherchez ensuite la ligne security.tls.version. Les valeurs affichées doivent osciller entre 1 et 3. Ensuite, recherchez la ligne geo.enabled pour annuler la géolocalisation. Passez le « true » en « False ». Pour que les sites que vous visitiez ne connaisse pas la dernière page que vous avez pu visiter, cherchez la ligne network.http.sendRefererHeader et mettre la valeur 1. Elle est naturellement placée à 2. Passez à False la ligne browser.safebrowsing.malware.enabled.

Ici, il ne s’agit pas d’autoriser les malwares dans Firefox, mais d’empêcher Google de vous tracer en bloquant les requêtes vers les serveurs de Google. Pour que Google cesse de vous profiler, cherchez la ligne browser.safebrowsing.provider.google.lists et effacez la valeur proposée.

Pour finir, vos données peuvent être encore accessibles en « offlire », en mode hors connexion. Cherchez les lignes offline-apps.allow_by_default et offline-apps.quota.warn. La première valeur est à passer en Fasle, la seconde valeur en 0.

Il ne vous reste plus qu’à tester votre navigateur via le site de la CNIL ou celui de l’Electronic Frontier Foundation.

Possible attaque d’un état contre Bitcoin

Alerte pour les utilisateurs de Bitcoin. Espérons-le, nous sommes tous biens conscients que nous devrions faire preuve de beaucoup prudence lors du téléchargement de programmes et/ou logiciels à partir d’internet.

Utilisateurs de Bitcoin, prudence. Beaucoup de cas de logiciels et programmes malveillants sont dissimulés sur le web, et même sur des sites falsifiés d’entreprises ou institution. Ils peuvent être téléchargés par inadvertance –ou par ignorance- . Pour réduire les chances de télécharger un programme infecté, Bitdefender, éditeur de solutions de sécurité informatique, conseille de se rendre sur le site certifié du programme en question (pour plus de sécurité) et vérifier que le téléchargement correspond aux instructions reçus par le vendeur agréé,  et en vérifiant la signature numérique officiel du programme.

Les membres de la communauté Btc doivent garder cela à l’esprit aujourd’hui – en particulier s’ils ont l’habitude de télécharger des versions exécutables du logiciel Bitcoin Core sur la plateforme Bitcoin.org,  au lieu de prendre l’approche recommandée qui est de compiler les codes du logiciel open source.

Le site a publié un avertissement aux utilisateurs de conseils pour être particulièrement vigilant lors du téléchargement de la prochaine 0.13.0 libération de Btc de base. La crainte évidente est qu’une version falsifiée du Bitcoin de base puisse conduire certains utilisateurs à perdre le contenu de leurs portefeuilles numériques, ou voir leurs ordinateurs compromis et détournés en lançant d’autres attaques contre le réseau Btc. Bien que cette menace d’attaque ne soit pas confirmée, il est tout de même judicieux de prendre l’avertissement un minimum au sérieux. Une chose est claire, les utilisateurs Bitcoin une fois encore, craignent pour leur sécurité.

Android domine le secteur et concentre les menaces informatiques

Menaces informatiques – Dans son rapport semestriel, G DATA fait un bilan des dangers ciblant les systèmes mobiles. Android, présent dans 68 % des appareils mobiles dans le monde, est en première ligne. Au-delà des malwares, les utilisateurs sont également ciblés par des campagnes de publicité dangereuses.

Vous vous demandiez ce qu’étaient des menaces informatiques dans le monde du mobile ? Les experts sécurité de G DATA ont identifié 1 723 265 nouveaux échantillons de codes malveillants ciblant Android durant le premier semestre 2016. Ceci représente une augmentation de 29 % comparé au semestre précédent (1 332 839). En moyenne, 9 468 nouveaux dangers sur le système Android apparaissent chaque jour.

Menaces informatiques  – Le malvertising en croissance sur mobile

Si l’attaque « FakeAV », qui consiste à faire installer de faux antivirus payants, n’est plus très courante sous Windows, elle le devient sous Android. En pratique, lors de la navigation Internet avec une tablette ou un smartphone, des fenêtres pop-up alarment l’utilisateur de la supposée présence de virus sur l’appareil et les conduisent vers le téléchargement d’application de nettoyage, d’optimisation ou de faux antivirus. Techniquement, ces systèmes de pop-up détectent le système utilisé pour la navigation et affichent la fenêtre adéquate. Ainsi, sur un même site, un internaute sous Windows voit une page différente de l’internaute sous Android. Différents scénarios sont alors possibles. Sous Windows, les publicités légitimes côtoient les tentatives d’arnaque à l’appel téléphonique surtaxé. Sous Android, la majorité des campagnes pointent vers le téléchargement d’applications sur le Play Store.

Pay Per Install à la sauce FUD

Le Pay Per Install est un instrument marketing qui permet aux fournisseurs d’application de distribuer plus rapidement leur logiciel à l’aide de publicité. Plus l’application est téléchargée, plus elle devient visible dans le store, attirant ainsi encore plus d’utilisateurs. Différents prestataires se sont spécialisés dans ces méthodes marketing, mais tous n’utilisent pas des méthodes légitimes. Les campagnes de malvertising qui ciblent les appareils Android en sont un exemple frappant. La technique du FUD (Fear, uncertainty and doubt) y est largement pratiquée : en utilisant des pop-up mensongers sur l’état de protection de l’appareil, ces prestataires peu scrupuleux attirent les utilisateurs inquiets vers des applications à l’utilité discutable, voire vers de véritables arnaques. Le rapport complet.

Abuser le HTTPS des sites Internet

Deux chercheurs en sécurité informatique découvrent une méthode pour abuser les sites Internet en mode sécurisé (https).

