Tous les articles par Damien Bancal

L’Albanie suspend TikTok pour un an : une décision face à un drame social

L’Albanie suspendra TikTok dès 2025, après un drame impliquant des adolescents. Une mesure radicale pour protéger la jeunesse face aux dérives des réseaux sociaux.

Le gouvernement albanais a pris une décision sans précédent : suspendre TikTok pendant un an à partir de 2025. Cette annonce fait suite à un tragique événement survenu près d’une école à Tirana, où un élève de 14 ans a été tué et un autre blessé dans une rixe liée à des conflits sur les réseaux sociaux. Selon le premier ministre Edi Rama, TikTok représente une menace majeure pour les jeunes en raison de son contenu jugé nocif et de son impact sur le comportement des adolescents. En parallèle à cette suspension, des initiatives éducatives seront déployées pour sensibiliser les familles et les élèves à une utilisation responsable du numérique. Une action qui s’inscrit dans un contexte global de critiques contre TikTok, accusé de propager des contenus toxiques et de jouer un rôle problématique dans les sociétés occidentales.

TikTok : une suspension pour protéger les jeunes Albanais

Le gouvernement albanais a surpris le monde entier en annonçant la fermeture temporaire de TikTok, à partir de 2025. Cette mesure, motivée par le décès tragique d’un adolescent de 14 ans, reflète une inquiétude croissante face aux dérives des réseaux sociaux parmi les jeunes.

Edi Rama, le premier ministre, a qualifié TikTok de « voyou du quartier », soulignant le contraste entre le contenu éducatif proposé en Chine et celui, souvent jugé vulgaire ou inapproprié, diffusé ailleurs. « Pourquoi avons-nous besoin de cela ? », a-t-il interrogé devant des enseignants et des parents réunis à Tirana. Cette critique vise non seulement les contenus, mais aussi l’algorithme opaque de TikTok, accusé de piéger les utilisateurs dans des silos de contenus problématiques.

Cette fermeture s’accompagnera d’une stratégie nationale visant à promouvoir une éducation numérique plus saine. Des programmes seront mis en place pour aider les parents et les enseignants à mieux comprendre et accompagner les jeunes dans leur usage des nouvelles technologies.

Un drame social déclencheur : la jeunesse face aux réseaux

Le drame ayant conduit à la suspension de TikTok est révélateur d’un problème plus large : l’impact des réseaux sociaux sur les jeunes. La rixe mortelle entre adolescents à Tirana, initiée sur ces plateformes, a déclenché un vif débat en Albanie.

Les psychologues et éducateurs locaux mettent en garde contre les effets néfastes d’une surconsommation de contenu en ligne. TikTok, avec ses vidéos courtes et addictives, capte l’attention des utilisateurs pendant une durée moyenne de 34 heures par mois (selon We Are Social en 2024). Cette surexposition engendre des tensions et des comportements parfois violents chez les jeunes, insuffisamment encadrés par les parents et les institutions.

Les critiques de TikTok ne se limitent pas à l’Albanie. Partout dans le monde, l’application est accusée de propager de la désinformation et d’exposer les utilisateurs à des contenus inappropriés. Des pays comme l’Inde ont déjà banni la plateforme, tandis que des enquêtes sont en cours en Europe pour déterminer son rôle dans des affaires d’ingérence politique.

Une décision qui s’inscrit dans une tendance mondiale

La suspension de TikTok par l’Albanie reflète une méfiance mondiale croissante envers cette plateforme. En Australie, l’application a été interdite pour les adolescents, et aux États-Unis, elle est régulièrement accusée d’espionnage au profit de la Chine. En Europe, les autorités s’inquiètent de son influence dans des affaires politiques sensibles, comme l’annulation de l’élection présidentielle en Roumanie.

Malgré ces polémiques, TikTok reste un leader incontesté des réseaux sociaux, avec plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. La question se pose donc : comment concilier les aspects positifs de cette application avec les risques qu’elle engendre ?

Pour l’Albanie, la réponse semble claire : une pause pour évaluer l’impact réel de TikTok et développer des solutions éducatives adaptées. Ce choix audacieux pourrait inspirer d’autres pays à prendre des mesures similaires face aux dangers des réseaux sociaux.

La suspension de TikTok en Albanie illustre un défi mondial : protéger la jeunesse dans un environnement numérique en constante évolution. Cette initiative pourrait servir de modèle pour d’autres nations confrontées aux mêmes problématiques. Reste à savoir si un équilibre pourra être trouvé entre liberté numérique et responsabilité éducative.

Pour suivre l’actualité sur les réseaux sociaux et les initiatives en matière de cybersécurité, abonnez-vous à notre newsletter.

Apple accusée de surveillance intrusive

Un employé d’Apple accuse l’entreprise de surveiller la vie privée de ses salariés via iCloud et des dispositifs intrusifs, soulevant un débat sur les droits numériques.

Apple fait face à des accusations graves de la part de l’un de ses employés, Amar Bhakta, responsable de la publicité numérique depuis 2020. Ce dernier a déposé une plainte devant un tribunal californien le 1er décembre, affirmant que l’entreprise impose des pratiques de surveillance intrusive qui interfèrent avec la vie privée des employés. Selon la plainte, Apple exige que les employés relient leurs comptes iCloud personnels aux systèmes d’entreprise, ce qui permettrait à l’entreprise d’accéder à leurs e-mails, photos, vidéos et même données de localisation, y compris en dehors des heures de travail.

Le procès met également en lumière des restrictions sur la liberté d’expression des employés, des dispositifs de surveillance dans les bureaux à domicile, et des violations présumées des droits du travail californien. Apple a nié catégoriquement ces accusations, mais cette affaire relance le débat sur la vie privée des salariés dans un monde professionnel de plus en plus numérisé et connecté.

La plainte déposée par Amar Bhakta accuse Apple de pratiques de surveillance numérique invasive via sa politique de conduite commerciale (BCP). Cette politique stipule que l’entreprise peut accéder et archiver toutes les données liées aux appareils et comptes des employés, y compris leurs comptes personnels iCloud. Selon Bhakta, cette mesure donne à Apple un accès potentiel à des informations privées telles que les photos, vidéos, e-mails, et données de localisation de ses salariés, même en dehors des heures de travail.

L’affaire va plus loin, alléguant qu’Apple impose également des restrictions aux employés dans leurs communications personnelles et professionnelles. Bhakta affirme qu’il lui a été interdit de discuter de son travail sur des podcasts, et qu’Apple a exigé qu’il supprime certaines informations professionnelles de son profil LinkedIn. De plus, il dénonce l’installation de dispositifs de surveillance dans les bureaux à domicile des employés, une pratique qui enfreindrait le droit californien du travail.

Si les accusations s’avèrent fondées, cette affaire pourrait entraîner des sanctions substantielles contre Apple en vertu du California Private Attorney General Act. Apple, de son côté, nie fermement ces allégations. Un porte-parole a déclaré que l’entreprise assure une formation annuelle à ses employés sur leurs droits, notamment sur la discussion des salaires, des horaires et des conditions de travail.

Pourtant, cette plainte met en lumière une problématique plus large : celle de la surveillance numérique sur le lieu de travail moderne. Une enquête récente révèle qu’un employé sur cinq est surveillé via des outils numériques, comme des trackers d’activité ou le Wi-Fi. Cependant, aucune preuve n’indique que ces pratiques améliorent réellement la productivité, ce qui soulève des questions sur leur nécessité.

Cette affaire n’est pas un incident isolé pour Apple. L’entreprise a déjà été poursuivie par le National Labor Relations Board (NLRB) des États-Unis pour avoir imposé à ses employés des accords de confidentialité, de non-divulgation et de non-concurrence contenant des clauses jugées illégales. Ces pratiques auraient enfreint les droits fédéraux des travailleurs à s’organiser et à défendre collectivement leurs conditions de travail.

Le débat sur la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle prend une nouvelle dimension dans un monde de plus en plus connecté. Alors que des entreprises comme Apple investissent dans des outils numériques pour accroître leur efficacité, elles risquent de brouiller les limites de la vie privée, au détriment des droits individuels de leurs employés.

Pour suivre les évolutions de cette affaire et découvrir des conseils pour sécuriser vos données et infrastructures, abonnez-vous à notre newsletter ou rejoignez notre groupe WhatsApp. Restons vigilants face aux cybermenaces émergentes.

La Russie renforce les restrictions sur les hébergeurs étrangers

Roskomnadzor a restreint l’accès à de nombreux hébergeurs étrangers pour non-conformité à la législation russe. AWS et GoDaddy viennent de rejoindre la liste des interdits.

Roskomnadzor (RKN), l’autorité de régulation des communications en Russie, continue de durcir ses mesures contre les hébergeurs étrangers qui ne respectent pas les exigences de la loi dite « d’atterrissage » (loi fédérale n° 236-FZ). Après avoir limité l’accès à huit fournisseurs en mars et avril 2024, le régulateur vient de bloquer Amazon Web Services (AWS) et GoDaddy, laissant seulement Hetzner Online GmbH et FastComet hors de ces restrictions.

La loi impose aux entreprises étrangères fournissant des services en Russie d’ouvrir des bureaux locaux, de créer un compte officiel sur le site de Roskomnadzor et de fournir un formulaire de contact pour les citoyens et organisations russes. Les fournisseurs qui ne respectent pas ces obligations sont non seulement bloqués, mais leurs sites peuvent être marqués comme non conformes dans les résultats des moteurs de recherche russes, compliquant davantage leur visibilité et leur accessibilité.

Depuis le printemps 2024, Roskomnadzor a progressivement restreint l’accès aux services de huit hébergeurs étrangers, invoquant leur non-respect des dispositions prévues par la loi fédérale n° 236-FZ. Ces restrictions ont concerné des sociétés majeures, parmi lesquelles :

Kamatera Inc. (25 mars 2024)
HostGator.com LLC (29 mars 2024)
DigitalOcean LLC (10 avril 2024)
DreamHost LLC (3 avril 2024)

Conformément à la loi, ces entreprises auraient dû créer un compte personnel sur le site de Roskomnadzor. Publier un formulaire de commentaires pour les citoyens et organisations russes. Ouvrir un bureau local pour gérer leurs opérations en Russie. Les Américains et l’Europe imposent aussi ce type de contrôle.

Malgré plusieurs avertissements, les fournisseurs n’ont pas respecté les exigences de Roskomnadzor. Le ministére a d’abord utilisé des outils de sensibilisation publique, tels que des avertissements dans les résultats de recherche sur Yandex pour signaler les violations. Lorsque cela n’a pas suffi, le régulateur a imposé des restrictions totales d’accès aux ressources concernées.

Les récentes décisions de Roskomnadzor marquent une escalade dans les tensions entre le régulateur russe et les hébergeurs étrangers. En mai 2024, les sites de deux autres fournisseurs notables, Amazon Web Services (AWS) et GoDaddy, ont été bloqués pour des raisons similaires. AWS et GoDaddy avaient pourtant évité les premières vagues de restrictions, mais leur incapacité à se conformer aux obligations légales a conduit à leur inclusion dans la liste noire. Il faut dire aussi qu’avoir un bureau en Russie n’est plus possible pour Amazon Web Services ou GoDaddy.

Avec ces nouveaux ajouts, seules Hetzner Online GmbH et FastComet restent autorisées parmi les fournisseurs initialement listés par Roskomnadzor. Cependant, leur situation pourrait également changer si elles ne respectent pas rapidement les règles en vigueur. Les moteurs de recherche russes, tels que Yandex, continuent de signaler les entreprises non conformes, rendant difficile leur utilisation pour les citoyens russes.

Ces mesures s’inscrivent dans un cadre plus large visant à limiter la dépendance de la Russie aux infrastructures étrangères et à garantir que les données des utilisateurs russes soient protégées selon les normes locales. Roskomnadzor a également souligné que les hébergeurs étrangers ne pouvaient pas garantir la sécurité des données, évoquant des risques d’accès non autorisé et d’utilisation des serveurs pour diffuser des contenus interdits.

Blocages !

Facebook et Instagram : En mars 2022, Roskomnadzor a bloqué l’accès à ces plateformes, les qualifiant d' »extrémistes » après que Meta Platforms a autorisé des messages appelant à la violence contre les forces russes.

BBC News : Le site de la BBC a été bloqué en mars 2022, les autorités russes accusant les médias occidentaux de diffuser de la désinformation sur l’invasion de l’Ukraine.

Twitter : Bien que Twitter ne soit pas complètement bloqué, son accès est fortement restreint depuis mars 2022, rendant son utilisation difficile pour les internautes russes.

Deezer : Le service de streaming musical Deezer est également inaccessible en Russie depuis mars 2022, dans le cadre des restrictions sur les plateformes occidentales.

Chess.com : En avril 2022, le site d’échecs en ligne a été bloqué après la publication d’articles critiques sur l’invasion russe en Ukraine.

Applications VPN : Depuis juillet 2024, environ 25 services de VPN, dont Proton VPN, ont été retirés de l’App Store en Russie, limitant les moyens de contourner la censure.

YouTube : En août 2024, les autorités russes ont considérablement ralenti l’accès à YouTube, réduisant le débit à environ 128 kilobits par seconde, rendant la plateforme pratiquement inutilisable.

Pour suivre les évolutions de cette affaire et découvrir des conseils pour sécuriser vos données et infrastructures, abonnez-vous à notre newsletter ou rejoignez notre groupe WhatsApp. Restons vigilants face aux cybermenaces émergentes.

Massgrave : un crack ultime pour les licences Windows et Office ?

Le groupe de crackers Massgrave annonce avoir trouvé une méthode pour activer presque toutes les versions de Windows et Office, incluant des licences permanentes.

Le groupe de « pirate de logiciels » Massgrave (MassGravel) affirme avoir réalisé une avancée majeure dans le piratage des licences des logiciels Microsoft, permettant désormais d’activer quasiment toutes les versions de Windows et Office de manière permanente.

Selon leurs déclarations, cette nouvelle méthode fonctionne sur toutes les éditions clients et serveurs de Windows, y compris les mises à jour de sécurité étendues (ESU) et les clés de licence spécifiques à Microsoft (CSVLK). Massgrave promet ainsi une activation complète pour des versions allant de Windows Vista jusqu’à Windows 11 et Server 2025.

Cette méthode, encore en développement, pourrait également offrir un support prolongé pour Windows 10 à partir d’octobre 2025, date à laquelle le support officiel prendra fin. Les outils de Massgrave, disponibles en open source sur GitHub, illustrent une nouvelle étape dans la guerre entre Microsoft et les pirates, avec des implications majeures pour la cybersécurité.

Une fenêtre pirate pour Windows

Massgrave a récemment annoncé une méthode permettant d’activer « presque toutes les protections de licence des logiciels Windows et Office » de manière permanente. Leur nouvelle technique, basée sur une extension des solutions de contournement existantes, inclut des fonctionnalités avancées comme la prise en charge des mises à jour de sécurité étendues (ESU) et des licences en volume spécifiques (CSVLK), rendant la méthode compatible avec les dernières versions de Windows et Office. Autant dire que Microsoft pourrait voir d’un très mauvais œil cette annonce.

Depuis des années, l’activation des logiciels Microsoft nécessite une clé valide ou une licence officielle. Cependant, les solutions de contournement, souvent basées sur des lignes de commande PowerShell, permettent d’activer temporairement certaines versions. Massgrave franchit un nouveau cap en revendiquant une méthode capable d’activer définitivement Windows 8, Windows 10, et même Windows 11, ainsi que les dernières éditions d’Office, y compris Server 2025.

Les crackers annoncent également que leur outil offrira un support étendu (ESU) pour Windows 10, prévu pour octobre 2025. Cette fonctionnalité est particulièrement attirante pour les utilisateurs souhaitant prolonger la durée de vie de leurs systèmes après la fin du support officiel.

Le groupe a également souligné que leurs outils, disponibles en open source sous le projet Microsoft Activation Scripts (MAS) sur GitHub, illustrent un paradoxe intéressant : malgré la visibilité de ces projets, Microsoft n’a pris aucune mesure significative pour les bloquer. Il est même rapporté que certains ingénieurs du support Microsoft auraient utilisé les solutions de Massgrave dans des situations de dépannage. (Sic!)

La disponibilité des outils sur GitHub pose des questions sur la politique de tolérance de Microsoft envers ce type de pratiques. Alors que l’entreprise pourrait engager des actions pour limiter leur diffusion, elle semble, jusqu’à présent, adopter une posture passive. Cette situation alimente un débat sur la manière dont les grandes entreprises technologiques gèrent le piratage de leurs propres produits.

Massgrave précise que leur nouvelle méthode est encore en phase de développement et devrait être disponible dans les mois à venir.

Préoccupation pour les entreprises

Pour les entreprises, cette annonce soulève des préoccupations importantes en matière de cybersécurité et de conformité légale. D’abord le risque de se faire piéger par des logiciels crackés. Le cas des logiciels professionnels piégés par l’info stealer Redline en est un parfait exemple.

Ensuite, l’utilisation de cracks, bien qu’elle puisse sembler une solution rapide et économique, expose les utilisateurs à des risques majeurs. Ces outils peuvent inclure des malwares ou des portes dérobées, rendant les systèmes vulnérables aux attaques. De plus, l’usage de logiciels non licenciés constitue une violation des termes d’utilisation, avec des implications légales et financières potentielles.

Alors que Massgrave promet une avancée significative dans le piratage, il est crucial de rappeler que l’utilisation de ces outils n’est pas sans conséquence. Les entreprises comme les particuliers doivent se méfier des solutions « trop belles pour être vraies » et privilégier des alternatives légales pour sécuriser leurs systèmes.

Années 2010 : Premiers outils d’activation temporaire basés sur PowerShell.
2020 : Développement du projet Microsoft Activation Scripts (MAS) par Massgrave.
Décembre 2024 : Annonce d’une méthode révolutionnaire pour activer Windows et Office de manière permanente.
2025 : Prévision d’un support étendu (ESU) pour Windows 10 après la fin du support officiel.

L’annonce de Massgrave illustre les défis croissants auxquels sont confrontées les entreprises technologiques comme Microsoft face au piratage de leurs produits.

Pour suivre les évolutions de cette affaire et découvrir des conseils pour sécuriser vos données et infrastructures, abonnez-vous à notre newsletter ou rejoignez notre groupe WhatsApp. Restons vigilants face aux cybermenaces émergentes.

Cyberattaque contre la Banque centrale ougandaise : 16,8 millions de dollars volés

Des pirates ont infiltré la Banque centrale ougandaise, dérobant 16,8 millions de dollars. L’enquête en cours soulève des questions sur la cybersécurité et une possible collusion interne.

La Banque centrale ougandaise a été victime d’une cyberattaque qui a conduit au vol de 16,8 millions de dollars (62 milliards de shillings ougandais). Le groupe de pirates, se faisant appeler « Waste », a transféré les fonds vers des comptes à l’étranger, notamment au Japon. Si plus de la moitié des fonds volés ont été récupérés, l’incident met en lumière des failles critiques dans les systèmes financiers ougandais.

Selon New Vision, les autorités enquêtent également sur une possible collusion interne impliquant des employés de la Banque centrale et du ministère des Finances. L’enquête, menée par le département de police criminelle et le commissaire aux comptes, vise à établir les responsabilités et à renforcer la sécurité des infrastructures bancaires.

L’attaque a été revendiquée par un groupe de cybercriminels connu sous le nom de « Waste », qui aurait exploité des failles dans le système informatique de la Banque centrale pour effectuer des transferts frauduleux. Les fonds volés, en partie envoyés vers le Japon, témoignent de la portée internationale de l’attaque. Bien que la Banque centrale ait récupéré plus de la moitié du montant, la perte initiale reste une atteinte grave à sa crédibilité.

Des informations de sources locales indiquent que les pirates pourraient être basés en Asie du Sud-Est, une région où des groupes organisés exploitent régulièrement les systèmes financiers mondiaux. Cependant, une autre piste est également étudiée : celle d’une complicité interne. Plusieurs employés de la Banque centrale et du ministère des Finances ont été interrogés, renforçant l’idée que l’attaque aurait pu être facilitée de l’intérieur.

L’enquête en cours, dirigée par le département de police criminelle et le commissaire aux comptes, bénéficie également d’une collaboration internationale pour retracer les fonds et identifier les responsables. Une coopération avec les autorités japonaises.

La cyberattaque contre la Banque centrale ougandaise illustre les menaces grandissantes auxquelles sont confrontées les infrastructures financières dans un monde hyperconnecté. Les failles techniques et humaines (par le social engineering par exemple) doivent être comblées pour éviter de nouvelles attaques.

Les banques africaines, cibles de choix pour hacker ?

1. Bank of Africa (BOA) Mali – Février 2023

En février 2023, la filiale malienne de la Bank of Africa a subi une cyberattaque majeure. Le groupe de hackers nommé « Medusa » a revendiqué l’attaque, affirmant avoir extrait environ 2 téraoctets de données internes, incluant des informations sensibles sur les clients. Les cybercriminels ont exigé une rançon de 10 millions de dollars en échange de la non-divulgation des données. Malgré les dénégations initiales de la banque, des échantillons de données ont été publiés sur le dark web, confirmant l’ampleur de l’attaque.

La même année, la « Banco Sol » en Angola a été contrainte de suspendre temporairement certains services en raison d’une cyberattaque. Bien que les détails précis de l’attaque n’aient pas été entièrement divulgués, cet incident illustre la menace croissante des cyberattaques contre les institutions financières africaines.

2. State Bank of Mauritius (SBM) – Octobre 2018

En octobre 2018, la State Bank of Mauritius a été victime d’un piratage informatique ayant entraîné la perte de 2,3 millions d’euros. Les attaquants ont infiltré le système de la filiale indienne de la banque, transférant illicitement des fonds vers des comptes à l’étranger. La banque a rapidement détecté l’anomalie et a pu récupérer une partie des fonds, tout en renforçant ses mesures de sécurité par la suite.

Toujours en 2018, NSIA Banque en Côte d’Ivoire a subi un détournement de fonds par piratage informatique, entraînant une perte estimée à près de 1,2 milliard de francs CFA. Les détails spécifiques de l’attaque n’ont pas été largement divulgués, mais cet incident souligne la vulnérabilité des institutions financières face aux cybermenaces.

4. Ecobank Sénégal – Mars 2019

En mars 2019, la filiale sénégalaise d’Ecobank a déclaré avoir été victime d’une fraude informatique, avec un montant détourné s’élevant à 323 millions de francs CFA. Les cybercriminels ont exploité des failles dans le système de la banque pour effectuer des transferts frauduleux. La banque a pris des mesures pour renforcer sa cybersécurité à la suite de cet incident.

Pour suivre les évolutions de cette affaire et découvrir des conseils pour sécuriser vos données et infrastructures, abonnez-vous à notre newsletter ou rejoignez notre groupe WhatsApp. Restons vigilants face aux cybermenaces émergentes.

L’Iran réglemente les crypto-monnaies pour contourner les sanctions

L’Iran choisit la réglementation plutôt que l’interdiction des crypto-monnaies, visant contrer les sanctions américaines et s’aligner sur l’économie mondiale.

L’Iran, pays fortement impacté par les sanctions économiques internationales, adopte une stratégie en choisissant de réglementer les crypto-monnaies au lieu de les interdire. Selon Abdolnasser Hemmati, ministre de l’Économie et des Finances, les autorités cherchent à exploiter le potentiel des crypto-actifs pour stimuler l’emploi des jeunes, réduire l’impact des sanctions américaines et intégrer le pays dans l’économie mondiale.

La Banque centrale d’Iran jouera un rôle central en devenant l’organisme de réglementation des crypto-monnaies. Elle aidera les traders à se conformer aux lois fiscales et anti-blanchiment d’argent. Avec des investisseurs iraniens détenant entre 30 et 50 milliards de dollars en actifs cryptographiques – un tiers du marché total de l’or du pays –, cette initiative reflète un potentiel économique significatif.

En outre, des discussions sont en cours avec la Russie pour créer un stablecoin commun destiné aux transactions internationales, renforçant ainsi le rôle stratégique des crypto-monnaies pour l’Iran.

Une stratégie économique tournée vers les crypto-monnaies

L’Iran voit dans les crypto-monnaies une opportunité unique de surmonter les restrictions imposées par les sanctions américaines. Depuis 2022, les entreprises locales sont autorisées à utiliser des actifs numériques pour les transactions d’importation, une mesure destinée à contourner les blocages financiers internationaux.

En 2023, la Banque centrale d’Iran a entamé des discussions avec la Russie sur la création d’un stablecoin régional, permettant de faciliter les règlements commerciaux bilatéraux tout en réduisant la dépendance au dollar américain. Cette initiative pourrait offrir une alternative durable pour les échanges internationaux des deux pays, renforçant leur résilience économique face aux pressions occidentales.

« Les actifs cryptographiques détenus par les Iraniens représentent entre 30 et 50 milliards de dollars, un tiers de la valeur du marché de l’or national. »

Avec une grande partie des échanges cryptographiques centralisés affiliés au gouvernement, l’Iran espère utiliser ces plateformes pour attirer des investissements, encourager l’innovation et stimuler l’emploi dans les secteurs technologiques et financiers.

Un cadre réglementaire sous l’égide de la banque centrale

La Banque centrale d’Iran deviendra le principal organisme de réglementation des crypto-monnaies, orientant les politiques pour équilibrer les opportunités économiques et les risques associés. Les efforts se concentreront sur la lutte contre le blanchiment d’argent, la conformité fiscale et la création d’un environnement sûr pour les traders de crypto.

Cette approche vise à éliminer les impacts négatifs des actifs cryptographiques tout en exploitant leur potentiel économique. Le ministre de l’Économie, Abdolnasser Hemmati, a souligné que cette réglementation pourrait transformer les crypto-monnaies en outil de croissance économique, en particulier pour les jeunes Iraniens, tout en offrant une alternative pour contrer les sanctions.

« La Banque centrale iranienne guidera les traders pour respecter les lois fiscales et anti-blanchiment, favorisant un écosystème cryptographique sûr et conforme. »

En favorisant l’adoption des crypto-monnaies, l’Iran espère également intégrer son économie dans le paysage mondial, tout en réduisant sa dépendance aux systèmes financiers traditionnels. Le hic! Les pirates pourraient passer par ce biais pour blanchir l’argent volé, comme ce fût le cas avec deux entreprises Russes épinglées par la NCA britanniques.

Défis et perspectives économiques

Malgré les opportunités offertes par les crypto-monnaies, des défis subsistent. Une étude récente a révélé que la plupart des échanges cryptographiques iraniens sont affiliés au gouvernement et participent au contournement des sanctions.

Depuis 2023, le projet de stablecoin commun avec la Russie souligne une vision régionale stratégique, avec la création d’un mécanisme alternatif pour les règlements commerciaux. Ce partenariat pourrait inspirer d’autres pays cherchant à se libérer de la domination du dollar et des sanctions dans le commerce mondial.

En réglementant les crypto-monnaies, l’Iran adopte une approche visant à stimuler son économie tout en contournant les sanctions internationales. En raison des sanctions américaines, il est interdit aux plateformes internationales d’actifs numériques de fournir des services aux utilisateurs iraniens. Selon une étude diffusée en octobre 2024, il existerait 90 plateformes de trading de crypto-monnaies en activité en Iran. Parmi ceux-ci, plus de 10 fonctionnent comme des échanges centralisés avec des sites Web et des applications. Il y aurait entre 15 à 19 millions d’utilisateurs actifs.

Pour rester informé des évolutions sur les crypto-monnaies et les stratégies économiques mondiales, abonnez-vous à notre newsletter ou rejoignez notre groupe WhatsApp. Découvrez comment les nouvelles technologies redessinent l’économie mondiale.

Ransomware : Gueule de bois pour Stoli Group, le roi de la vodka

Stoli Group, célèbre fabricant de vodka, attribue son dépôt de bilan à une attaque de ransomware en août, aggravant une situation financière déjà tendue.

Le fabricant de vodka Stoli Group, connu pour ses produits emblématiques comme la vodka Stoli, a révélé qu’une attaque de ransomware en août 2024 avait considérablement aggravé ses difficultés financières, conduisant deux de ses filiales américaines à déposer le bilan. L’incident a désactivé son système ERP, obligeant l’entreprise à passer à une gestion manuelle, perturbant ses opérations et compliquant sa relation avec ses créanciers.

Ce ransomware, bien qu’aucun groupe n’ait encore revendiqué l’attaque, s’inscrit dans un contexte de défis multiples pour Stoli : des batailles juridiques prolongées avec le gouvernement russe, des sanctions internationales et une baisse de la demande post-pandémie. En proie à une dette de 84 millions de dollars, l’entreprise lutte pour maintenir ses opérations, visant une restauration de ses systèmes au premier trimestre 2025. Cette affaire illustre l’impact dévastateur des cyberattaques sur les grandes entreprises et leur stabilité financière.

Une attaque de ransomware paralysante

En août 2024, Stoli Group a été victime d’une attaque de ransomware ayant perturbé l’ensemble de son infrastructure informatique, y compris son système de planification des ressources (ERP). Ce système était crucial pour les opérations globales, et sa désactivation a forcé l’entreprise à basculer vers des processus manuels pour gérer ses fonctions internes, notamment la comptabilité.

Les perturbations causées par cette attaque ont également compliqué la communication avec les créanciers, Stoli étant incapable de fournir des rapports financiers actualisés. Cette incapacité à répondre aux exigences des prêteurs a aggravé la situation financière, contribuant directement au dépôt de bilan de ses filiales américaines, Stoli Group USA et Kentucky Owl.

« L’attaque a provoqué des problèmes opérationnels importants dans toutes les sociétés du groupe Stoli, y compris Stoli USA et KO, en raison de la désactivation du système de planification des ressources de l’entreprise (ERP) du groupe Stoli et du passage forcé de la plupart des processus internes du groupe Stoli (y compris les fonctions comptables) à un mode de saisie manuelle.« 

Aucun groupe de ransomware n’a encore revendiqué l’attaque, et la société n’a pas précisé si une rançon a été versée. Stoli vise à restaurer ses systèmes d’ici le premier trimestre 2025, mais les pertes opérationnelles restent lourdes.

La branche américaine de la société a été créée en 2013 et distribue tous ses produits aux États-Unis. En plus de la vodka homonyme Stoli, la société possède plusieurs autres marques internationales d’alcool.