Deux informaticiens Belges viennent d’alerter Google, Microsoft et les participants de la Black Hat conférence d’un problème découvert permettant de piéger les sites Internet et leur mode sécurisé, le HTTPS. Pour Tom Van Goethem et Mathy Vanhoef, deux étudiants de l’université de Leuven, la technique exploitée est baptisée HTTP Encrypted Information can be Stolen Through TCP-Windows (HEIST).

L’idée malveillante est d’intercepter les données transmisses, passant par les protocoles de sécurité tels que SSL ou TLS. Bilan, le HTTPS (connexion sécurisé) ne sert plus à rien si l’interception du trafic est orchestré, dans la foulée, par un fichier JavaScript caché sur une page web dédiée, ou exploitée à cet effet. Une publicité diffusée par une régie extérieure, qui elle n’est pas sécurisée, peut permettre cette infiltration.

La présentation des deux doctorants en informatique est disponible ICI. Pour vous protéger de ce genre d’indiscrétion, désactivez les ‘third-party cookies’ dans les paramètres de votre navigateur. Je vais être clair, pas pratique, cela va perturber le bon fonctionnement des sites en HTTPS. Mais en attendant une correction des géants de l’Internet, pas d’autres solutions.

Objets connectés : prise d’otage possible

Deux chercheurs démontrent que les prochaines prises d’otage numérique pourraient toucher nos objets connectés.

Objets connectés dangereux ? Je vous racontais, l’année dernière, comment des routeurs et des répartiteurs Wifi avaient été pris en otage par des pirates informatiques. Une méthode simple qui permet d’utiliser le matériel infiltré pour d’autres attaques. Les caméras de vidéo surveillance, des bouilloires ou encore des congélateurs connectés avaient pu être utilisés dans ce genre de malveillance. Heureusement, dans la plupart des cas, des démonstrations de chercheurs.

Lors du Defcon de Las vegas, Andrew Tierney et Ken Munro, deux chercheurs en sécurité informatique se sont amusés à démontrer que les objets connectés, comme par exemple des thermostats connectés, pouvaient être pris en otage par un ransomware. Des pirates pourraient réclamer quelques euros aux propriétaires piégés par leur thermostat bloqué.

Pour les deux ingénieurs, mais cela devient une lapalissade que de le dire, encore trop de créateurs de périphériques connectés ne prennent pas de précautions dans la sécurité de leurs objets, mettant en danger les utilisateurs. « Nous ne disposons de quasdiment aucun contrôle sur nos appareils, soulignent les deux britanniques à Mother board, et nous ne savons pas vraiment ce qu’ils font et comment ils le font« .

Drones pirates : 352% de plaintes en plus en 1 an

Les drones sont devenus des objets courants, aujourd’hui. A partir de quelques euros, il est possible d’acquérir un engin volant. Au Royaume-Uni, la crainte grimpe au sujet des drones pirates. 425 plaintes déposées en 2015.

Les drones pirates envahissent les commissariats. Les drones prennent de plus en plus de place dans le ciel. Amateurs de belles images, geek et autres amateurs d’objets high-tech se jettent sur ces objets volants. Il semble que les criminels aussi ! Il n’y a malheureusement pas de raison que ce genre d’engin ne soit pas utilisé, par exemple, pour filmer une zone à cambrioler.

Au Royaume-Uni, les autorités viennent de tirer la sonnette d’alarme. Une méthode pour attirer le regard bien veillant du législateur. Un rapport de la police britannique indique que les plaintes, concernant des drones, ont augmenté de 352 % en un an. En 2014, la police avait reçu 94 plaintes de particuliers et entreprises. En 2015, le chiffre est passé à 425. Pour 2016, semble-t-il, un chiffre encore plus élevé. Depuis mois de mai 2016, déjà 272 dossiers ont été enregistrés par les autorités. A noter que de nombreuses complaintes concernent aussi des drones appartenant à la police.

Des chiffres collectés par le journal The Independent. 21 postes de police du Royaume-Uni, sur 45, ont répondu. Autant dire que le chiffre global de 352% est très certainement en dessous de la réalité. Les chiffres comprennent également des drones ayant mis en danger des avions commerciaux, des transports de drogue vers des cellules de prison. 257 rapports ont été répertoriés comme étant une préoccupation sérieuse pour la sécurité publique… sept faisaient état de drones appartenant à de jeunes enfants.

Facebook a répondu à une demande sur deux de la Justice Française

Le portail communautaire sollicité par la justice ne répond pas toujours positivement aux autorités. Une demande sur deux en France trouve écoute.

Les autorités judiciaires souhaiteraient que Facebook répondent plus souvent, positivement, à leurs demandes d’informations sur des utilisateurs ciblés par une enquête policière. Facebook ne répond pas en cas de demande vague ou non correctement formulée.

En 2015, Facebook a fourni des données d’internautes [lire quels types de données Facebook possède sur ses utilisateurs] dans 54% des cas, en France ; 82 % en Grande Bretagne et 42 % en Allemagne. La semaine dernière, les autorités Allemandes avaient montré du doigt Facebook en indiquant que le portail communautaire était réticent à collaborer avec la justice locale. Facebook a rejeté l’accusation en expliquant qu’un grand nombre de demandes reçues d’Allemagne avait été mal formulé.

Facebook a confirmé avoir aidé les services de renseignements Allemands en ouvrant les vannes après les attaques de Munich, Wuerzburg et Ansbach. L’un des terroristes, Ansbach, avait six comptes Facebook, y compris un compte sous une fausse identité. « Les réseaux sociaux sont une méthode de communication pour les djihadistes. Par conséquent, une coopération plus étroite entre les agences de sécurité et les opérateurs de réseaux sociaux est nécessaire » souligne Hans-Georg Maassen, le chef de l’agence de renseignement intérieur Allemande BfV.