Un contexte économique et juridique déjà tendu

L’impact du ransomware s’ajoute à une série de défis majeurs pour Stoli Group, dont des batailles juridiques prolongées avec le gouvernement russe. Depuis un décret de Vladimir Poutine en 2000 cherchant à renationaliser la marque, Stoli a été confrontée à une série de poursuites et de confiscations, culminant avec la saisie en 2022 de ses deux dernières distilleries en Russie, d’une valeur estimée à 100 millions de dollars.

En juillet 2024, un gouvernement local russe a qualifié Stoli d’« extrémiste », citant son soutien aux réfugiés ukrainiens. Ces mesures, combinées aux coûts juridiques globaux et à la perte d’actifs, ont mis une pression énorme sur les finances de l’entreprise.

La pandémie de COVID-19 et l’inflation ont également joué un rôle. Une baisse de la demande d’alcool, combinée à une hausse des coûts opérationnels, a entraîné une érosion des marges bénéficiaires, exacerbant les défis financiers.

Ransomware : une menace pour la stabilité des entreprises

L’attaque contre Stoli n’est pas un cas isolé. Les cyberattaques par ransomware continuent de causer des pertes massives aux entreprises dans divers secteurs. En 2023, la Brunswick Corporation a estimé les pertes liées à un ransomware à 85 millions de dollars, tandis qu’un libraire canadien a déclaré des pertes de 50 millions de dollars dues à une attaque ayant paralysé ses opérations pendant des semaines.

L’impact des ransomwares va au-delà des pertes financières immédiates, affectant la réputation des entreprises, leur relation avec les créanciers et leur capacité à maintenir des opérations normales. Applied Materials, fournisseur pour l’industrie des semi-conducteurs, a rapporté des pertes potentielles de 250 millions de dollars à cause d’une attaque contre l’un de ses fournisseurs.

Pour Stoli, cette attaque de ransomware a agi comme un catalyseur, accélérant un dépôt de bilan rendu inévitable par des pressions économiques, juridiques et opérationnelles multiples. Ces incidents soulignent la nécessité pour les entreprises de renforcer leurs défenses cybernétiques et de planifier des réponses rapides aux attaques.

L’attaque de ransomware contre Stoli Group illustre l’impact dévastateur des cyberattaques sur les grandes entreprises. Elle montre comment ces incidents, combinés à des pressions économiques et juridiques, peuvent pousser des organisations autrefois solides à la faillite.

En France, même constat pour l’opérateur Octave placé en redressement à la suite d’une cyberattaque. Une attaque informatique qui a mis au tapis l’entreprise, mais aussi et surtout de nombreuses entreprises partenaires, et leur boutique en ligne, obligées de ressortir, crayon et papier en magasin physique. Certaines boutiques ont été relancée… 3 mois aprés l’attaque !

Abonnez-vous à la newsletter de ZATAZ.COM et rejoignez notre groupe WhatsApp pour rester informé des dernières actualités et des meilleures pratiques en matière de cybersécurité.

Le géant BT cible d’une tentative de cyberattaque par le groupe Black Basta

BT Group, acteur majeur des télécommunications britanniques, confirme une tentative de cyberattaque, revendiquée par le groupe de ransomware Black Basta.

BT Group, pilier des télécommunications britanniques, a révélé une tentative de cyberattaque visant sa plateforme de conférence. Le groupe de ransomware Black Basta, apparu en 2022, a revendiqué l’incident, affirmant avoir exfiltré des données sensibles, notamment des informations personnelles sur les employés et des accords de non-divulgation.

Selon un porte-parole de BT, l’incident a été rapidement circonscrit à une partie spécifique de la plateforme, sans impact sur les services de conférence en direct ni sur les infrastructures critiques de l’entreprise. BT, qui emploie environ 100 000 personnes et génère plus de 20 milliards de livres sterling de chiffre d’affaires, collabore avec les autorités pour enquêter sur cet incident.

Black basta, un acteur redouté du ransomware

Apparu en 2022, le groupe de ransomware Black Basta est rapidement devenu une menace notable, ciblant des secteurs stratégiques tels que la santé et les infrastructures critiques. Son modèle repose sur le double extorsion : chiffrer les données des entreprises tout en menaçant de publier des informations sensibles sur leur site de fuites.

Dans le cas de BT, Black Basta prétend avoir obtenu des informations personnelles relatives aux employés ainsi que des accords de non-divulgation et d’autres documents sensibles. Bien que BT n’ait pas confirmé ces revendications, cette tentative montre que même les géants des télécommunications ne sont pas à l’abri des cybermenaces sophistiquées.

« Black Basta : un groupe de ransomware qui cible des secteurs stratégiques avec des méthodes de double extorsion. »

Les autorités américaines ont déjà émis des avertissements concernant Black Basta, en raison de son implication dans des attaques à grande échelle. Ce groupe continue d’évoluer, adoptant des techniques avancées pour contourner les défenses des entreprises et exploiter leurs vulnérabilités.

Une tentative d’attaque circonscrite mais préoccupante

BT a rapidement réagi en isolant la plateforme de conférence affectée, limitant ainsi l’impact de l’incident. L’entreprise a confirmé que les serveurs touchés ne prennent pas en charge ses services de conférence en direct et que les infrastructures critiques, telles que les centraux téléphoniques britanniques, n’ont pas été affectées.

Cependant, l’attaque soulève des questions sur la sécurité des données d’entreprise et les informations sensibles détenues par BT. Les fichiers présentés par Black Basta comme preuve de la compromission incluraient des informations personnelles sur les employés et des documents confidentiels, renforçant les préoccupations quant à l’exposition des données internes.

« L’incident illustre les risques croissants pour les entreprises gérant des infrastructures critiques. »

BT travaille activement avec les régulateurs et les forces de l’ordre pour enquêter sur cet incident et renforcer ses défenses. Cette réponse souligne l’importance de collaborations rapides et efficaces pour minimiser les impacts des cyberattaques.

Un rappel des menaces pour les infrastructures critiques

L’attaque contre BT s’inscrit dans un contexte de cybermenaces croissantes ciblant les entreprises gérant des infrastructures critiques. En tant que fournisseur historique de télécommunications au Royaume-Uni, BT joue un rôle central dans l’écosystème technologique national. Toute attaque visant ses systèmes pourrait avoir des conséquences graves pour les services dépendant de son infrastructure.

Les groupes de ransomware comme Black Basta exploitent les vulnérabilités des entreprises pour exfiltrer des données sensibles et exercer une pression financière et réputationnelle. Cette attaque met en évidence l’importance pour les entreprises stratégiques de renforcer leurs systèmes de sécurité, d’investir dans des solutions de détection avancées et de former leurs employés à reconnaître les menaces.

Cette tentative de compromission, bien que limitée dans son impact immédiat, est un rappel que les entreprises doivent rester vigilantes face à des acteurs cybercriminels toujours plus audacieux et sophistiqués.

Cette tentative de cyberattaque contre BT Group illustre une fois de plus les risques auxquels sont confrontées les entreprises gérant des infrastructures critiques. A voir maintenant si l’incident a bien été circonscrit.
Pour rester informé des cybermenaces et découvrir des solutions pour protéger votre organisation, abonnez-vous à la newsletter de ZATAZ.COM et rejoignez notre groupe WhatsApp. Ensemble, préparons-nous face à l’évolution des cybermenaces mondiales !

Cyberattaque chez Blue Yonder : le groupe Termite revendique le vol de 680 Go de données sensibles

Blue Yonder, géant des logiciels détenu par Panasonic, subit une cyberattaque majeure. Le gang Termite revendique 680 Go de données volées et plusieurs victimes mondiales.

Blue Yonder, fournisseur de solutions logicielles pour plus de 3 000 grandes entreprises dans 76 pays, est au cœur d’une cyberattaque revendiquée par le groupe Termite. Ce gang de ransomware, actif depuis avril, affirme avoir volé 680 Go de données, incluant des emails, documents d’assurance et informations sensibles d’entreprise. L’attaque, révélée le 21 novembre juste avant Thanksgiving, a provoqué des perturbations majeures dans les systèmes de ses clients, parmi lesquels des supermarchés, des fabricants et des entreprises comme Starbucks.

Blue Yonder, acquis par Panasonic en 2021 pour 8,5 milliards de dollars, a déclaré que plusieurs systèmes clients ont été rétablis et travaille en collaboration avec des experts en cybersécurité pour renforcer ses défenses. Cependant, cette attaque met en lumière la persistance des groupes de ransomware comme Termite, liés à la famille Babuk, et leur capacité à cibler des infrastructures critiques dans le monde entier.

Blue Yonder, une cible de choix pour le groupe termite

Blue Yonder, spécialiste des logiciels de gestion de la chaîne d’approvisionnement, est une cible stratégique. Ses solutions, utilisées par plus de 3 000 entreprises dans 76 pays, jouent un rôle clé dans la logistique, la livraison et les retours. L’impact d’une attaque sur une telle organisation dépasse ses propres systèmes, affectant directement les opérations de ses clients, dont des supermarchés et des géants comme Starbucks.

Le 21 novembre 2024, juste avant Thanksgiving, Blue Yonder a révélé qu’une cyberattaque avait compromis ses systèmes. Le gang Termite a revendiqué cette attaque, affirmant avoir volé 680 Go de données, incluant des emails, des documents financiers et des informations sensibles d’entreprise. Les déclarations de Termite soulignent leur audace, d’autant plus qu’ils ont déjà revendiqué des attaques contre des entités gouvernementales, comme celle de l’île de La Réunion.

Blue Yonder a confirmé que plusieurs clients touchés ont pu être remis en ligne, dont BIC, Starbucks et Morrisons, mais n’a pas précisé si une rançon avait été exigée. Cette attaque montre à quel point les infrastructures critiques restent vulnérables aux groupes de ransomware, qui évoluent et adaptent constamment leurs outils pour contourner les défenses.

Sainsbury’s, l’une des plus grandes chaînes de supermarchés du Royaume-Uni, a déclaré que ses services avaient été rétablis depuis qu’elle a été touchée par l’attaque par ransomware. Une autre grande chaîne de supermarchés britannique, Morrisons, a expliqué que l’attaque avait eu un impact sur les systèmes de gestion des entrepôts de l’entreprise pour les produits frais et les fruits et légumes.

Termite, un groupe de ransomware en pleine expansion

Le gang Termite, actif depuis avril 2024, a multiplié les attaques contre des cibles variées, allant d’entreprises privées à des institutions gouvernementales. Leur revendication de l’attaque contre Blue Yonder n’est pas un cas isolé : ils ont également pris pour cible l’administration de La Réunion et de nombreuses autres victimes à travers le monde, souvent sans confirmation officielle des entités touchées.

Selon les experts en cybersécurité, le code utilisé par Termite présente des similitudes avec celui de Babuk, un groupe de ransomware bien connu. Cependant, des analyses récentes menées par Trend Micro montrent que leur malware comporte encore des erreurs, ce qui suggère que le groupe est en phase d’apprentissage et d’évolution.

Les groupes comme Termite exploitent la cybercriminalité non seulement pour le gain financier, mais aussi pour semer la peur et la confusion parmi leurs victimes. Ces attaques mettent en évidence la nécessité pour les entreprises de renforcer leur cybersécurité et de collaborer avec des experts pour se protéger contre des groupes toujours plus sophistiqués. Termine est le groupe qui a attaqué le Département de La Réunion / Mayotte.

Impacts et enseignements pour les entreprises

Cette attaque rappelle l’importance cruciale de la cybersécurité pour les grandes entreprises. En 2021 déjà, Blue Yonder avait été victime d’un ransomware, montrant que les cybercriminels ciblent régulièrement les organisations qui gèrent des données sensibles ou des infrastructures critiques.

Depuis son acquisition par Panasonic en 2021 pour 8,5 milliards de dollars, Blue Yonder a renforcé sa présence sur le marché mondial. Cependant, ces gains attirent également l’attention des cybercriminels. Les conséquences d’une telle attaque peuvent être dévastatrices : perturbation des chaînes d’approvisionnement, perte de données critiques, atteinte à la réputation et, potentiellement, des coûts importants liés au paiement d’une rançon ou à la récupération des systèmes.

Les experts insistent sur l’importance d’un plan de réponse aux incidents, de la formation du personnel et de la collaboration avec des partenaires en cybersécurité pour prévenir les attaques futures. Le cas de Termite montre également que les groupes de ransomware deviennent de plus en plus agressifs et ne se limitent plus à demander une rançon, mais cherchent à maximiser leurs gains en exploitant les données volées.

Pour suivre les dernières actualités sur la cybersécurité et apprendre comment protéger votre entreprise, abonnez-vous à notre newsletter  et rejoignez notre groupe WhatsApp. Informez-vous pour anticiper les menaces et renforcer vos défenses numériques !

Cyberattaque ciblant une multinationale américaine : enquête sur une offensive chinoise sophistiquée

Une multinationale américaine, possédant des actifs en Chine, a été victime d’une cyberattaque sophistiquée orchestrée par des pirates chinois entre avril et août 2024.

Entre avril et août 2024, une entreprise américaine d’envergure internationale, active en Chine, a été la cible d’une cyberattaque orchestrée par un groupe de pirates chinois. Bien que le nom de l’entreprise reste confidentiel, cette attaque s’inscrit dans un contexte de cyberespionnage intensifié visant les grandes entreprises opérant sur le marché chinois.

Les experts de Symantec ont identifié des indices clairs pointant vers une stratégie élaborée impliquant des outils open source comme PowerShell, FileZilla et WinRAR, mais également des méthodes complexes comme le « Kerberoasting ».

Les assaillants ont exploité des vulnérabilités des systèmes, notamment les serveurs Exchange, pour exfiltrer des données sensibles. Cette attaque s’ajoute à une série d’actions malveillantes similaires, notamment celles du groupe Daggerfly, qui avait ciblé cette même entreprise en 2023. Une enquête approfondie révèle les tactiques et les outils utilisés, ainsi que leurs implications sur la cybersécurité mondiale.

Un scénario bien orchestré : des attaques ciblées et des outils open source

L’attaque a débuté le 11 avril 2024, marquant le point de départ d’une campagne cybercriminelle méticuleusement orchestrée. Les assaillants ont commencé par exploiter les commandes Windows Management Instrumentation (WMI) pour explorer l’infrastructure cible et collecter des données critiques. Rapidement, des techniques avancées comme le « Kerberoasting » ont été utilisées pour interroger Active Directory et obtenir des informations d’authentification.

Un des points marquants de cette attaque est l’utilisation d’outils open source bien connus dans le domaine de la cybersécurité, comme FileZilla et PuTTY, rebaptisé en « putty.exe ». Cette approche, surnommée « vivre de la terre », consiste à détourner des outils légitimes pour éviter la détection. De plus, PowerShell et WinRAR ont été mis à contribution pour compresser et exfiltrer les données, tandis que PsExec a permis une gestion à distance des ressources piratées.

Les cybercriminels ont su structurer leurs attaques en répartissant les rôles entre différentes machines, accentuant l’efficacité de leur intrusion. Cette méthodologie témoigne d’une organisation poussée, où chaque machine se voyait attribuer une tâche spécifique, qu’il s’agisse de la collecte d’informations, de l’extraction ou de la persistance réseau.

Empreintes numériques et pistes chinoises

Des éléments retrouvés sur les systèmes compromis relient directement cette attaque au groupe chinois Crimson Palace. Parmi ces indices figurent des fichiers malveillants utilisés dans des attaques similaires par ce groupe par le passé. Les pirates ont également usé d’une DLL malveillante, introduite le 13 juin via « iTunesHelper.exe », renforçant la complexité de l’attaque.

Ce type d’opération reflète une approche méthodique. L’utilisation d’outils comme Impacket démontre la maîtrise des techniques modernes de cyberespionnage. Crimson Palace est connu pour ses campagnes visant à collecter des renseignements industriels et stratégiques, notamment en exploitant les infrastructures critiques d’entreprises étrangères opérant en Chine.

L’enquête révèle aussi une résilience réseau impressionnante mise en place par les assaillants. À l’aide de modifications dans le registre, de WMI et de PsExec, ils ont établi des points d’entrée persistants pour garantir un accès prolongé, même après la découverte initiale de l’intrusion.

Des leçons à tirer pour la cybersécurité mondiale

Les outils et méthodes employés dans cette attaque illustrent une tendance préoccupante : l’adoption par les cybercriminels d’une approche hybride mêlant exploitation des vulnérabilités internes et utilisation d’outils open source. Cette combinaison leur permet d’opérer sous le radar des systèmes de détection classiques.

Les experts de Symantec insistent sur la nécessité pour les entreprises de surveiller en continu leurs infrastructures, en particulier les serveurs Exchange, souvent ciblés pour leur valeur stratégique. Par ailleurs, la sophistication de cette attaque met en lumière l’importance de la formation des équipes internes à la cybersécurité et la mise en place de politiques rigoureuses de gestion des accès.

Les entreprises doivent également investir dans des solutions de détection avancées, capables d’identifier les comportements anormaux liés aux outils open source et aux techniques comme le « Kerberoasting ». Enfin, les partenariats internationaux restent essentiels pour répondre aux menaces transnationales, en particulier face à des groupes comme Crimson Palace ou Daggerfly.

Cette attaque rappelle l’importance de rester vigilant face aux menaces cybernétiques sophistiquées. Pour approfondir vos connaissances sur la cybersécurité et suivre les dernières actualités, abonnez-vous à notre newsletter et rejoignez notre groupe WhatsApp.

Les opérateurs téléphoniques refusent de fournir des données de sécurité à l’armée américaine

Les opérateurs téléphoniques américains refusent de partager avec le Pentagone les résultats de tests de sécurité, invoquant le secret professionnel.

Le refus des opérateurs téléphoniques de partager les résultats de tests de sécurité avec le Pentagone soulève des préoccupations majeures en matière de cybersécurité nationale.

Le 4 décembre 2024, une lettre révélait que des entreprises de télécommunications américaines refusaient de fournir au Département de la Défense les résultats de leurs tests et audits de sécurité numérique, invoquant le privilège avocat-client. Cette situation a suscité l’indignation de sénateurs, qui estiment que le Pentagone, en tant que l’un des plus grands acheteurs de services téléphoniques sans fil aux États-Unis, devrait exiger des normes de cybersécurité plus strictes de la part de ses fournisseurs.

Un refus justifié par le secret professionnel

Selon les informations divulguées par Reuters, le Pentagone a sollicité les résultats de tests et d’audits de sécurité numérique auprès des opérateurs téléphoniques avec lesquels il contracte pour des services de télécommunications. Cependant, ces entreprises ont refusé de partager ces informations, arguant qu’elles sont protégées par le privilège « avocat-client« . Cette position a été confirmée par des réponses fournies au sénateur démocrate Ron Wyden [lire].

Les réponses du Département de la Défense n’ont pas nommé spécifiquement les opérateurs concernés. Cependant, il est connu que des entreprises telles qu’AT&T, Verizon et T-Mobile fournissent des services sans fil commerciaux pour des usages non classifiés au sein du gouvernement. Ces entreprises n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations pour commenter cette affaire.

Une cybersécurité nationale en question

La sécurité des télécommunications américaines, en particulier via des opérateurs commerciaux, est devenue une préoccupation majeure après une série d’intrusions attribuées à des hackers chinois. Des responsables américains ont précédemment allégué qu’un groupe de hackers, surnommé « Salt Typhoon », avait dérobé des enregistrements audio téléphoniques limités, ainsi qu’une grande quantité de données d’appels. Ces enregistrements concernaient principalement des personnes dans la région de Washington.

Les autorités chinoises ont qualifié ces allégations de désinformation, affirmant que Pékin « s’oppose fermement et combat les cyberattaques et le cybervol sous toutes ses formes ». Le jeudi suivant la révélation de cette affaire, les sénateurs devaient recevoir un briefing confidentiel sur « Salt Typhoon » et son impact sur les données américaines.

Dans une lettre co-signée avec le sénateur républicain Eric Schmitt, le sénateur Wyden a exprimé son mécontentement face à cette situation. Ils ont souligné que, bien que le Pentagone soit l’un des plus grands acheteurs de services téléphoniques sans fil aux États-Unis, il n’a pas utilisé son pouvoir d’achat pour exiger des défenses cybernétiques et une responsabilité accrues de la part des opérateurs.

Implications pour la sécurité nationale

Le refus des opérateurs de partager des informations cruciales avec le Département de la Défense soulève des questions sur la capacité du gouvernement à protéger ses communications sensibles. Cette situation met en lumière la nécessité d’une collaboration renforcée entre le secteur privé et les agences gouvernementales pour assurer la sécurité des infrastructures critiques.

Les opérateurs de télécommunications ont l’obligation de protéger les données de leurs utilisateurs. En France, par exemple, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose aux opérateurs de mettre en place des mesures techniques et organisationnelles pour assurer la sécurité des données personnelles. Ils doivent également notifier toute violation de données à la CNIL dans les 72 heures et, si nécessaire, informer les personnes concernées.

L’accès des autorités publiques aux données conservées par les opérateurs téléphoniques est encadré par la loi. En France, par exemple, l’accès aux données de trafic des communications électroniques par les autorités publiques constitue une ingérence dans les droits fondamentaux, qui doit être proportionnée et justifiée par des motifs légitimes, tels que la prévention et la répression des infractions pénales. En France, les opérateurs de télécommunication sont tenus de conserver les données de connexion de leurs utilisateurs pendant un an à des fins de lutte contre la criminalité et le terrorisme. Cette obligation a été confirmée par le Conseil d’État, qui a jugé que la conservation généralisée des données est justifiée par la menace existante pour la sécurité nationale.

La réticence des opérateurs téléphoniques américains à partager des informations de sécurité avec le Département de la Défense met en lumière les défis complexes de la cybersécurité nationale. Il est essentiel que les entreprises et les gouvernements collaborent étroitement pour protéger les infrastructures critiques et les données sensibles. Les exemples internationaux, tels que les réglementations européennes sur la protection des données, peuvent offrir des perspectives sur la manière de concilier la sécurité nationale et la protection des droits individuels.

L’ambiance est-elle que même le FBI incite à l’utilisation de messageries chiffrées ! Dans une alerte de ce 4 décembre, la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency), la NSA (National Security Agency), le FBI (Federal Bureau of Investigation), le Centre australien de cybersécurité (ACSC), le Centre canadien pour la cybersécurité (CCCS), et le Centre national de cybersécurité de Nouvelle-Zélande (NCSC-NZ) alertent sur une vaste campagne d’espionnage menée par des acteurs affiliés à la République populaire de Chine (RPC). Ces derniers auraient compromis les réseaux de grands fournisseurs mondiaux de télécommunications pour accéder à des informations sensibles. Cette alerte vise à fournir des pratiques exemplaires pour protéger les infrastructures et équipements critiques, tout en renforçant leur visibilité et leur durcissement face aux menaces.

Pour anticiper ces défis, il est essentiel de rester informé et de mettre en place des stratégies de défense modernes et adaptatives. Rejoignez la newsletter de ZATAZ MEDIA et le Groupe WhatsApp pour ne rien manquer des actualités et des conseils en cybersécurité.

2025 : IA et ingénierie sociale aux mains des hackers ?

Alors que 2024 s’achève, voici les prédictions de Data Security Breach pour 2025, une année où l’Intelligence Artificielle (IA) et les attaques sur les identités promettent de redéfinir le paysage de la cybersécurité. Avec une sophistication accrue des cybermenaces, les entreprises et individus devront redoubler de vigilance face aux nouvelles formes d’ingénierie sociale et d’attaques assistées par IA.

Les plateformes cloud comme AWS, GCP, et autres environnements similaires, devenues indispensables pour les entreprises, continuent d’être des cibles de choix pour les cybercriminels. La stratégie des attaquants n’a jamais été aussi claire : compromettre des identités plutôt que des systèmes.

Les vulnérabilités liées aux identités, telles que :

Comptes à privilèges excessifs avec identifiants faibles.
Comptes d’anciens collaborateurs désactivés mais non sécurisés.
Accès dormant laissé actif après une démission.
permettent aux attaquants de s’infiltrer sans déclencher d’alertes. Une fois un compte compromis, ces acteurs malveillants peuvent « se connecter » aux ressources sensibles, sans effort ni piratage technique complexe. La sécurisation des identités devient ainsi une priorité absolue pour les entreprises en 2025.

L’IA : entre innovation et menace

Une IA plus avancée pour la détection des menaces. En 2025, les systèmes d’IA devraient atteindre de nouveaux sommets. Des modèles avancés permettront :

Une détection améliorée des menaces internes avec une précision inégalée.
Une prédiction proactive des cyberattaques, limitant leur impact avant qu’elles ne se concrétisent.
La collaboration mondiale d’IA pour instaurer des standards de sécurité réactive et proactive.

La répression de l’IA générative

Toutefois, les entreprises seront également confrontées à un revers de la médaille. En 2025, les dirigeants comprendront que l’IA générative n’apporte pas que des avantages. Nous pourrions voir apparaitre un usage restreint et contrôlé autour de cas spécifiques ayant prouvé leur utilité. Les applications non essentielles seront limitées pour éviter des dérives coûteuses et risquées. Cependant, le contrôle s’annonce déjà très compliqué et potentiellement liberticide.

Ingénierie sociale et arnaques avancées : des outils plus puissants

Ingénierie sociale sophistiquée. L’ingénierie sociale, une méthode classique d’exploitation des comportements humains, continuera d’évoluer en 2025 grâce à l’IA générative. Cette dernière permettra de :

Créer des contenus réalistes (textes, images, voix, vidéos) pour tromper les cibles.
Améliorer la personnalisation des attaques, rendant les campagnes de phishing presque indétectables.
Les acteurs malveillants pourront exploiter ces outils pour produire des contenus sophistiqués à faible coût, augmentant l’impact psychologique sur leurs victimes.

Les arnaques vocales (vishing) et les vidéos générées par IA (deepfakes) deviendront encore plus convaincantes en 2025. L’une des innovations les plus inquiétantes sera la combinaison de voix synthétiques et de deepfakes vidéo lors d’appels en temps réel. Cette technologie permettra aux cybercriminels :

D’interagir directement avec leurs victimes en simulant l’apparence et la voix d’un proche ou d’un supérieur hiérarchique.
De manipuler des employés pour autoriser des transferts de fonds ou divulguer des informations sensibles.
Multiplication des menaces assistées par IA

L’IA générative permettra des campagnes de phishing d’une précision jamais vue. Les attaques utiliseront des données publiques ou compromises pour créer des e-mails, messages ou appels authentiques et ciblés.

Exploitation des vulnérabilités à distance

Les cyberattaques à distance, comme le minage illicite de cryptomonnaies, resteront un vecteur de menace majeur. Couplées à l’IA générative, ces attaques deviendront plus complexes, contournant les mesures de sécurité traditionnelles et nécessitant des contre-mesures sophistiquées.

Se préparer aux défis cybersécurité de 2025

Les prévisions du Threat Labs soulignent que 2025 sera une année charnière pour la cybersécurité. Les entreprises et les individus devront investir dans des technologies modernes et repenser leurs stratégies pour contrer ces nouvelles menaces. Quelques axes clés pour se préparer :

Renforcer la gestion des identités et des accès : Supprimer les comptes dormants, implémenter des politiques robustes de mots de passe et activer une authentification multifactorielle.
Investir dans l’IA pour la sécurité : Intégrer des systèmes capables de détecter et de prévenir les comportements anormaux.
Sensibiliser les employés : Former les collaborateurs à reconnaître les tactiques d’ingénierie sociale, même lorsqu’elles sont sophistiquées.
Collaborer à l’échelle mondiale : Participer à des initiatives internationales pour établir des standards de sécurité contre les menaces générées par l’IA.

En 2025, le paysage de la cybersécurité sera marqué par des avancées technologiques et des menaces inédites. L’IA générative, bien qu’offrant des opportunités de protection sans précédent, sera également exploitée par des cybercriminels toujours plus inventifs.

Pour anticiper ces défis, il est essentiel de rester informé et de mettre en place des stratégies de défense modernes et adaptatives. Rejoignez la newsletter de ZATAZ MEDIA et le Groupe WhatsApp pour ne rien manquer des actualités et des conseils en cybersécurité.

Le métier de SSIAP : rôle et missions essentielles de la sécurité incendie

Le Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes, plus connu sous son acronyme SSIAP, joue un rôle crucial dans la sécurité des établissements recevant du public (ERP) et des immeubles de grande hauteur (IGH). La sécurité des personnes et des biens, dont l’environnement informatique, en cas d’incendie ou d’incidents majeurs, est au cœur des préoccupations des agents SSIAP, chargés de veiller, prévenir et intervenir.

Mais qu’est-ce exactement le SSIAP ? Quelles sont les missions de ce service et pourquoi est-il si indispensable ? Dans cet article, nous découvrirons en profondeur les responsabilités des agents SSIAP, leur formation et leur quotidien, pour mieux comprendre leur importance dans la sécurité incendie.

Qu’est-ce que le SSIAP ?

Le SSIAP, ou « Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes », est une qualification spécifique dédiée à la sécurité incendie, particulièrement dans les bâtiments accueillant du public et dans les immeubles de grande hauteur. SSIAP signification : cela renvoit à une spécialisation en sécurité incendie pour laquelle un personnel qualifié est formé et certifié. Les agents SSIAP sont formés pour réagir de manière efficace face aux incendies, garantir une évacuation rapide des lieux, sécuriser les installations, et fournir une assistance immédiate aux personnes en situation de danger.

Il existe trois niveaux de certification SSIAP : SSIAP 1, SSIAP 2, et SSIAP 3, chacun correspondant à un niveau de responsabilité et de compétences accru. Le SSIAP 1 forme les agents de sécurité incendie à l’exécution des tâches de base de prévention et d’intervention. Le SSIAP 2 qualifie les chefs d’équipe pour la supervision des agents, tandis que le SSIAP 3 désigne les chefs de service, chargés de la gestion globale de la sécurité incendie au sein d’un établissement.

Les missions principales d’un agent SSIAP

Les missions d’un agent SSIAP sont diversifiées et demandent une vigilance constante, une capacité d’anticipation ainsi qu’une réactivité sans faille. Dans les grandes lignes, leurs missions se répartissent en quatre grands axes : la prévention des incendies, l’assistance à personnes, l’intervention en cas d’incendie, et la gestion des installations de sécurité incendie.

  1. La prévention des incendies
    La prévention est le pilier central des missions des agents SSIAP. Avant même de devoir intervenir, ils sont chargés de veiller à ce que les normes de sécurité incendie soient respectées. Cela inclut des rondes régulières pour détecter tout risque potentiel, le contrôle des issues de secours, des dispositifs d’alarme incendie, et des extincteurs. La prévention passe également par une sensibilisation continue du personnel et des occupants aux consignes de sécurité, pour garantir une évacuation rapide et ordonnée en cas de sinistre.
  2. L’assistance à personnes
    En cas d’incendie, les agents SSIAP sont responsables de l’évacuation et de l’assistance aux personnes en situation de danger. Ils s’assurent que les procédures d’évacuation sont bien appliquées, viennent en aide aux personnes en difficulté (personnes à mobilité réduite, enfants, personnes paniquées), et veillent à leur sécurité jusqu’à ce qu’elles soient hors de danger. Leur présence et leur action immédiate sont essentielles pour réduire les risques de blessure et rassurer les occupants pendant l’évacuation.
  3. L’intervention en cas d’incendie
    Lorsqu’un incendie se déclare, la rapidité d’intervention est essentielle pour éviter sa propagation et minimiser les dégâts. Les agents SSIAP suivent une formation poussée pour éteindre les incendies avec des moyens appropriés et utiliser les équipements de sécurité tels que les extincteurs, les lances à incendie et les systèmes de désenfumage. Ils collaborent avec les pompiers en leur fournissant des informations cruciales (plans d’évacuation, accès aux points névralgiques) pour faciliter leur intervention.
  4. La gestion des installations de sécurité incendie
    Un autre aspect fondamental de leur mission est la vérification et la maintenance des installations de sécurité incendie, comme les détecteurs de fumée, les alarmes, les dispositifs de désenfumage et les portes coupe-feu. Cette surveillance régulière permet de s’assurer que ces équipements sont toujours en parfait état de fonctionnement et qu’ils répondent aux normes légales. En cas de dysfonctionnement, les agents SSIAP sont responsables de signaler et de coordonner les réparations pour éviter tout risque.

Les qualités et la formation d’un agent SSIAP

Devenir agent SSIAP nécessite de suivre une formation spécifique, réglementée par la loi. La formation SSIAP comprend des cours théoriques et pratiques pour acquérir les compétences en sécurité incendie, en évacuation, et en gestion de crise. Cette formation inclut des simulations d’incendies, des exercices d’évacuation et des études de cas pour préparer les agents aux situations les plus diverses.

Les qualités requises pour ce métier sont nombreuses : une excellente condition physique, un sens aigu de l’observation, de la rigueur, un bon esprit d’équipe, et une capacité de gestion du stress. En effet, en situation d’urgence, il est crucial pour un agent SSIAP de garder son sang-froid, de rester concentré, et de prendre des décisions rapides pour assurer la sécurité des personnes. Un bon agent SSIAP est également doté d’une grande capacité de communication, car il est en contact direct avec le public et doit savoir transmettre des consignes claires en cas d’évacuation.

Un maillon indispensable de la sécurité incendie

Les agents SSIAP sont aujourd’hui des acteurs incontournables dans la prévention et la gestion des incendies. Grâce à leur présence et à leurs actions, ils contribuent à éviter des drames humains et matériels au sein des établissements qu’ils surveillent. Ils jouent également un rôle pédagogique en sensibilisant régulièrement les occupants et en veillant à ce que les règles de sécurité soient respectées.

Ainsi, le SSIAP ne se limite pas à une simple intervention en cas d’incendie : il assure un rôle de veille, de prévention, et de sécurité permanente. En garantissant un environnement sécurisé et en étant préparés à gérer l’inattendu, les agents SSIAP incarnent une assurance de tranquillité pour les établissements recevant du public et les immeubles de grande hauteur. Leur mission est essentielle pour la protection des individus et des biens, prouvant que la sécurité incendie est bien plus qu’un simple protocole, mais un engagement quotidien au service de tous.

Les fuites d’informations personnelles en Russie : un pays en crise

Au cours des deux dernières années, les principales sources de fuites d’informations personnelles sur les citoyens Russes ont été les magasins en ligne et les établissements médicaux, tandis que les organismes bancaires ne représentaient que 2 % de l’ensemble des fuites.

Stanislav Kuznetsov a décrit la situation en matière de protection des données en Fédération de Russie comme « déplorable », affirmant qu’au cours de cette période, les données personnelles d’au moins 90 % de la population adulte ont été rendues publiques. Cette statistique choquante souligne la vulnérabilité des systèmes de sécurité dans plusieurs secteurs cruciaux.

La majorité des fuites proviennent de secteurs tels que le commerce en ligne et les établissements médicaux, et non des institutions bancaires.

Un pic des fuites en 2023

Le vice-président a souligné que 2023 a été l’année la plus critique pour les fuites de données confidentielles. En 2024, même si le nombre d’incidents a diminué, les conséquences restent importantes. Sberbank prévoit que les dommages économiques liés aux incidents de cybersécurité atteindront environ 1 000 milliards de roubles pour la période 2023-2024. Le montant estimé des vols par les escrocs et cybercriminels en 2024 s’élève à 250 milliards de roubles.

Cette situation alarmante montre que malgré les efforts des institutions financières, la fuite des données et le vol de fonds continuent d’afficher une tendance à la hausse.

L’essor des escroqueries téléphoniques

Entre février et mars 2024, Sberbank a enregistré un pic record de 20 millions d’appels frauduleux par jour. À l’heure actuelle, ce chiffre reste élevé, avec entre 6 et 7 millions d’appels quotidiens. Les escrocs, de plus en plus habiles, perfectionnent leurs techniques et adoptent des approches toujours plus sophistiquées pour tromper leurs victimes. Un représentant d’une institution financière a déclaré qu’au cours des deux dernières années, les données personnelles d’au moins 90 % de la population adulte de la Fédération de Russie étaient devenues librement accessibles sur Internet.

La majorité des appels frauduleux proviennent de numéros masqués ou internationaux, renforçant la difficulté de leur détection par les victimes.

Malgré cela, les systèmes de sécurité des banques bloquent actuellement environ 99 % des tentatives de transfert frauduleux. Cette statistique montre l’efficacité relative des mesures prises par les institutions financières, mais aussi la nécessité de rester vigilant face aux nouvelles méthodes des criminels.

Amende en cas de fuite de données

Le chef du ministère russe du Développement numérique, Maksut Shadayev, a déclaré que la décision d’introduire des amendes en cas de fuite de données confidentielles serait prise par la Douma d’État et le gouvernement de la Fédération de Russie avant la fin de cette année. Le ministre a fait la déclaration correspondante lors de son discours lors de l’événement en cours SOC Forum 2024.

Maksut Shadayev a déclaré qu’aujourd’hui le volume total des fuites d’informations personnelles sur les citoyens russes dépasse toutes les limites acceptables. À cet égard, on s’attend à ce que les autorités russes décident d’introduire des amendes négociables pour de tels incidents de sécurité de l’information avant la fin de 2024, d’autant plus que le projet de loi correspondant a déjà été adopté en première lecture à la Douma d’État.

Le ministre du Développement numérique, lors de son discours, a également souligné qu’en Russie, il était depuis longtemps nécessaire d’introduire des mesures économiques sérieuses visant à empêcher les fuites de données confidentielles. De plus, nous parlons non seulement des données personnelles des citoyens russes, mais également des informations sur les entreprises, qui présentent également un grand intérêt pour les fraudeurs et les cybercriminels. Maksut Shadayev est convaincu que les entreprises devraient assumer une responsabilité financière importante dans les fuites d’informations confidentielles, surtout si elles concernent les données personnelles des citoyens russes.

Pour rester informé des évolutions en matière de cybersécurité, inscrivez-vous à notre newsletter ou rejoignez le groupe WhatsApp de DataSecurityBreach.

BlueNoroff : la nouvelle menace contre les cryptomonnaies sur macOS

Le groupe nord-coréen BlueNoroff, spécialisé dans les cyberattaques ciblant les sociétés de cryptomonnaies, a lancé une campagne massive baptisée Hidden Risk. Utilisant un malware multi-étapes sophistiqué, ce groupe vise les systèmes macOS en exploitant un mécanisme de persistance indétectable par les dernières versions de l’OS.

BlueNoroff utilise des e-mails de phishing pour attirer ses victimes, exploitant l’intérêt croissant autour des actualités liées aux crypto-monnaies. Les messages se présentent comme des communications d’influenceurs reconnus, renforçant ainsi leur crédibilité aux yeux des destinataires. Chaque e-mail contient un lien soi-disant associé à un document PDF informatif sur les événements récents, mais qui redirige en réalité vers le domaine contrôlé par les attaquants, « delphidigital[.]org ».

Point clé : le phishing reste une des méthodes les plus efficaces pour infiltrer des systèmes et accéder à des données sensibles.

Les experts de SentinelLabs ont découvert que le malware déployé par BlueNoroff utilise un mécanisme de persistance novateur qui ne déclenche aucune alerte sur les dernières versions de macOS. Ce logiciel malveillant ouvre un shell distant sur les appareils compromis, permettant aux cybercriminels d’effectuer des actions à distance sans que l’utilisateur ne le soupçonne.

L’URL malveillante est configurée pour distribuer un document apparemment inoffensif sur le Bitcoin ETF, mais elle sert également à déployer un package d’application intitulé « Le risque caché derrière la nouvelle flambée des prix du Bitcoin« .

La première étape de l’attaque repose sur une application compte-gouttes signée et notariée avec un identifiant de développeur Apple légitime, « Avantis Regtech Private Limited (2S8XHJ7948)« , qui a été révoqué par Apple depuis. Une fois lancé, le programme télécharge un faux fichier PDF à partir d’un lien Google Drive, l’ouvrant dans une visionneuse standard pour occuper la victime, tandis qu’en arrière-plan, la charge utile principale est téléchargée depuis « matuaner[.]com ».

cette campagne s’appuie sur un document de recherche authentique de l’Université du Texas, soulignant le niveau de détail et de planification de l’attaque.

BlueNoroff, déjà connu pour ses vols de cryptomonnaies, met en œuvre des stratégies de plus en plus complexes, ciblant directement l’écosystème macOS qui, jusqu’ici, restait moins affecté par ce type d’attaques. Cette campagne met en lumière la nécessité pour les entreprises et les utilisateurs de rester vigilants et de renforcer leur sécurité.

Pour rester informé des dernières alertes de cybersécurité et des menaces, inscrivez-vous à notre newsletter ou rejoignez le groupe WhatsApp de DataSecurityBreach.

Compromettre les données d’identification

Les attaques visant à compromettre les données d’identification se multiplient, avec plus de 600 millions de tentatives chaque jour.

Les cyberattaques axées sur le vol de données d’identification connaissent une croissance exponentielle. Chaque jour, ce ne sont pas moins de 600 millions d’attaques qui ciblent des comptes personnels et professionnels. L’obtention d’un premier accès est le point de départ de nombreuses cyberattaques majeures.

Les pirates mènent ces attaques pour voler les données d’accès aux réseaux sociaux, comptes bancaires et professionnels. Cet accès initial ouvre la voie à des stratégies plus complexes, telles que le phishing, l’installation de logiciels espions ou de rançongiciels.

Les mots de passe : la cible principale

Selon les statistiques, près de 99 % des attaques contre les données d’identification impliquent la compromission d’un mot de passe. Les logiciels spécialisés utilisés par les attaquants permettent de déchiffrer ces mots de passe de manière automatisée, augmentant ainsi le nombre total d’attaques.

L’avènement de l’IA et des logiciels d’automatisation a radicalement changé la donne pour les pirates informatiques. Ils n’ont plus besoin de tenter manuellement de deviner les mots de passe, car un programme le fait pour eux en un temps record. Ainsi, le volume d’attaques peut être multiplié grâce à la capacité du logiciel à traiter simultanément de nombreux mots de passe.

L’avenir des cyberattaques et la riposte nécessaire

Une augmentation de 15 à 20 % par an du nombre d’attaques, alimentée par l’amélioration constante des outils automatisés pourrait rapidement apparaitre. Pour se protéger, datasecuritybreach.fr recommande de renforcer la sécurité des comptes par :

  • L’utilisation de mots de passe complexes et leur mise à jour régulière.
  • L’adoption de la technologie MFA (authentification multi-facteurs).
  • La segmentation régulière du réseau.
  • La limitation et la répartition stricte des droits d’accès.

Le modèle « Zéro confiance » : une tendance de sécurité à surveiller

Une tendance majeure pour 2025 sera l’adoption croissante du modèle de « zéro confiance ». Ce modèle prévoit l’absence d’accès par défaut aux éléments de l’infrastructure informationnelle. Bien que cette approche minimise les risques de fuites de données et d’opérations malveillantes, elle peut ralentir les processus métiers si la configuration des accès est mal gérée.

Augmentation des attaques de comptes Azure par pulvérisation de mots de passe depuis août 2023

Depuis août 2023, Microsoft a observé une intensification des attaques de pirates ciblant les comptes Azure en utilisant la technique de pulvérisation de mots de passe (brute force).

Ces attaques furtives, souvent couronnées de succès, sont associées au botnet CovertNetwork-1658, connu également sous les noms de xlogin et Quad7 (7777). Ce botnet est principalement composé de routeurs TP-Link SOHO infectés par des portes dérobées et fonctionnant comme relais.

La durée moyenne d’activité des nœuds de ce botnet est d’environ 90 jours. Les attaques par ‘brute force’, pulvérisation de mots de passe est un terme amusant pour traduire brute force, impliquent simultanément environ 8 000 adresses IP, et dans 80 % des cas, chaque adresse effectue une tentative de piratage par jour.

Pour installer une porte dérobée, les attaquants exploitent des vulnérabilités dont la nature exacte reste incertaine. Une fois l’exploit réalisé, l’appareil est configuré pour fonctionner comme proxy.

Les informations d’identification compromises par CovertNetwork-1658 sont ensuite utilisées pour lancer des attaques ciblées. Le piratage des comptes cloud Azure permet aux cybercriminels de progresser plus en profondeur dans le réseau, d’établir des points d’ancrage à l’aide de RAT (Remote Access Trojans) et de commencer à voler des données.

Cette activité est particulièrement prisée par un groupe de cybercriminels opérant en Amérique du Nord et en Europe, surveillé par Microsoft sous le nom de Storm-0940.

L’activité de CovertNetwork-1658 a toutefois diminué ces derniers mois, probablement en raison de l’attention accrue de la communauté de la sécurité de l’information, notamment à travers les publications Sekoia, par exemple, consacrées à Quad7.

Les opérateurs du botnet auraient décidé de mettre à jour leur infrastructure en modifiant leurs empreintes numériques pour échapper à la détection et revenir à une activité plus discrète.

Pendant ce temps, avec l’IA, chasse au 0Day

Les experts de GreyNoise ont identifié deux vulnérabilités zero-day dans les caméras réseau PTZ (panoramique/inclinable/zoom).

Ils ont été aidés en cela par un outil d’IA spécialement créé pour les besoins de la cyberintelligence. L’assistant intelligent intégré au système Honeypot de chasse aux menaces répondait clairement au trafic suspect. L’analyse a révélé qu’il s’agissait d’une tentative d’exploitation automatisée.

La vulnérabilité critique CVE-2024-8956 est causée par une mise en œuvre incorrecte des mécanismes d’authentification et permet l’accès aux noms d’utilisateur, aux mots de passe hachés (MD5), aux données de configuration et à d’autres informations confidentielles. La vulnérabilité CVE-2024-8957 ouvre la possibilité d’injection de commandes. Lorsqu’il est utilisé conjointement avec CVE-2024-8956, il vous permet de prendre le contrôle de la caméra à distance et sans authentification, de visualiser et d’arrêter le flux vidéo en temps réel, d’apporter des modifications et également de connecter l’appareil à un botnet DDoS.

Les problèmes concernent les caméras PTZ haute résolution avec des versions de micrologiciel inférieures à 6.3.40, en particulier pour les appareils de PTZOptics, Multicam Systems SAS et SMTAV Corporation basés sur des processeurs SoC Hisilicon Hi3516A. Ils sont souvent utilisés dans des installations critiques : production robotique, établissements médicaux, agences gouvernementales (par exemple, dans les salles d’audience), ainsi que pour des présentations en ligne et des vidéoconférences. (Greynoise)

Les cybercriminels abandonnent les liens dans les emails malveillants au profit des pièces jointes

Les distributeurs de logiciels malveillants par courrier électronique ont presque cessé d’utiliser des liens. Selon les statistiques, au troisième trimestre 2024, 99,1 % des mails malveillants contenaient une pièce jointe, le plus souvent sous la forme d’un fichier archivé. Les analystes expliquent ce changement par le désir de réduire les frais.

L’utilisation d’URL nécessite la création ou la location d’un stockage Web pour le code malveillant, tandis que les pièces jointes sont moins susceptibles d’éveiller des soupçons et sont plus directes à manipuler. Bilan, les pirates réfléchissent avec leur argent : combien va coûter une attaque, combien doit leur rapporter cette attaque.

Bien que l’usage des liens dans les envois de masse ait considérablement diminué, cette méthode reste prisée lors des attaques ciblées. Dans ces cas, les attaquants dressent le profil d’une victime potentielle et peuvent vérifier qui clique sur un lien et dans quelles conditions. Sur la base des résultats de leur social engineering, les attaquants peuvent fournir une charge utile malveillante ou un fichier factice.

Les fichiers d’archives, principalement aux formats ZIP et RAR, sont les types de pièces jointes malveillantes les plus courants. La part des fichiers PDF et DOCX a augmenté de 2,4 points de pourcentage par rapport au deuxième trimestre, atteignant 8,8 %, tandis que l’utilisation des fichiers XLS a notablement diminué. Ces documents contiennent souvent des logiciels espions tels que Formbook. AgentTesla, un autre logiciel malveillant très répandu dans les canaux de courrier électronique, a vu sa présence multipliée par quatre au cours de la même période, surpassé par Formbook et le cheval de Troie multifonctionnel DarkGate.

Lorsqu’on analyse la répartition par classe de logiciels malveillants, les logiciels espions fournis en tant que service (Malware-as-a-Service, MaaS) restent les plus populaires, représentant 63 % des envois malveillants, bien que ce chiffre soit en baisse de 8 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent. La part des programmes de téléchargement est passée de 10 % à 23 %, tandis que celle des portes dérobées a chuté à 8 %.

Enfin, la popularité des services de messagerie gratuits parmi les cybercriminels continue de diminuer, ne représentant plus que 2,6 % des mails malveillants, plus de la moitié étant envoyés depuis des adresses Gmail. Les attaquants créent également des domaines spécifiques (COM, FR, NET, ORG) et utilisent le spoofing pour dissimuler leur véritable identité.

Nvidia met en garde contre des vulnérabilités critiques dans ses cartes graphiques

Aprés des failles sérieuses pour Android de Google, c’est au tour de NVIDIA, le géant de la carte graphique, d’alerter de problèmes de sécurité visant certains de ses hardwares.

Dans un récent rapport de sécurité, le principal développeur de GPU et SoC, Nvidia, met en garde les utilisateurs contre les vulnérabilités critiques de ses cartes graphiques.

La récente publication de la mise à jour du pilote 566.03 de Nvidia corrige un certain nombre de vulnérabilités critiques qui menacent la sécurité des propriétaires de cartes graphiques Nvidia. Parmi les vulnérabilités les plus dangereuses figure CVE-2024-0126, avec un score CVSS de 8,2, qui pourrait permettre aux attaquants d’exécuter du code arbitraire, d’élever les privilèges et de voler des données sur les appareils vulnérables. Cette vulnérabilité affecte les cartes graphiques des séries Nvidia RTX, Quadro, NVS et Tesla, ainsi que les produits GeForce sur les systèmes Windows et Linux.

Les vulnérabilités CVE-2024-0117, CVE-2024-0118 et d’autres ont également été découvertes, qui permettent à des utilisateurs non privilégiés d’interférer avec le système, provoquant des plantages et pouvant potentiellement obtenir un accès complet aux données.

Les pirates utilisant ces vulnérabilités peuvent obtenir un accès non autorisé aux systèmes de l’entreprise en exécutant du code à distance et en obtenant des privilèges élevés. Cela peut entraîner une fuite de données confidentielles, un sabotage des processus métier et de graves perturbations des services critiques. De plus, de telles attaques peuvent provoquer des temps d’arrêt, endommager les réseaux d’entreprise et nuire à la situation financière et à la réputation d’une entreprise si les données des clients sont compromises.

Google signale de nouvelles vulnérabilités critiques dans Android

Google a alerté la communauté sur une exploitation active de la vulnérabilité CVE-2024-43093, découverte dans le framework Android. Cette vulnérabilité permet aux attaquants d’accéder de manière non autorisée aux répertoires sensibles « Android/data », « Android/obb » et « Android/sandbox » ainsi qu’à leurs sous-répertoires. Bien que les détails spécifiques des attaques n’aient pas encore été rendus publics, Google souligne que l’exploitation reste limitée à des cibles précises.

Outre cette vulnérabilité, Google a mis en lumière la CVE-2024-43047, une autre faille critique exploitée activement. Celle-ci est associée aux chipsets Qualcomm et résulte d’une erreur d’utilisation après libération (use-after-free) dans le processeur de signal numérique (DSP), menant potentiellement à une corruption de la mémoire. Cette vulnérabilité a été confirmée par les chercheurs de Google Project Zero ainsi que par Amnesty International le mois dernier.

Bien que Google n’ait pas encore clarifié si les deux vulnérabilités pouvaient être exploitées conjointement pour créer une chaîne d’attaques, la possibilité qu’elles soient utilisées à des fins d’espionnage ciblant des membres de la société civile est évoquée.

La vulnérabilité CVE-2024-43093 est la deuxième faille critique du framework Android activement exploitée cette année, suivant de près la CVE-2024-32896, corrigée cet été. Initialement, cette dernière affectait uniquement les appareils Pixel, mais il a été révélé plus tard qu’une plus large gamme d’appareils Android était concernée.

Les pirates nord-coréens utilisent une nouvelle variante de FASTCash pour cibler les distributeurs de billets

Une nouvelle menace émerge dans le monde de la cybersécurité alors que des pirates informatiques nord-coréens exploitent une variante Linux du malware FASTCash pour infiltrer les systèmes de commutation de paiement des institutions financières et effectuer des retraits d’espèces non autorisés aux distributeurs automatiques (DAB). Ce développement marque une extension des capacités de ce malware, initialement conçu pour les systèmes Windows et IBM AIX (Unix), désormais adapté aux distributions Linux, notamment Ubuntu 22.04 LTS.

Le malware FASTCash a été utilisé pour la première fois en 2016 pour voler des fonds à des institutions financières en Asie et en Afrique. Il permettait aux pirates de manipuler les systèmes bancaires et d’autoriser des retraits massifs et simultanés aux DAB. En 2017, FASTCash a permis le retrait simultané d’espèces dans 30 pays, suivi d’un incident similaire en 2018 dans 23 autres pays.

L’attaque repose sur l’exploitation des commutateurs de paiement, des systèmes centraux qui gèrent la communication entre les guichets automatiques, les terminaux de paiement (PoS) et les banques. En interférant avec les messages de transaction ISO8583, un protocole utilisé pour traiter les paiements par carte de crédit et de débit, les pirates peuvent modifier les réponses aux transactions et approuver des retraits d’argent, même lorsque le compte de la carte n’a pas suffisamment de fonds.

Variante Linux de FASTCash

Repérée pour la première fois en juin 2023 par le chercheur en sécurité HaxRob sur VirusTotal, cette variante Linux présente des similarités avec les versions Windows et AIX. Le malware se dissimule sous la forme d’une bibliothèque partagée, injectée dans un processus actif sur les serveurs de la banque à l’aide de l’appel système ptrace. Il se connecte ensuite aux fonctions réseau du système, permettant aux pirates de manipuler les messages de transaction.

Plus précisément, FASTCash intercepte les transactions refusées pour insuffisance de fonds, remplaçant les réponses de « rejet » par des réponses « approuvées ». Ces réponses modifiées permettent aux mules d’argent, travaillant en collaboration avec les pirates, de retirer des sommes importantes aux DAB, allant de 350 à 875 dollars.

Une menace furtive et en constante évolution

L’un des aspects les plus inquiétants de cette nouvelle variante Linux est sa capacité à contourner les mécanismes de sécurité des systèmes de détection de malware. Lorsqu’elle est apparue sur VirusTotal, elle n’a été détectée par aucune solution de sécurité, ce qui a permis aux pirates d’opérer sans être perturbés.

En plus de cette version Linux, une nouvelle version de FASTCash pour Windows a été repérée sur VirusTotal en septembre 2024, démontrant que les attaquants continuent d’améliorer et de diversifier leur arsenal pour cibler plusieurs systèmes d’exploitation.

Le malware FASTCash a longtemps été attribué au groupe de hackers nord-coréen Hidden Cobra, également connu sous le nom de Lazarus ou APT38. Ce groupe est soupçonné d’être responsable de vols massifs d’argent et de cyberattaques sophistiquées visant les institutions financières du monde entier, notamment un vol de plus de 1,3 milliard de dollars.

En 2020, le US Cyber Command a relancé les avertissements concernant la menace de FASTCash 2.0, signalant une intensification des activités de Lazarus. Par ailleurs, en 2021, des accusations ont été portées contre trois ressortissants nord-coréens impliqués dans ces stratagèmes, soulignant le lien entre ce groupe de cybercriminels et le gouvernement nord-coréen.

Le gouvernement américain a montré du doigt, en 2021, plusieurs pirates informatiques Nord-Coréens qui semblent être cachés derrière ces nouvelles cyberattaques. Le ministère américain de la Justice affichait alors deux citoyens nord-coréens associés au groupe de hackers Lazarus (alias Hidden Cobra, Dark Seoul et APT28). L’acte d’accusation s’étendait également aux accusations déposées en 2018 contre Park Jin Hyok (alias Jin Hyok Park et Pak Jin Hek), le pirate informatique nord-coréen qui serait responsable des attaques massives du ransomware WannaCry en 2017 contre la Banque centrale du Bangladesh en 2016 ou encore la société Sony (vengeance pour le fait que le studio ait sorti le film « The Interview »). Park se retrouvait alors fiché avec Jon Chang Hyok et Kim Il. Les malveillants auraient aussi créé une fausse société de cryptomonnaie et le token Marine Chain.

Le ministère américain de la Justice estime que ce système permettait aux utilisateurs d’acheter des options dans des navires maritimes, et que la Corée du Nord pouvait à terme avoir accès aux fonds des investisseurs et contourner les sanctions américaines.

CISA et FBI alertent sur les bonnes pratiques sécurité dans les logiciels

Le monde numérique repose sur une infrastructure vaste et complexe de logiciels qui régissent presque tous les aspects de la vie moderne. Cependant, cette dépendance croissante aux produits logiciels expose également les infrastructures critiques, les entreprises et les particuliers à des risques de sécurité potentiellement dévastateurs.

Le 26 octobre 2024, la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) des États-Unis, en collaboration avec le Federal Bureau of Investigation (FBI), a dévoilé une série de recommandations sur les pratiques de sécurité à éviter dans le développement des produits logiciels, appelées « mauvaises pratiques » (« Bad Practices »). Ces pratiques représentent des faiblesses importantes dans les produits finaux et compromettent leur sécurité et leur fiabilité.

Dans un contexte où la cybersécurité est un impératif pour le bon fonctionnement des infrastructures critiques, la CISA et le FBI invitent le public, les professionnels de la cybersécurité, et les fabricants de logiciels à contribuer en partageant leurs commentaires et suggestions sur ce document de bonnes pratiques. Cette initiative, intitulée « Secure by Design », vise à encourager une approche proactive où la sécurité est intégrée dans les produits dès leur conception.

Les « Mauvaises Pratiques » Identifiées

Les directives mises en avant par la CISA et le FBI identifient des pratiques courantes dans le développement de produits, qui sont souvent négligées en matière de sécurité et exposent les systèmes à des vulnérabilités graves. L’une des principales préoccupations est la manière dont les développeurs abordent la sécurité au cours du cycle de vie des produits, en particulier les choix de conception, les configurations par défaut et les failles de sécurité non corrigées.

Les pratiques jugées comme les plus risquées incluent :

Absence de sécurisation par défaut : Dans de nombreux cas, les produits logiciels sont expédiés sans configuration de sécurité active par défaut, laissant ainsi aux utilisateurs la responsabilité de mettre en place eux-mêmes des paramètres de sécurité adéquats.
Stockage et Transmission des Données Non Sécurisées : L’utilisation de méthodes non sécurisées pour le stockage ou la transmission de données sensibles, telles que des mots de passe ou des informations d’identification personnelle, ouvre la porte aux cyberattaques.
Absence de Mises à Jour Automatiques ou de Patches Réguliers : Les produits qui ne disposent pas de mécanismes automatiques pour les mises à jour de sécurité sont particulièrement vulnérables, car les utilisateurs ne sont souvent pas informés des mises à jour critiques, augmentant ainsi les risques d’attaques réussies.
Les Dangers pour les Infrastructures Critiques
Ces pratiques concernent en premier lieu les infrastructures critiques, un ensemble de systèmes essentiels pour le bon fonctionnement d’une société, comme l’approvisionnement en énergie, les télécommunications et les soins de santé. Les cyberattaques ciblant ces infrastructures peuvent entraîner des conséquences potentiellement désastreuses, y compris des pannes de courant, des interruptions de services de communication, et des atteintes à la sécurité des patients dans les hôpitaux. La CISA et le FBI soulignent que les produits logiciels destinés à ces infrastructures devraient bénéficier d’une attention de sécurité renforcée.

Ces mauvaises pratiques représentent également un risque pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui, souvent, n’ont pas les ressources pour se protéger efficacement des menaces de cybersécurité. En utilisant des produits vulnérables, les PME exposent non seulement leur propre système, mais peuvent également servir de point d’entrée pour des attaques de plus grande ampleur visant des entreprises partenaires ou des réseaux plus larges.

« Secure by Design » : Intégrer la Sécurité dès la Conception

La campagne « Secure by Design » de la CISA et du FBI met l’accent sur une approche proactive de la sécurité dans la conception des produits. Cette approche incite les développeurs à prévoir des mesures de sécurité dès le début du processus de création d’un produit. L’idée est de ne pas considérer la sécurité comme une simple mise à jour ou un patch appliqué en fin de cycle, mais comme un élément fondamental intégré dans chaque phase de développement. Les recommandations encouragent les entreprises technologiques et les développeurs à adopter des pratiques comme :

Des Paramètres de Sécurité par Défaut : Assurer que les produits sont configurés de manière sécurisée dès l’installation, pour éviter que les utilisateurs finaux n’aient à modifier manuellement ces paramètres.
Des Protocoles de Chiffrement Solides : Utiliser des méthodes de chiffrement de pointe pour le stockage et la transmission des données sensibles, réduisant ainsi le risque de compromission.
Des Mises à Jour Automatisées et Simples d’Accès : Faciliter la gestion des mises à jour de sécurité en intégrant des processus automatisés qui alertent les utilisateurs en temps réel des correctifs nécessaires.
En agissant ainsi, la CISA et le FBI espèrent que les produits sécurisés dès la conception deviendront une norme, non seulement pour les infrastructures critiques, mais aussi pour tous les secteurs qui reposent sur des technologies numériques avancées.

Commentaires Publics et Implication de l’Industrie

L’une des étapes clés de cette initiative est l’appel aux commentaires publics, ouvert jusqu’au 16 décembre 2024. Cet appel invite les fabricants de logiciels, les experts en cybersécurité, ainsi que toute partie prenante du domaine à examiner les directives publiées et à contribuer par des suggestions. L’objectif est de créer une base de pratiques sécurisées partagées et appliquées par l’ensemble de l’industrie.

Cet effort collaboratif vise à renforcer la sécurité à tous les niveaux, de la petite entreprise à la grande infrastructure critique, pour développer une cyber-résilience commune. L’implication de l’industrie dans ce processus est essentielle pour s’assurer que ces pratiques de sécurité soient non seulement adoptées, mais aussi constamment améliorées et adaptées aux menaces émergentes.

La Responsabilité Partagée pour un Futur Plus Sûr

En somme, la publication de ces mauvaises pratiques par la CISA et le FBI représente une étape significative vers un renforcement de la cybersécurité globale. En encourageant des pratiques sécurisées dès la conception des produits, cette initiative vise à réduire les risques auxquels les infrastructures et les utilisateurs sont confrontés. Les commentaires publics permettront d’enrichir et de peaufiner ces recommandations, et d’établir un consensus sur les meilleures pratiques en matière de développement de logiciels.

Pour les entreprises, développeurs, et utilisateurs finaux, cette démarche de la CISA et du FBI rappelle que la sécurité numérique est une responsabilité partagée. Le respect de ces directives contribuera à la construction d’un écosystème numérique plus sûr et plus résilient, dans lequel chaque acteur joue un rôle crucial pour se prémunir contre les cybermenaces.

La nouvelle arnaque nord-coréenne : extorsion de fonds par de faux travailleurs informatiques

Une nouvelle forme de cybercriminalité nord-coréenne inquiète les entreprises américaines et britanniques : l’infiltration d’agents nord-coréens sous couvert de travailleurs informatiques. Grâce à des identités volées ou falsifiées, ces individus accèdent à des informations sensibles et, une fois découverts, extorquent des rançons à leurs employeurs.

L’arnaque des faux travailleurs informatiques n’est pas nouvelle, mais ce qui est inédit, c’est la tactique d’extorsion qui s’est développée au sein de ces opérations. Les agents, souvent employés comme sous-traitants informatiques dans de grandes entreprises, commencent par voler des données sensibles dès leur embauche. Lorsqu’ils sont licenciés pour des performances insuffisantes ou démasqués, ces agents menacent de rendre publiques les informations volées à moins de recevoir une rançon.

Par exemple, un sous-traitant a commencé à exfiltrer des données dès les premiers jours de son contrat en 2024. Après son licenciement, l’entreprise a reçu des demandes de rançon à six chiffres en cryptomonnaie. L’agent a envoyé des preuves du vol de données à travers des e-mails provenant de plusieurs adresses anonymes.

Un programme massif et organisé

Ces extorsions sont la partie émergée d’un vaste programme d’infiltration mené par le gouvernement nord-coréen. Depuis plusieurs années, les États-Unis et d’autres pays occidentaux mettent en garde les entreprises contre le recrutement de faux travailleurs informatiques, souvent opérant depuis la Chine ou la Russie, mais se faisant passer pour des résidents locaux grâce à des infrastructures de fermes d’ordinateurs portables. Le programme, qui ciblait initialement les entreprises de cryptomonnaie, s’est élargi aux entreprises du Fortune 100 et à des secteurs variés comme les technologies de l’information, les systèmes de chaîne d’approvisionnement, ou encore la production de puces électroniques.

Selon James Silver, directeur de la sécurité de Secureworks, ces agents ne se contentent pas d’extorquer de l’argent. Ils sont également intéressés par des informations sensibles, allant de la propriété intellectuelle aux données militaires et financières. Cela permet à la Corée du Nord de financer ses programmes militaires tout en profitant d’un flux de revenus via les rançons demandées aux entreprises.

Cependant, certaines de ces infiltrations semblent cibler des données qui ne sont pas traditionnellement d’intérêt pour Pyongyang, ce qui laisse penser qu’il pourrait y avoir une collaboration avec d’autres acteurs, comme la Chine. Stephen Schmidt, directeur de la sécurité chez Amazon, a mentionné lors d’une conférence que certaines informations exfiltrées semblaient plus utiles à Pékin qu’à Pyongyang, suggérant une éventuelle relation d’échange d’informations entre les deux nations.

Techniques utilisées par les agents nord-coréens

Les faux travailleurs nord-coréens utilisent plusieurs méthodes pour éviter d’être démasqués. Ils masquent souvent leur adresse IP et dirigent leurs ordinateurs portables professionnels vers des centres de calcul situés à l’étranger. Ils exploitent des outils tels que Chrome Remote Desktop ou AnyDesk pour accéder à distance aux systèmes de leurs employeurs.

Un autre indice de leur activité frauduleuse réside dans leur réticence à participer à des appels vidéo, souvent demandés par les entreprises pour vérifier l’identité des employés. Pour contourner ce problème, ces agents ont commencé à utiliser des outils comme SplitCam, qui permet de gérer plusieurs conversations vidéo en même temps à partir d’une seule webcam, brouillant ainsi davantage leur identité.

Les recherches menées ont révélé une tendance au partage d’identités parmi les agents nord-coréens. Dans certains cas, plusieurs individus semblent utiliser la même adresse e-mail ou CV pour postuler à différents postes. Lorsqu’un agent est démasqué ou licencié, il est parfois remplacé par un autre individu du même réseau, ce qui complique la tâche des entreprises pour identifier les véritables responsables.

Les défis de la détection et les risques pour les entreprises

Les entreprises touchées par ces infiltrations se trouvent confrontées à des défis majeurs. L’utilisation de faux profils, combinée à des méthodes de travail à distance, rend la détection des agents malveillants particulièrement difficile. Il a été observé que les agents nord-coréens mettent à jour fréquemment leurs informations bancaires et utilisent des services comme Payoneer pour éviter les systèmes de contrôle traditionnels. Cela permet de masquer les flux financiers et de rendre plus difficile l’identification des transactions suspectes.

De plus, ces agents travaillent souvent en réseau, se recommandant les uns les autres auprès des entreprises et partageant des identités et des outils pour faciliter l’infiltration. Dans certains cas, une seule personne peut adopter plusieurs identités ou utiliser différents styles de communication pour tromper ses employeurs.

Le risque pour les entreprises ne se limite plus à la perte de données ou à l’extorsion financière. Le vol de propriété intellectuelle, en particulier dans les secteurs technologiques et militaires, peut avoir des conséquences graves sur la sécurité nationale, en plus des pertes économiques. Les entreprises qui embauchent par inadvertance ces agents nord-coréens se retrouvent souvent dans des situations délicates, où elles doivent non seulement gérer les répercussions internes mais aussi les risques de réputation et de responsabilité légale.

La combinaison de cybercriminalité, d’espionnage industriel, et d’extorsion à grande échelle fait de ce phénomène un défi croissant pour les entreprises à travers le monde. Avec des méthodes de plus en plus sophistiquées et une expansion rapide de leurs cibles, les acteurs nord-coréens posent une menace sérieuse que les forces de l’ordre internationales peinent à contenir.

Avez-vous embauché un agent nord-coréen sans le savoir ? 

Parmi les comportements suspects observés, si un employé insiste pour utiliser ses propres appareils, évite de se présenter à la webcam, et modifie fréquemment ses services de paiement, il pourrait s’agir d’un agent nord-coréen infiltré. Ces tactiques sont utilisées par Nickel Tapestry, un groupe soutenu par l’État nord-coréen, pour placer de faux travailleurs dans des entreprises commerciales basées aux États-Unis, au Royaume-Uni, et en Australie.

Utilisation d’équipements personnels : Les faux employés demandent souvent à utiliser leur propre ordinateur portable ou une infrastructure de bureau virtuel pour éviter de se connecter avec l’équipement de l’entreprise, ce qui complique la surveillance de leurs activités.
Camouflage de leur emplacement : Certains employés font envoyer leur équipement de travail à des adresses anonymes ou utilisent des fermes d’ordinateurs portables masquées par des adresses IP américaines.
Évitement des appels vidéo : Lorsqu’ils sont contraints d’utiliser les appareils de l’entreprise, ces agents invoquent des « problèmes techniques » pour éviter de se présenter lors des réunions en visioconférence. Dans certains cas, ils utilisent même des logiciels de clonage vidéo pour simuler leur présence.

Une infiltration bien orchestrée

Les agents de Nickel Tapestry ne se contentent pas de travailler seuls. Ils créent des réseaux entiers de faux employés et de fausses entreprises, fournissant des références professionnelles crédibles et gérant les paiements. Si un agent est découvert ou licencié, il est rapidement remplacé par un autre, permettant ainsi au système de continuer à fonctionner sans interruption. Les documents et CV utilisés par ces agents présentent souvent des similitudes dans leur style d’écriture, laissant supposer que plusieurs personnages sont contrôlés par une seule et même personne, ou par un groupe coordonné. Pour éviter d’être repérés par les banques, ces agents mettent à jour leurs comptes bancaires de manière régulière ou utilisent des services de paiement numérique comme Payoneer, qui a indiqué travailler de manière proactive pour lutter contre cette menace.

Le programme de cybercriminalité nord-coréen : une source de revenus vitale

L’infiltration des entreprises étrangères est devenue une source de revenus essentielle pour la Corée du Nord, qui est soumise à de sévères sanctions internationales limitant ses débouchés économiques. En 2022, le FBI, le département du Trésor et le département d’État des États-Unis ont publié un avertissement public, qualifiant le programme d’infiltration des travailleurs informatiques nord-coréens de « source de revenus cruciale » pour le régime de Pyongyang.

Les agents nord-coréens placés dans des entreprises occidentales, mais opérant en réalité depuis la Chine ou la Russie, peuvent gagner jusqu’à 300 000 dollars par an, ce qui représente un revenu dix fois supérieur à celui d’un ouvrier moyen en Corée du Nord.

Ces fonds servent à financer les projets militaires du pays, notamment son programme d’armement nucléaire. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong Un, a investi massivement dans les infrastructures informatiques et la formation des informaticiens du pays. De nombreux Nord-Coréens reçoivent des diplômes en informatique via des programmes rigoureux mis en place dans des centres de recherche régionaux, tant en Corée du Nord qu’à l’étranger. (treasury.gov)

Microsoft avertit ses clients d’une perte de journaux critiques due à un bug

Microsoft a récemment averti plusieurs entreprises clientes d’une perte de journaux critiques en raison d’un bug technique, affectant la période du 2 au 19 septembre.

Les journaux de sécurité sont cruciaux pour la surveillance des accès non autorisés et des activités suspectes. Le bug qui a touché plusieurs services de Microsoft, notamment Microsoft Entra, Azure Logic Apps, Microsoft Sentinel, et Azure Monitor, a couvert une période de 15 jours, du 2 au 19 septembre 2024. Les organisations s’appuient sur ces enregistrements pour détecter des cybermenaces, et leur absence pourrait compliquer l’analyse des données et la sécurité globale des systèmes.

Parmi les services touchés, Microsoft Entra a subi des lacunes dans les tentatives de connexion enregistrées, compromettant la surveillance des accès réseau. Azure Logic Apps et Azure Monitor ont rapporté des pertes dans les données de télémétrie et les journaux de ressources. Pour Microsoft Sentinel, qui gère les journaux de sécurité, les échecs de journalisation compliquent la détection des menaces, rendant plus difficile l’identification de comportements malveillants.

Origines du bug

Selon Microsoft, ce problème est survenu alors que l’entreprise tentait de résoudre un autre dysfonctionnement lié à son service de collecte de journaux. Bien que les détails techniques restent limités, Microsoft a travaillé à résoudre ce nouveau bug dès qu’il a été découvert.

Les entreprises concernées s’appuient sur ces journaux pour assurer la cybersécurité et surveiller les anomalies dans les comportements réseau. L’absence de données pendant cette période pourrait rendre les systèmes vulnérables et ralentir l’investigation en cas d’attaque cybernétique. Les failles dans des services comme Azure Virtual Desktop et Power Platform compliquent également l’accès aux données d’analyse essentielles pour le bon fonctionnement des opérations informatiques.

Microsoft, dans son communiqué, a affirmé qu’il prenait l’incident très au sérieux. La société travaille activement à résoudre les problèmes sous-jacents et assure que des mesures supplémentaires sont mises en place pour éviter de futures interruptions de ce type. L’entreprise conseille à ses clients de vérifier leurs systèmes et de renforcer leurs protocoles de sécurité pour combler les potentielles lacunes créées par la perte des journaux. (business insider)

Discord interdit en Russie, Kaspersky interdit sur Google Play

Une nouvelle plateforme communautaire interdite en Russie. Discord ne fonctionne plus pour les internautes Russes. Pendant ce temps, Kaspersky est banni du Google Store.

La plateforme populaire de communication vocale et de messagerie Discord a été officiellement bloquée en Russie, marquant une nouvelle étape dans les efforts du gouvernement pour renforcer le contrôle sur l’espace Internet du pays. Roskomnadzor, l’agence russe de régulation des communications, a expliqué que ce blocage était dû au non-respect des lois russes sur le stockage des données sur le territoire national et le filtrage des contenus. Selon Roskomnadzor, Discord aurait ignoré à plusieurs reprises les avertissements concernant la localisation des serveurs et l’accès aux données des utilisateurs, ce qui, selon l’agence, constitue une menace pour la sécurité nationale. Le service a également souligné que la plateforme permettait une communication anonyme qui pourrait être exploitée à des fins d’extrémisme et de terrorisme.

Dans ce contexte, la Russie exige que toutes les plateformes stockant des données personnelles localisent ces informations sur des serveurs russes et les rendent accessibles aux autorités en cas d’enquête, notamment dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme. Roskomnadzor a réitéré que la protection des citoyens russes contre les violations de leurs données personnelles et la préservation de la souveraineté informationnelle du pays sont des priorités. Le blocage de Discord, tout comme celui d’autres plateformes internationales, entre dans cette logique.

La décision de bloquer Discord a eu des répercussions immédiates et significatives sur la communauté en ligne russe. Bien que la plateforme soit largement connue pour son utilisation dans les jeux vidéo, elle est également devenue un outil essentiel pour de nombreux professionnels et étudiants, en particulier pour les réunions de travail, les échanges de projets et même les formations à distance. Selon Downdetector, les premiers problèmes d’accès à Discord ont été signalés le matin du 8 octobre. Plus tard dans la journée, Roskomnadzor a confirmé que la plateforme avait été bloquée. Le blocage de Discord s’ajoute à une série d’interdictions similaires visant d’autres plateformes populaires telles que LinkedIn, Google News et, plus récemment, Instagram, sous prétexte de non-respect des lois russes sur la cybersécurité et la protection des données.

Pour de nombreux utilisateurs russes, le blocage de Discord représente un coup dur, notamment pour ceux qui l’utilisent comme un outil de communication clé dans le cadre de leurs activités professionnelles ou personnelles. De nombreuses personnes ont exprimé leur frustration face à cette décision, tandis que d’autres recherchent déjà des solutions pour contourner le blocage, notamment par l’utilisation de VPN. Alors que les réactions varient, une question demeure : comment cette série de blocages affectera-t-elle l’avenir du numérique en Russie et la place des grandes plateformes internationales dans ce paysage de plus en plus restreint ?

Pendant ce temps, Kaspersky, l’éditeur d’antivirus Russe, se retrouvait éjecté de la boutique de Google. Les produits Kaspersky Lab tels que Kaspersky Endpoint Security et VPN & Antivirus de Kaspersky ne sont plus disponibles au téléchargement sur Google Play aux États-Unis et dans plusieurs autres régions du monde. Les forums officiels de Kaspersky ont confirmé le problème et indiqué que l’entreprise étudiait actuellement les raisons pour lesquelles ses applications ne sont plus disponibles sur le Google Play Store.

Marriott et Starwood : un règlement de 52 millions de dollars pour violation de données personnelles

Marriott International, ainsi que sa filiale Starwood Hotels, ont accepté de verser 52 millions de dollars dans le cadre d’un règlement suite à une série de violations de données ayant exposé les informations personnelles de 344 millions de clients.

Le parcours de Marriott et Starwood en matière de sécurité des données est marqué par trois violations majeures. En juin 2014, une première faille chez Starwood a compromis les informations relatives aux cartes de paiement des clients, une fuite qui est restée non détectée pendant 14 mois. L’ampleur de cet incident a augmenté le risque pour des millions de clients, dont les informations étaient à la merci des cybercriminels.

Un deuxième incident s’est produit en juillet 2014, révélant cette fois 339 millions de dossiers clients, dont 5,25 millions de numéros de passeport non cryptés. Ce n’est qu’en septembre 2018 que cette faille a été découverte, laissant les clients dans une situation de vulnérabilité prolongée. Ces deux événements, antérieurs à l’acquisition de Starwood par Marriott, ont néanmoins rendu ce dernier responsable de la protection des données à la suite de l’intégration.

En septembre 2018, Marriott a également été directement touché par une attaque. Cette fois, les informations personnelles de 5,2 millions de clients ont été compromises, incluant les noms, adresses e-mail, numéros de téléphone, dates de naissance et informations liées aux comptes de fidélité. Bien que cet incident ait eu lieu en 2018, la fuite n’a été découverte qu’en février 2020, mettant en évidence des failles dans la détection et la gestion des incidents de cybersécurité.

Les conséquences du règlement pour Marriott et ses clients

Cet accord intervient après plusieurs incidents de sécurité, dont certains remontent à 2014, avant même l’acquisition de Starwood par Marriott en 2016. Outre l’amende, Marriott devra mettre en place un programme de cybersécurité complet, offrir aux clients la possibilité de supprimer leurs données personnelles et limiter la quantité d’informations stockées.

Pour faire face aux répercussions de ces violations, Marriott a accepté de verser 52 millions de dollars aux autorités de 49 États américains. L’entreprise devra également instaurer des mesures de sécurité renforcées, parmi lesquelles l’implémentation d’un programme complet de protection des données, des audits tiers réguliers, et des limitations strictes quant aux données clients stockées. Ces efforts visent à empêcher de futurs incidents similaires, en assurant que seules les informations nécessaires sont conservées et en offrant aux clients la possibilité de demander la suppression de leurs données personnelles.

Cet accord, bien que coûteux pour Marriott, constitue un signal fort quant à l’importance de la cybersécurité dans un monde de plus en plus connecté. Avec plus de 7 000 hôtels répartis dans 130 pays, Marriott est une entreprise qui gère une quantité massive de données personnelles. La multiplication des attaques informatiques visant les grandes entreprises a souligné l’urgence d’investir dans des systèmes de protection robustes et d’assurer une vigilance constante face aux menaces cybernétiques.

La Federal Trade Commission (FTC) des États-Unis, qui a surveillé de près les différentes violations, a souligné que les entreprises doivent non seulement protéger les données de leurs clients, mais également être en mesure de détecter rapidement toute faille de sécurité pour minimiser les risques. Le cas de Marriott illustre parfaitement l’importance de la détection précoce : une fuite restée inaperçue pendant plusieurs mois, voire années, expose non seulement l’entreprise à des sanctions sévères, mais surtout met en danger les informations sensibles de millions de personnes.

Des changements structurels pour une meilleure gestion des données

L’une des principales mesures prises par Marriott dans le cadre de cet accord est l’audit régulier de ses systèmes de sécurité par des tiers. Cette pratique permettra de garantir que les nouvelles politiques de sécurité mises en place sont effectivement respectées et fonctionnent efficacement. Limiter la quantité de données stockées est également une réponse directe aux violations antérieures, où des informations non nécessaires étaient conservées, augmentant inutilement les risques en cas de piratage.

Offrir aux clients la possibilité de supprimer leurs données personnelles est une autre mesure significative, permettant une transparence accrue et un contrôle direct sur les informations partagées. Ce droit de suppression répond aux attentes croissantes en matière de protection des données dans le cadre des législations internationales, telles que le Règlement général sur la protection des données (RGPD) en Europe.

Piratage chez MediCheck : des données médicales sensibles divulguées par le groupe Killsec

Un nouvel épisode de cyberattaque par ransomware frappe durement la Belgique. Le groupe de hackers Killsec a publié plus de 50 000 documents contenant des informations médicales sensibles sur des patients belges.

Ces données ont été dérobées après une intrusion en ligne dans les systèmes de MediCheck, une entreprise spécialisée dans les contrôles médicaux pour des entreprises comme bpost, H&M, et Lidl. La fuite concerne des informations telles que les noms et adresses des patients, des médecins-contrôles, ainsi que des données sur les symptômes médicaux et les médicaments prescrits.

Les pirates du groupe Killsec ont initialement exigé une rançon pour éviter la publication de ces documents. Bien que MediCheck ait d’abord affirmé ne pas vouloir entrer en contact avec les hackers, des négociations ont finalement eu lieu. Ces discussions n’ont pas abouti, et, en conséquence, toutes les données dérobées ont été publiées sur le dark web. Ces informations incluent des données confidentielles concernant l’absentéisme justifié ou non des employés, ce qui soulève des inquiétudes majeures quant à la vie privée et la confidentialité des dossiers médicaux en Belgique.

L’impact de la fuite et la réaction de MediCheck

Cette fuite de données compromet sérieusement la sécurité des informations médicales en Belgique. Dina De Haeck, CEO de MediCheck, a reconnu la gravité de l’incident en affirmant que son entreprise avait « beaucoup appris » de ce piratage. Depuis l’attaque, MediCheck a renforcé ses mesures de sécurité en collaboration avec le Centre pour la cybersécurité Belgique et a annoncé la mise en place d’un audit de sécurité trimestriel. Malgré le silence qui a entouré l’entreprise après l’incident, MediCheck prévoit de relancer ses activités la semaine prochaine, après avoir renforcé ses systèmes.

Le précédent avec Penbox

Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que Killsec s’attaque à une entreprise belge. Le mois dernier, le groupe avait dérobé des données à Penbox, une autre entreprise belge. Toutefois, Penbox avait réussi à éviter la divulgation de ces informations en payant une rançon pour récupérer les données volées. Cette affaire montre que Killsec continue d’exploiter des failles dans les systèmes de sécurité des entreprises, renforçant ainsi l’importance de mesures de cybersécurité accrues pour prévenir de telles attaques. (Le Vif)

Ça pirate à tout-va dans le monde de la cryptomonnaie.

Une série d’attaques majeures secoue l’écosystème des crypto-monnaies et des services financiers

Ces dernières semaines, l’écosystème des crypto-monnaies et des services financiers a été frappé par une série d’attaques massives, affectant plusieurs plateformes de premier plan à travers le monde. Indodax, BingX, Truflation et MoneyGram figurent parmi les victimes les plus marquantes de ces incidents de cybersécurité, qui ont entraîné des pertes cumulées de plusieurs millions de dollars. Ces événements soulignent la vulnérabilité des systèmes numériques et la nécessité croissante de renforcer la sécurité dans l’univers des actifs numériques et des services financiers en ligne.

L’attaque contre Indodax : plus de 22 millions de dollars en crypto-monnaies volés

Le 10 septembre 2024, l’échange de crypto-monnaies Indodax, basé en Indonésie, a été frappé par une cyberattaque qui a conduit au vol de plus de 22 millions de dollars en divers jetons numériques. Selon des rapports publiés par les experts en cybersécurité de Slowmist et CertiK, l’attaque a ciblé les portefeuilles chauds de la plateforme – ces portefeuilles qui sont connectés en permanence à Internet pour permettre un accès rapide aux fonds et aux transactions. Bien que cette fonctionnalité soit essentielle pour faciliter l’expérience utilisateur, elle présente également des risques accrus de vulnérabilité face aux cyberattaques.

Plus de 14 millions de dollars en Ethereum (ETH)
2,4 millions de dollars en Tron (TRX)
1,4 million de dollars dans d’autres actifs cryptographiques

L’attaque contre Indodax est l’une des plus importantes en termes de montant dérobé cette année. Elle a jeté un froid sur l’industrie des crypto-monnaies, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité des actifs détenus sur les plateformes d’échange. Bien que la société ait immédiatement pris des mesures pour renforcer ses mesures de sécurité et protéger les fonds restants, cet incident met en lumière les failles persistantes dans les systèmes de sécurité des portefeuilles chauds.

BingX : une perte colossale de plus de 44 millions de dollars

À peine quelques jours après l’attaque contre Indodax, un autre échange de crypto-monnaies majeur a été ciblé. BingX, une plateforme de crypto-monnaies basée à Singapour, a révélé avoir subi une cyberattaque qui a entraîné la perte de plus de 44 millions de dollars en actifs numériques.

L’attaque a été découverte après que les spécialistes en sécurité de la blockchain ont commencé à enregistrer des retraits anormalement élevés sur la plateforme. En réponse, BingX a suspendu temporairement ses opérations, expliquant qu’il s’agissait d’une « maintenance du portefeuille ». Cependant, l’entreprise a rapidement confirmé que cette suspension était en réalité due à la détection d’un accès réseau anormal, ce qui a mis en lumière la gravité de la situation.

La suspension des travaux et des transactions a généré une onde de choc parmi les utilisateurs de la plateforme, soulevant des questions sur la sécurité des fonds déposés. À ce jour, BingX n’a pas encore fourni de détails sur la manière dont l’attaque a été menée, ni sur la manière dont l’entreprise prévoit de compenser les pertes subies. Cependant, cette attaque est l’une des plus importantes survenues cette année en termes de pertes financières.

Truflation : une attaque ciblant la trésorerie et les portefeuilles personnels

Le 25 septembre 2024, une nouvelle attaque a secoué la sphère des crypto-monnaies. Cette fois, c’est Truflation, une plateforme blockchain spécialisée dans la fourniture de données financières, qui a été prise pour cible. Selon des informations partagées par le chercheur en sécurité blockchain ZachXBT, environ 5 millions de dollars ont été volés au cours de cette attaque, principalement à partir de la trésorerie de la plateforme et des portefeuilles personnels de certains de ses membres.

L’incident a été détecté lorsque Truflation a observé des activités anormales sur ses systèmes, indiquant un accès non autorisé à ses fonds. Les hackers semblent avoir utilisé des techniques avancées pour contourner les mesures de sécurité de la plateforme et s’approprier les actifs cryptographiques. Truflation a rapidement réagi en renforçant ses contrôles de sécurité, mais l’incident montre à quel point même les projets les plus réputés peuvent être vulnérables.

Ce type d’attaque soulève des préoccupations importantes quant à la protection des fonds au sein des plateformes décentralisées, et met en avant l’importance de systèmes de sécurité encore plus robustes, particulièrement lorsqu’il s’agit de protéger des trésoreries conséquentes.

MoneyGram : perturbation majeure des services de transfert d’argent

Le secteur financier traditionnel n’a pas été épargné par cette vague d’attaques. Le 20 septembre 2024, MoneyGram, un géant des services de transfert d’argent, a suspendu l’ensemble de ses opérations en raison d’un cyber-incident d’envergure. Les services en ligne et hors ligne de MoneyGram ont cessé de fonctionner, plongeant ses millions d’utilisateurs dans l’incertitude.

Le 22 septembre, MoneyGram a confirmé que cette suspension était la conséquence directe d’une cyberattaque ayant compromis les données personnelles de ses clients ainsi que des informations sur leurs transactions. Bien que la société ait indiqué qu’elle enquêtait sur l’incident, elle n’a pas encore fourni de détails quant au nombre exact d’utilisateurs touchés ni à l’ampleur des données compromises.

L’impact de cette attaque est profond. MoneyGram, étant un acteur majeur dans le secteur des transferts d’argent, dessert des millions de personnes à travers le monde. La perturbation de ses services pendant plusieurs jours a non seulement affecté des transactions financières cruciales, mais a également semé le doute sur la capacité de l’entreprise à protéger les données sensibles de ses utilisateurs. Bien que le système soit progressivement remis en ligne, la réputation de MoneyGram pourrait être durablement affectée par cet incident.

Ces attaques successives montrent clairement que l’ère numérique, et en particulier le secteur des crypto-monnaies, reste une cible privilégiée pour les cybercriminels. Les attaques contre Indodax, BingX, Truflation, et MoneyGram mettent en lumière la sophistication croissante des menaces auxquelles ces plateformes doivent faire face.

Telegram : les transactions crypto dans la ligne de mire

Telegram vient d’ajouter une nouveauté dans sa FAQ qui ne plaira pas aux pirates !

Depuis l’arrestation en août 2024 de Pavel Durov, cofondateur de Telegram, les groupes de pirates sur la plateforme sont en panique. La FAQ de Telegram précise désormais que l’application Wallet, utilisée pour les transactions en cryptomonnaies, est prête à divulguer les informations des utilisateurs aux forces de l’ordre.

Bien que Telegram ne gère pas directement Wallet, cette mise à jour de la politique de confidentialité intervient après l’arrestation de Durov et signale un changement dans la gestion de l’anonymat pour les transactions effectuées via la plateforme.

Anti-spoofing d’entreprise : Apple sonne la fin du « game » ?

Une nouvelle fonctionnalité pour les utilisateurs Apple permet de distinguer un appel d’une véritable entreprise du spam et des arnaques.

Apple va mettre en place, dans quelques semaines, une option dédiée à contrer les escroqueries et les tentatives d’usurpation d’identité des entreprises. Les sociétés vérifiées via l’option « Business Caller ID » pourront afficher leur logo, leur nom et leur service directement sur l’écran d’appel des appareils Apple. Toute entreprise vérifiée peut s’inscrire sur Apple Business Connect, sans que la taille, l’emplacement géographique ou la présence d’un bureau ne soient des facteurs limitants. La vérification est basée sur l’identifiant Apple.
Le lancement de cette nouvelle fonctionnalité est prévu pour 2025.